• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Chômage des jeunes: que faire?

Photo de Ivan Best

Stéphanie Villers

Publié le 04 avril 2016 à 06:53 - Mis à jour le 04 avril 2016 à 07:09

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le chômage des jeunes est davantage la conséquence d'un haut niveau de chômage global plutôt qu'un problème structurel en tant que tel. Par Stéphanie Villers, économiste, Humanis

Le marché de l'emploi est un marché à concurrence déloyale qui utilise le chômage des jeunes comme variable d'ajustement. En France, la faible création d'emplois pèse sur la demande de travail qui reste constamment plus élevée que l'offre. En conséquence, les candidats plus expérimentés et les plus diplômés entrent ainsi en concurrence avec les moins formés et les nouveaux entrants. Face à cette compétition déséquilibrée, les entreprises favorisent, de facto, l'embauche de ceux qui disposent d'un maximum de compétences même si ces dernières dépassent les qualifications requises.

A ce titre, l'exemple des concours de la fonction publique est assez frappant. Alors qu'ils ont été mis en place au départ pour assurer la promotion sociale, l'Insee constate que le « niveau de diplôme à l'entrée est de plus en plus élevé par rapport à celui requis pour occuper les postes. » Ainsi, parmi les agents entrés depuis 2000, 55% des postes B ou C ont été acquis par des titulaires de l'enseignement supérieur long, c'est-à-dire supérieur ou égal à la licence. Pourtant, pour postuler aux concours du niveau C ou B, il suffit de disposer respectivement du brevet des collèges ou d'un Bac.

Le diplôme, c'est tout ?

Pour endiguer le chômage des jeunes, nombreux sont ceux à réclamer une amélioration de leur formation afin d'accéder plus facilement au marché du travail. Pourtant, les français restent parmi les plus diplômés d'Europe. D'après une étude menée par le ministère de l'Education Nationale, 43,6% des français de 30-34 ans disposent d'un diplôme de l'enseignement supérieur, alors que la moyenne européenne s'élève à 35,8% de diplômés. En Italie, la barre ne dépasse pas 20%.

S'il demeure nécessaire de permettre aux formations d'être plus en adéquation avec le besoin des entreprises, reste que le problème des jeunes ne se réduit pas uniquement aux diplômes. On oppose souvent le modèle anglo-saxon, au modèle de formation à la française. Si, en France, le diplôme colle à la peau tout au long de la vie professionnelle, les anglo-saxons semblent moins se fier aux études qu'aux compétences du candidat et à sa capacité de s'adapter au monde du travail. Ainsi, un étudiant américain qui aura suivi une formation en philosophie ou en histoire pourra être embauché dans la finance.

Les études ne déterminent pas la vie professionnelle du jeune diplômé aussi systématiquement qu'en France. Les entreprises anglo-saxonnes n'ont pas de mal à accueillir ces nouvelles têtes pensantes fraîchement diplômées et de les former ensuite pour les rendre rapidement opérationnelles. A contrario, en France, l'entreprise voit souvent l'embauche d'un jeune comme un frein au bon fonctionnement d'une équipe. Le former coûte cher et ralentit la rentabilité à court terme. C'est pourquoi, la préférence sera donnée à celui qui dispose d'une expérience réussie et d'un diplôme adéquat voire supérieur à la qualification requise.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les subventions ne font pas tout

Le chômage des jeunes semble être davantage une conséquence du chômage global plutôt qu'un problème structurel à part. Le peu d'efficacité des contrats aidés mis en place pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes le démontre. Depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs s'échinent à proposer une solution pour endiguer le chômage des jeunes. Résultat, il touche 25,7% des moins de 25 ans en 2015. Les expériences passées montrent que les entreprises qui bénéficient ponctuellement de cette main d'œuvre subventionnée ont du mal ensuite à transformer ces emplois aidés en CDD ou CDI. A fin 2012, l'INSEE comptabilisait, toutefois, 644.000 emplois occupés par des jeunes de moins de 26 ans qui relevaient de contrats aidés ou d'aides à la formation (apprentissage, formation en alternance). Ils représentent 25% des emplois de cette classe d'âge contre 30% à la fin des années 90.

L'Allemagne, un miroir aux alouettes ?

L'Allemagne reste le seul pays de l'Union européenne qui enregistre un taux de chômage pour les jeunes inférieur à 10% (7,2%). Sa capacité à absorber les nouveaux entrants sur son marché du travail est souvent mise en exergue. 40% des allemands entrent dans la vie active grâce à l'apprentissage. Les accords passés entre le patronat, les syndicats, l'Etat Fédéral et les Länders assurent une intégration rapide des jeunes dans l'entreprise. Si ce modèle reste une solution à ne pas négliger, il n'en demeure pas moins que la situation démographique des deux côtés du Rhin complique la donne. Aujourd'hui, il y a 81 millions d'habitants en Allemagne, contre seulement 66 millions en France. Pourtant, les deux pays doivent intégrer chaque année le même nombre de jeunes sur le marché de l'emploi. La dénatalité allemande contraint la population active et facilite l'accès des jeunes sur le marché du travail. A contrario, la France enregistre un flux croissant de jeunes entrants.

Le numérique offre un avantage non négligeable aux jeunes

Contrairement aux générations passées, les jeunes d'aujourd'hui peuvent surfer sur des opportunités inédites. Ils vivent, en effet, au cœur d'une révolution technologique, qui développe des secteurs de plus en plus innovants et aux perspectives attrayantes. Pourtant, actuellement, les cartes restent brouillées. Nombreux sont ceux à agiter le chiffon rouge en réduisant le nouveau modèle qui se met en place à une « ubérisation » de l'économie. A vouloir défendre un modèle ancien qui prend l'eau de toute part, les jeunes actifs risquent de passer à côté du changement et du potentiel de croissance généré par le progrès technique.

Par ailleurs, à quoi bon former des cerveaux créatifs et innovants sans offrir les moyens nécessaires pour concrétiser leurs projets ? Et c'est bien là un frein structurel à la création d'emplois en France. Alors qu'une solidarité entre générations pourrait être mise en place pour financer les start-up de la nouvelle économie, grâce au niveau d'épargne très élevé des plus âgées, ce surplus de liquidité reste quasiment exclusivement orienté vers le financement de la dette publique. Le taux d'épargne global des français s'élève pourtant en 2015 à 15,4% de leur revenu disponible. La France et plus certainement l'Europe devraient enfin chercher à concurrencer les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) ces géants du web à l'américaine. La Fin Tech est en train de se développer et c'est peut-être par ce canal qu'une part de l'épargne nationale pourra être réorientée pour financer les projets d'avenir et créer les jobs de demain.

Stéphanie Villers

Sur le même sujet

Etienne Martin

OPINION. « Essais non destructifs : la véritable fragilité de notre réindustrialisation est humaine »

La France investit massivement pour réindustrialiser son économie. Elle relance le nucléaire, modernise ses infrastructures, renforce son industrie de défense et accélère sa transition énergétique.

Idées & Débats
Michel Mangion

OPINION. « Bioéconomie : ne tuons pas l'innovation française »

L'intelligence artificielle monopolise aujourd'hui l'attention médiatique et politique. Pourtant, une autre révolution technologique est en marche : celle de l’économie de la transformation du vivant. Avec la bioéconomie, l’innovation s’ancre également dans les territoires, dans les chaînes de valeur agro-industrielles et dans des écosystèmes régionaux pour faire émerger les technologies du vivant de demain.

Idées & Débats
Edoardo Secchi et Alexandre Del Valle

OPINION. « Sommet de l’OTAN : Trump préfère le despote oriental Erdogan à l’alliée occidentale Meloni »

Pendant deux ans, Giorgia Meloni avait réussi à établir un canal direct avec Donald Trump et à occuper une position privilégiée entre l'Europe et Washington. Puis Trump a fait ce qu'il fait toujours avec ceux qui se rapprochent trop de lui : il les utilise, les humilie, puis les abandonne. Fort avec les faibles (Européens, Canadiens et alliés asiatiques), faible avec les forts (Chine, Russie, Turquie, Inde, etc).

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats