Impôt retenu à la source : les fourberies de Sapin

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Michel Sapin, ministre des Finances
Michel Sapin, ministre des Finances (Crédits : Reuters)
Le ministre des Finances défend officiellement le projet d'une retenue à la source de l'impôt sur le revenu, mise en œuvre le premier janvier 2018. En réalité, il sait le projet impossible à mener à bien dans ces délais.

Confirmé en juin 2015 par François Hollande, le projet d'instaurer une retenue à la source de l'impôt sur le revenu pouvait avoir deux objectifs. Soit le chef de l'Etat avait en tête une réforme technique mais socialement utile, car supprimant le décalage d'un an, parfois pénalisant, entre la perception des revenus et leur taxation. Soit Hollande pensait surtout à l'affichage d'une volonté de réformer, mais avec en réalité peu de chances d'aboutir. Il se confirme que cette deuxième option, celle de l'affichage, est la bonne.

Michel Sapin a beau réaffirmer, à l'occasion de chaque conférence de presse, que les délais prévus pour instaurer la retenue à la source le premier janvier 2018 sont serrés, mais que son ministère fait tout pour qu'ils soient tenus, ce ne sera pas le cas. Et il le sait bien. Il le sait surtout depuis qu'il a fait l'annonce d'un report du vote de ce projet. Il devait être soumis au parlement en collectif budgétaire en juin-juillet : il ne le sera finalement qu'en octobre, avec le projet de loi de finances pour 2017. Ces quelques mois changent tout. Un vote au début de l'été permettait à Bercy de commencer les travaux techniques dès septembre. S'agissant de la loi de finances pour 2017, il faudra attendre sa publication au Journal Officiel, le 31 décembre, pour les débuter. « Compte tenu des délais pour passer les marchés en matière informatique, une mise en œuvre le 1er janvier 2018 devient techniquement impossible » affirme un ancien haut cadre de Bercy.

L'obstacle du conseil constitutionnel

Michel Sapin est d'autant plus à l'aise sur ce sujet qu'il n'aura sans doute pas à gérer l'annonce d'un report du projet. Déjà, dans l'hypothèse, évidemment probable, d'un vote par le parlement à l'automne, l'obstacle du Conseil constitutionnel devra être franchi. Les sages du Palais Royal pourront s'en donner à cœur joie pour censurer la copie gouvernementale, tant seront nombreux dans le texte les motifs d'invalidation. Toute une série de procédures complexes sont effet prévues par Bercy afin d'éviter que de trop nombreux contribuables mettent à profit l'année blanche de 2017 pour exonérer leurs revenus d'impôt. En effet, en 2017, les revenus de 2016 seront imposés, tandis qu'en 2018, la taxation sera contemporaine des revenus (on imposera les salaires et autres revenus de 2018). Autrement dit, l'année 2017 passe à l'as, si l'on peut dire. Il est plus que tentant pour le vendeur d'une entreprise, par exemple, s'attendant à réaliser une grosse plus-value, de la localiser comme par hasard en 2017, évitant ainsi de la voir taxée. Pour contrer de tels projets attentatoires aux recettes fiscales, les fonctionnaires de Bercy prévoient des garde-fou multiples, mais qui risquent d'être autant de motifs d'inconstitutionnalité : le Conseil constitutionnel se fait fort de débusquer toutes les ruptures d'égalité devant l'impôt -c'est sa spécialité-, et il y en aura certainement puisque tous les revenus ne seront pas traités pareillement, afin d'éviter le contournement de l'impôt.

Les échéances électorales...

Imaginons que les sages de la rue Montpensier valident tout de même le texte. Il n'a pas échappé à Michel Sapin que des échéances électorales se profilaient à l'horizon 2017. De deux choses l'une : soit la majorité actuelle est écartée du pouvoir, et la droite revenant aux affaires annule la retenue à la source, comme ses principaux leaders l'ont déjà annoncé. Soit l'équipe aujourd'hui au pouvoir le conserve après le printemps 2017, et l'actuel ministre des Finances aura sans nul doute droit à un nouveau poste. Et il sera temps d'argumenter pour expliquer l'annulation du projet.

Mais quel est l'intérêt d'une telle manœuvre de la part de l'exécutif ? Il s'agit de prouver, à peu de frais, l'audace réformatrice du gouvernement. Dans le cas d'une annulation par le conseil constitutionnel, Michel Sapin pourra fustiger la ringardise des Sages, empêcheurs de réformer en rond... Dans l'autre hypothèse, relativement probable, si l'on en juge par les sondages, d'une victoire de l'actuelle opposition, et d'une annulation du projet, Michel Sapin et François Hollande ne manqueront pas de dénoncer une droite qui refuse les réformes utiles aux Français. Dans ces deux hypothèses, l'exécutif PS a le beau rôle.

Les experts en fiscalité ne contestent pas la nécessité de cette réforme: partout ou presque dans le monde, les impôts sont retenus à la source, difficile de croire que la France a raison contre tout le monde, dans ce domaine comme dans d'autres... Dommage que ce projet serve ainsi des objectifs purement politiciens, comme cela avait été le cas en 2006, par un autre ministre des Finances, Thierry Breton : il allait affirmant qu'il suffirait au gouvernement suivant « d'appuyer sur le bouton », alors que le projet n'était pas mûr.

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a écrit le 22/05/2016 à 14:04 :
que l'état "s'assoit" sur une année d’impôt je ni crois pas, il faudra pour le contribuable d'une façon ou d'une autre payer l'année précédente et celle en cours par le prélèvement ! le seul avantage pour l'état c'est d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires , tiens comme si vous touchiez votre salaire du mois plus celui de l'année suivante!
a écrit le 18/05/2016 à 14:51 :
l eternel menteur traficant de chiffres inventeur ce croissance grand incapable de reduire les deficits visiblement trop bien nourri pour etre un minimumù competent
d'ci 2018 il aura degagé alors qu'il se taise ce misible qui confine à la nuisance de la france
a écrit le 17/05/2016 à 22:52 :
Sapin ? le sot à l'élastique !
a écrit le 17/05/2016 à 12:15 :
Donc en l'absence de simplification fiscale (genre individualisation et pas de quotient familial comme dans les autres pays qui pratiquent ce système), il va falloir une armée de fonctionnaire en plus et des gestionnaires de paies en plus dans les entreprises pour gérer un taux d'imposition individuel à la louche (bonjour la vie privée!). Quelles économies?
Et quant est-t-il des crédits d'impôts? J'ai payé une nounou en 2016 avec un crédit d'impôt en 2017, je vais avoir le droit à un double crédit d'impôt en 2018 (celui de 2017 et de 2018?)?
a écrit le 17/05/2016 à 8:05 :
la retenue a la source n'est pas une simplification de la fiscalité. Il faut simplifier la fiscalité en supprimant plus du tiers des niches fiscales et en supprimant les exonérations, abattements, exceptions divers et variés. Il suffit de regarder l'épaisseur du CODE GENERAL DES IMPOTS ET DE SES ANNEXES POUR s'en convaincre.
ou alors on supprime tout simplement l'impot sur le revenu et on le remplace par une csg tout aussi efficace et dont l'assiette et plus large. Système de la csg performant en recouvrement et qui rapporte plus que l'impot sur le revenu. A charge aux particuliers en fin d'année de demander à la CAF les aides sociales auxquelles ils pourraient prétendre. Du coup on allège l'organisation de l'état (moins de fonctionnaires, de directions et donc économie de fonctionnement tout en étant aussi efficace
a écrit le 16/05/2016 à 20:44 :
Il faut oser plagier Molière. Merci la Tribune. A quand "les précieux énarques ridicules" qui parlent pour ne rien dire.
a écrit le 16/05/2016 à 19:02 :
Ca va mieux ? Non c'est pire, ca va trés mal, meme le tourisme est en baisse !
a écrit le 16/05/2016 à 17:36 :
Les transitions sont toujours difficiles certes mais une fois la réforme installée, lorsque la source des revenus sera l'entreprise publique ou privée, ne peut-on craindre des difficultés pour lever l'impôt de la part de notre administration fiscale comme cela se voit pour la restitution de la TVA à l'ETAT ou le reversement des charges à l'URSSAF. En ce moment des périodes travaillées ne donnent pas droit à pension de retraite quand les cotisations patronales n'ont pas été payées par l'employeur et la Sécurité Sociale ne peut rembourser des actes médicaux pour le même motif. Bien sûr il y a des entreprises en difficulté mais est-ce toujours le cas? L'ancien système avait aussi le mérite de compenser les inégalités sociales par des réductions et des crédits d'impôts. C'était le rôle redistributif de l'impôt.
a écrit le 15/05/2016 à 21:45 :
Si je comprends bien, on payera 2 x les impots en 2018: 1 fois en tiers pour les revenus d e2017 et au compte gouttes mensuel pour les revenus de 2018.
Réponse de le 16/05/2016 à 6:55 :
Non ! En 2017 vous paierez les IR des revenus de 2016 et en 2018 ceux des revenus de 2018.
a écrit le 15/05/2016 à 20:48 :
Etant donné le nombre d'usines à gaz "pondues" et mises en place par le présent gouvernement, ce ne peut être qu'une énième usine à gaz.
La formule de l'impôt telle qu'elle est actuellement me convient parfaitement. Je ne suis pas un Thomas Thévenoud en puissance.
Disons que cela permet pendant plusieurs mois de mettre quelques économies sur un livret (pas à taux zéro évidemment) et d'arrondir un peu ses fins de mois. Avec l'impôt à la source, cela ne sera plus.....
L'impôt à la source est toujours mis en place a des fins de rendement budgétaire. Encore faudrait-il que nos impôts soient bien répartis, pour des causes justes, et non pour être claqués en réception (ou autres balivernes qui nous coûtent la eau des fesses ) pour les copains/coquins des élus de la même trempe !
a écrit le 15/05/2016 à 18:55 :
"les fourberies de Sapin" !!!formule amusante. La tribune se lancerait elle dans l'humour, en faisant allusion à J B Poquelin ? Il est vrai que le sujet de la réforme de l'impôt à la source tient plus à un artifice de communication que d'un désir de réelle réforme. S tel avait été le cas, cette réforme aurait été engagée en début de mandature, afin de pouvoir la mener à son terme. En fait, le message à entendre est le suivant: nous sommes favorables à cette réforme, qui présente de nombreux avantages, en terme d'économie et de simplification et qui a été réalisée par de nombreux pays dans le monde" Le seul petit problème c'est que le projet reviendra vraisemblablement à la droite , après la présidentielle de 2017,et il n'est pas certain qu'elle veuille la faire . Les "sortants auront alors beau jeu de dire que les réformistes, les modernistes c'étaient eux...
a écrit le 15/05/2016 à 16:11 :
Un seul commentaire fait remarquer que sans l'individualisation de l'impôt et la disparition du quotient familial, il ne sera pas possible d'effectuer un prélèvement à la source.
Pourtant, c'est le seul moyen pour que ce prélèvement fonctionne, la manière dont il sera prélevè est marginal. Cela pourrait être effectué directement par les services fiscaux.
Donc le fourbe Sapin se moque de nous.
Réponse de le 16/05/2016 à 10:47 :
Le point que vous évoquez est très important mais ce n'est que l'un des points bloquants. Le deuxième point bloquant est la progressivité s'appliquant à l'ensemble des revenus y compris non salariaux. Le troisième est le nombre important de niches. En fait ce n'est pas l'impôt à la source qu'il faut faire mais une réforme fiscale. En remplaçant les cotisations non contributives et la composante positive de l'IR par une grande CSG (environ 50%) mais en créditant chaque adulte du RSA socle et en augmentant et universalisant les AF en contrepartie, on peut supprimer l'abattement de l'IR aux titres des quotients familial et conjugal, supprimer 80% des allocations et pour les faibles revenus rembourser la grande CSG introduite voire baisser le coût du travail. Le prélèvement à la source serait alors une simple conséquence voire le moyen pour introduire cette transformation progressivement (se mettre à la cible mensuellement, maintenir une régularisation annuelle disparaissant progressivement).
a écrit le 15/05/2016 à 10:32 :
Et une victoire du FN, qui est la plus probable, vu la faible diffusion des sondages, n'est pas envisageable par votre canard ?
a écrit le 15/05/2016 à 8:52 :
L impot a la source permet un taux élevé de prélèvement totalement indolore.
Voir le taux d impot en Belgique ou la tranche à 50% débute à 38000€ contre
75000€ en France. Toutefois il faut noter que les impots locaux sont compris
dans l impot sur les revenus, la cela fait moins de fonctionnaires.
Réponse de le 16/05/2016 à 13:02 :
Vous ne devez probablement pas payer d'impôts. Que ce soit par prélèvement sur mon compte ou sur ma fiche de paie, vu ce que je paie, je pense que ce sera tout aussi douloureux ! C'est indolore uniquement pour ceux qui sont exonérés, la bonne blague !
Réponse de le 19/05/2016 à 9:06 :
@Réponse de Un taux élevé de prélèvements totalement indolore ?

Traduction française de votre commentaire :
"Je ne conteste pas le fait que, quand on regarde les vraies données, l'Impôt sur le Revenu est plus élevé dans des pays comme l'Angleterre ou la Belgique, mais je continue de répéter les poncifs de comptoir PMU selon lesquels nos impôts sont plus élevés que chez eux."
a écrit le 14/05/2016 à 21:41 :
En marge du sujet: le principe d égalité devant l impot défendu par le conseil constitutionnel est scandaleux. Dieu merci il n est pas appliqué pour le particulier vu qu' il est progressif pour l IR. Chaque tentative d appliquer un schéma progressif à l IS a toujours été retoqué : le conseil constitutionnel est décidemment un organe politisé conservateur. On peut d ailleurs se demander si l IR progressif aurait pu être mis un place avec un conseil constitutionnel....
Réponse de le 15/05/2016 à 20:06 :
En quoi l'impôt progressif serait-il plus juste que l'impôt proportionnel (ou à taux plat ?). Il serait quand même temps de se poser la question au lieu de considérer la progressivité de l'IR comme un totem intangible. La progressivité démentielle de l'impôt français est certes corrigée par d'innombrables niches fiscales et sociales qui en mitent le rendement, mais il encourage aussi toutes les stratégie d'évitement et d'optimisation fiscales, sans même parler d'évasion fiscale. A quant un impôt à taux plat à 15 ou 17% sur tous les revenus sur le modèle de la CSG ?
Réponse de le 16/05/2016 à 10:56 :
Une petite remarque mathématique simplement : l'impôt le plus redistributif (et donc le plus progressif) est la CSG redistribuée sous forme de revenu de base. Evidemment un tel système parfaitement linéaire et universel serait tout ce qu'il y a de plus constitutionnel. Pour comprendre ce que ça donnerait, imaginez simplement qu'on applique la formule de la tranche à 30% de l'IR à tout le monde en supprimant par ailleurs toutes les niches (dont bénéficient beaucoup les foyers des tranches supérieures). L'erreur de raisonnement (classique) est de considérer un impôt comme nécessairement positif. Ici les pauvres n'auraient plus besoin d'allocation car l'application de la formule à 30% donne pour eux un montant négatif...
a écrit le 14/05/2016 à 18:38 :
Toujours pareil La France instrumentalisée pour leur carrières politiques. Il faudra bien un jour que quelques uns soient pendus pour faire réfléchir les autres. Le plus difficile ce jour là, s'il arrive jamais, sera probablement de faire des choix.
a écrit le 14/05/2016 à 15:28 :
Apparemment sur ce projet, Mr Sapin a encore un peu trop tiré sur l'élastique !!!
a écrit le 14/05/2016 à 14:26 :
Sapin a raison, on ne peut pas vouloir moins de fonctionnaires et refuser le prélèvement a la source comme en Allemagne !
Réponse de le 15/05/2016 à 9:59 :
La notion de fonctionnaire fait référence aux notions dites "régaliennes" : Armée, police, justice. Pourquoi un employé de mairie, de région, d'EPCI quel qu'il soit a t'il ce statut ? Pourquoi un salarié d'EDF ou de la SNCF aussi, sachant que la concurrence arrive et sera du domaine privé ? Tout ce qui n'est pas régalien devrait être en statut privé. Et pourquoi pas y inclure l'éducation à partir des Lycées, sachant que l'école n'est obligatoire que jusqu'à 16 ans ? Là, on aurait bien moins de fonctionnaires!
Réponse de le 16/05/2016 à 11:08 :
@Réponse de @Dilemblue
Régalien veut dire simplement : relevant de la mise en place de règles et du contrôle de ces règles pouvant aboutir à une sanction. L'inspection du travail est une activité régalienne par contre l'exercice du métier de soldat ne l'est pas...D'ailleurs les soldats pourraient ne pas être fonctionnaires. D'une façon plus globale, opérer un service public est une activité qui peut être confiée à une entreprise privée sous contrat. Par contre l'activité de réglementation (contenu des contrats) et de contrôle de cette réglementation n'est pas privatisable. Un juge n'opère pas par contre un gardien de prison opère.
a écrit le 14/05/2016 à 11:43 :
Encore une charge de travail transféré sur les entreprises (ou leurs prestataires de services) qui n'ont pas a se substituer a l'Etat.
Le prélèvement à la source devrait s'opérer par la DSN. Les entreprises notamment les TPE PME n'ont pas encore digéré cette nouvelle lourdeur administrative et l'Etat en rajoute une couche. Marre de ce pays et de sa lourdeur administrative. Laissons en paix les entreprises pour qu'elles fassent leurs métiers.
a écrit le 14/05/2016 à 8:53 :
Donc en 2017, ce sera l UmPS, c est ça? Quid des autres partis la Tribune?
Réponse de le 14/05/2016 à 10:58 :
Le problème du FN c'est qu'il monte au front (electoral) tout seul et, sans alliance, il ne ratissera jamais assez large pour passer. C'est comme les cocos à une autre époque, en 81 ils n'ont gouverné qu'en s'alliant au PS...
Réponse de le 15/05/2016 à 10:45 :
Et bien mon hypothèse est la suivante:
Madame Le Pen gagne les élections présidentielles au premier tour et c'est une cohabitation qui se met en place, car malgré la volonté des Français qui l'ont élu soit qu'elle dirige la France, elle n'aura pas assez de députés pour mettre en œuvre son programme, il y aura encore le fameux front républicain et tout sera fait par le PS et le LR pour l'empêcher de gouverner. Entre 6 et 12 mois elle démissionnera, et à ce moment, les Français qui ne veulent plus revoir les mêmes qui ont dirigé la France de manière catastrophique durant les 35 dernières années, sentiront le sol se dérober sous leur pieds et prendront conscience de l'urgence à changer définitivement de paradigme politique.
Madame Le Pen regagnera l'élection présidentielle et comme l'assemblée aura été dissoute, les Français voteront aux législatives pour que le FN ait enfin une majorité à l'assemblée.
a écrit le 14/05/2016 à 8:11 :
ceux qui font gréve ont toujours raison...
si les PME, auto, PMI, et les autres annonçaient une gréve de la collecte... !.

ce projet , élastique, pourrait claquer dans la .....
a écrit le 14/05/2016 à 7:43 :
je ne comprends pas votre dernier paragraphe...vous semblez dire que la retenue à la source est une bonne mesure, que la plupart des pays ocde l'appliquent déjà, que les économistes sont d'accord, que la droite a déjà eu en projet de le faire: alors pourquoi donc une nouvelle majorité de droite l'annulerait???
Je suis sans doute trop naif, mais je ne vois pas ce que ça a de droite ou de gauche la retenue à la source...c'est un truc technique, qui simplifie et simplifiera encore le système, avec en point de mire la fusion à terme avec la CSG et la fin du quotient familial.
Réponse de le 14/05/2016 à 10:05 :
Parce que le système de quotient familial est inadapté. La retenue à la source n'est efficace et utile que dans le cas d'un impôt individuel.
a écrit le 14/05/2016 à 7:11 :
ce n'est pas une réforme mais de la communication. en voulant instituer un taux variable selon le calcul actuel de l'irrp, nombre de salarié et d'entreprise seront en difficulté sans parler du calendrier qu'il faudra respecter pour que le bon taux soit applicable dès le 1er janvier de l'année
Les entreprises vont donc "souffrir dans la gestion de cette impot" et en plus lors des contrôles fiscaux elles seront sanctionnées et redressées
1- la retenue à la source n'est pas une simplification de la fiscalité
2- la retenue à la source n’empêchera pas le dépôt d'une déclaration fiscale
Pour simplifier la fiscalité il faut remettre à plat toute les niches fiscales (plus de 40), supprimer les mesures catégorielles (à revenu égal imposition égale, pas d'abattement spécifique pour les journalistes, les élus etc...)
3- le taux de recouvrement baissera de plus de 10 % en lien avec la fraude des entreprises défaillantes (6 milliards d'euros de pertes probables)
4- l'état diminue les moyens alloués aux contrôles fiscaux et favorise la fraude
5- mieux aurait valu l'obligation de mensualisation
6- SAPIN NE FAIT QUE DE LA COMMUNICATION DEPUIS QU'IL EST PRESENT DANS LES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS,
IL FAUT VIRER TOUT CES INCAPABLES QUI AFFICHE DE FAUSSE VOLONTÉ ET DE FAUSSE VERITE
Réponse de le 15/05/2016 à 21:43 :
Le systeme fiscal français avancera lorsque le CGI sera divisé par 2 ou 3 en volume.
a écrit le 13/05/2016 à 23:05 :
@ BONSOIR : de toutes manières je n'ai plus aucune confiance en ce gouvernement président de la REPUIQUE en tête ...... j'en suis arrivé à un tel point de méfiance que : si je me trouvais place du TROCADERO à PARIS en compagnie de HOLLANDE un 30 juin à 14h00 PAR UN TEMPS MAGNIGIQUE UNE TEMPËRATURE DE 30 degrés si HOLLANDE me disait qu'il fait jour avec un très joli soleil et un bon après mdi ensoleillé je ne le croirais même pas !
a écrit le 13/05/2016 à 22:27 :
Le prélèvement à la source est une embrouille à la mode Hollande ; une grosse usine à gaz ; certains contribuables espèrent peut-être en tirer avantage, ils risquent d'être bien déçus.
Le système actuel de décalage du paiement de l'impôt N en N+1, fonctionne très bien, admis et compris par tous.
L'idée de ce prélèvement à la source est de collecter en une seule année l'impôt de N et de N+1 ; il n'y aura pas d'année blanche, sauf pour les non-imposables.
a écrit le 13/05/2016 à 21:07 :
Toute réforme importante de gauche ou de droite est immédiatement attaquée. simplement pour le principe : trop tôt; trop tard; pas assez fort, trop fort, mauvaise communication, trop compliqué, trop simple, ... et surtout il est important de réformer; très vite, mais sans rien changer !
En fait trop d'égo, beaucoup trop, et l'important c'est de faire parler de soi, pour un politique, ou un communicant.
Le pays, c'est seulement un moyen.
a écrit le 13/05/2016 à 21:06 :
Cette usine à gaz est fort peu compatible avec la progressivité démentielle de l'impôt sur le revenu et la multitude des niches fiscales et sociales qu'il a bien fallu créer pour la corriger un tant soit peu. Avec un système où une faible variation des revenus peut occasionner une variation considérable de l'impôt dû, les contribuables ne seront pas à l'abri de grosses surprises en fin d'année. Soit on simplifie considérablement le système (taux plat ou à la rigueur à 2 tranches, suppression du quotient familial...), soit le fiasco est assuré. Mieux vaudrait imposer simplement la mensualisation et le prélèvement automatique.
a écrit le 13/05/2016 à 20:53 :
sapin n'est responsable de rien, ni l'inversion de l'inversion de la courbe du chômage, ni des déficits records en Europe pour la France, ni de l'explosion de la dette, ni de la croissance faible de la France vs tous le pays européens, non , non il n'y est pour rien; seulement il est là car c'est un pote d'hollande donc à ce titre il peut tout faire même s'il est incompétent. C'est tout, les potes des potes d'hollande sont les pot(iche)s de la france.
a écrit le 13/05/2016 à 20:24 :
Le 1er janvier 2018 : depuis le temps qu'on parle de ce sujet, c'est encore dans un an et 7 mois et c'est pourtant impossible ? On n'exagère pas un peu ? C'est vrai qu'il y en a aussi qui ne trouveraient pas d'eau dans la mer...
a écrit le 13/05/2016 à 20:02 :
Un bel exemple d article de critique inutile. Il serait temps que les médias français supportent les politiques quelque soit le parti dans la mise en œuvre des réformes dont a besoin la France
Réponse de le 14/05/2016 à 10:10 :
Encore faut il que la réforme en question soit légitime. Celle là est inutile et nuisible vu la complexité du système fiscal Français. Qu'on commence par le simplifier avant d'envisager le prélèvement à la source.

Et les médias n'ont pas à être des béni oui oui du pouvoir, sinon ça s'appelle une dictature.
a écrit le 13/05/2016 à 19:02 :
Son passage au ministère du travail a été folklorique avec des sorties plus stupides les unes que les autres bien loin de la réalité des chiffres. A Bercy toujours dans les annonces type le déficit diminue mais la dette augmente toujours et la soi disant économie a vite été mangée par les largesses électoralistes du Président. On notera également l'an dernier la dénonciation de la Cour des Comptes pour une forme de malversation des comptes de la Nation. Vraiment ce Monsieur est plus apte à faire claquer les élastiques des culottes, de mentir et de discourir sur la couleur rose de ses chaussettes sur les bancs de l'assemblée, car gérer les finances de la France. Soyons indulgent il n'est pas compétent mais son copain Président lui a octroyé un ministère pour lui rappeler les bancs de l'ENA, la boîte à fabriquer, dans la fonction publique du chômage et de la dette autant pour ceux de la gauche que de la droite. Allez "Michou" un petit élastique ce soir à défaut de compétence et de moralité.
Réponse de le 13/05/2016 à 20:59 :
Juste avant la mise en place de l'impot su le revenu à 75% : David Cameron se frottant les mains avait déclaré : " lorsque La France mettra en vigueur sa taxe à 75% su les riches, nous leur déroulerons le tapis rouge " Le Ministre Sapin, avait stupidement répondu : " je les vois difficilement dérouler un tapis rouge sur la Manche ".
a écrit le 13/05/2016 à 18:38 :
Ce quinquennat, comme le précédent aura vu beaucoup d'effets d'annonce et peu de réalisations marquantes. Des fonctionnaires en plus, des subventions en plus, des interventions étatiques ponctuelles militaires ou capitalistes, la vente du patrimoine de l'état, mais peu de reformes structurelles permettant de faciliter la croissance économique et le travail pour tous.Reste le mariage pour tous.
a écrit le 13/05/2016 à 18:15 :
Qu'ils continue plutôt à tirer sur les élastiques des petites culottes, sous robes et pantalons : il est grave cet homme. Comme son copain de l'Elysée, copain de régiment et de l'E.N.A avec les Femmes : plus nécessaire d'etre petite souris, pour connaître leurs conversations préférées aux palas de l'Elysée ou de La Lanterne : leurs derniers coups, leurs cibles. Par ailleurs Il porte bien son nom " Sapin" : il défiscalise et échappe à l'impot en investissant presque tout en Parts de Forets.
Réponse de le 13/05/2016 à 19:29 :
ce ne sera pas mieux avec le retour de la droite si les patrons respectent les contre partie des cadeaux obtenus par la gauche le chômage baisserait considérablement et leurs amis de la droite auraient du mal a être élus a la tête d un pays ou on entend toujours les mêmes se plaindre mais qui ne seraient pas capable de vivre avec 500 euros par moi comme des millions de français qui ne savent pas combien de temps ils survivront. En plus il est bizarre qu'en France on arrive jamais a mettre en place ce qui s'applique déjà depuis longtemps dans d'autres pays notamment en Europe avec le prélèvement a la source et ceux avant la mise en place de la gestion informatique des bulletins de paie
Réponse de le 13/05/2016 à 20:00 :
@Anais: il essaie d'économiser en investissant dans la sylviculture, car en finale, il aura lui aussi son costume en sapin :-)
Réponse de le 13/05/2016 à 20:17 :
J'ai toujours voté depuis ma majorité. Je ne voterai désormais qu'aux seules Municipales, et aux Cantonales. Dégoutée, confiance en aucune Femme ou Homme Politique, et je suis jeune. alors Sapin : quel dégout et écoeurement. Je ne supporterais pas de l'avoir juste derrière moi, en face de moi, à coté de moi, ni lui si son meilleur copain de l'Elysée.
a écrit le 13/05/2016 à 18:07 :
les fourberies de Sapin !

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