• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'économie plonge, la bourse remonte : explication

Olivier Passet, Xerfi

Publié le 30 mai 2020 à 08:32 - Mis à jour le 30 mai 2020 à 09:30

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Charles Platiau

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La durée des arrêts maladie sera limitée à partir du 1er septembre

  • 2

    En commandant 85 nouvelles locomotives, l'Algérie confirme son tournant stratégique vers le rail

  • 3

    Au Cameroun, la guerre des téléphones non-dédouanés tourne au bras de fer entre l’État et les opérateurs

  • 4

    Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée

  • 5

    Inflation à 2,4 % : pourquoi l’été 2026 sera pourtant impossible pour des millions de Français

  • 6

    Christophe Willem : « Quand on a traversé le harcèlement, on comprend que la vie est trop courte pour se complaire dans le malheur  »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
ANALYSE La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, pourquoi la bourse remonte alors que l'économie plonge

Les bourses seraient-elles à côté de la plaque. Depuis leur grande dégringolade de mars, elles récupèrent à vitesse grand V le terrain perdu, semblant vouloir effacer l'épisode Covid. Le Standard and Poors n'est plus qu'à 10% de ses records de février et a déjà récupéré deux tiers du chemin perdu en mars. La récupération est moins marquée en Europe et notamment en France, mais elle dissone avec les perspectives toujours plus noires de croissance et d'emploi. Les bourses semblent ainsi jouer la partition du retour du business as ususal, ignorant que du côté de l'économie réelle les signaux négatifs n'ont cessé de s'accumuler, et que le gouffre dans lequel est absorbé l'économie réelle laissera des traces de nombreuses années. Ce divorce récurrent entre économie réelle et finance doit-il nous préoccuper ?

La bourse mise sur le soutien inconditionnel des banques centrales

Ce pari expose ceux qui s'y rallient à de nouveaux risques. À court terme, certes, cette embardée des cours permet aux fonds de gestion, aux banques d'investissement de se refaire. Certains particuliers ont rejoint le mouvement. Le krach historique de mars a attiré de nombreux nouveaux investisseurs voulant profiter des importants rabais sur les fleurons de la cote. Tout cela atténue les effets de richesse. Mais l'on peut craindre que ce rallye spéculatif de hausse ne soit le prélude d'une chute qui ne sera que plus belle.

Car ce que joue la bourse aujourd'hui, c'est le soutien inconditionnel des banques centrales, notamment aux États-Unis où la Fed s'est lancée dans un programme de rachat d'actifs d'une ampleur inégalée. Ce train de hausse ne s'appuie à ce stade que sur des fondamentaux purement internes à la finance. Les fonds de gestion, submergés sous la liquidité, sont en quête de rendements et se placent sur tout actif qui peut rapporter, même si la hausse est éphémère. Et seules les actions peuvent jouer ce rôle à court terme. Mais ils le font en sachant qu'il va falloir se retirer à temps. Et dans ces conditions, il faut s'attendre d'abord à un surajustement à la hausse suivi d'une forte instabilité correctrice dans les semaines qui viennent. La question est de savoir si cette correction prendra un caractère catastrophique.

Des entreprises capables de façonner leur secteur à leur profit

On est certes tenté de répondre oui, tant les cours paraissaient déjà en apesanteur avant la crise. Trois arguments portent néanmoins à modérer cette sentence.

  • 1. Le premier tient à l'arrière-plan boursier en matière de taux d'intérêt. Un taux des bons du trésor à 10 ans au voisinage de 0,6 ou 0,7%, c'est du jamais vu aux États-Unis. Le contexte de remontée graduelle des rendements qui prévalait avant crise, même s'il était déjà bien écorné, a définitivement disparu des radars. Les marchés savent que les taux resteront collés au plancher de nombreux mois ou années encore.
  • 2. Le deuxième argument tient à la sélection des risques. Toutes les actions ne récupèrent pas à la même vitesse et avec la même ampleur. Certains secteurs demeurent gravement sinistrés (l'énergie, les banques ou l'industrie notamment). Ce ne sont pas ces secteurs que jouent les fonds aujourd'hui. La santé, les technologies de l'information, le secteur des communications, le secteur de la consommation de base, dont Amazon fait à lui seul l'essentiel de la cote, effacent le choc de mars. Or, effectivement, ces secteurs demeurent marginalement affectés par la crise, voire en tirent profit. Et ces secteurs stars représentent la part la plus importante de la cote américaine aujourd'hui. Rien qu'à eux seuls, les secteurs des technologies de l'information, de la communication et de la santé, représentent plus de 52% de la capitalisation boursière. Idem en Europe. Santé, technologie et télécom tirent la cote, tandis que l'industrie, l'énergie ou la finance, peinent à remonter la pente. La bourse, de par sa composition, surpondère en fait les secteurs les plus épargnés par la crise, n'offrant qu'une image déformée de l'économie réelle.
Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune
  • 3. Le troisième argument qui joue en faveur de la résilience boursière tient au fait que les grands paquebots de l'économie mondiale ne vivront pas la même crise que la grande majorité des entreprises. Certes, ces entreprises sont confrontées à la contraction historique de la demande et des recettes publicitaires. Mais elles ont une capacité de repositionnement par cession d'actifs, par concentration et consolidation de leur secteur à leur profit, qui peut transformer la crise en opportunité. Les cours restituent cette réalité micro-économique. Même si le nouvel équilibre de l'économie se situera en dessous des niveaux d'avant crise, les grandes entreprises cotées ne seront pas forcément les perdantes de ce nouvel équilibre.


Bref, la bourse va sans doute jouer le yoyo. Mais il n'est pas certain que la récupération récente soit le prélude de la grande culbute.

Olivier Passet, Xerfi

Sur le même sujet

  • 1

    OPINON. « Autonomie technologique : oui, une troisième voie est possible » (Piyush Goyal et Anne Le Hénanff)

  • 2

    OPINION. « Financer l’innovation en déremboursant les médicaments essent iels : une menace pour l’équité d’accès aux soins des patients et la souveraineté sanitaire »

  • 3

    OPINION. « La prochaine bataille de l’IA se jouera dans les conseils d’administration »

  • 4

    OPINION. « PME : et si l’enjeu n’était plus de financer la croissance, mais la résilience ? »