Patrons, renversez la table des dogmes économiques !

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OPINION. Déjà bousculées par l’adaptation des chaînes de valeur aux usages numériques, les entreprises sont entrées dans une phase de turbulences sans précédent sous l’effet de la baisse de la demande mondiale. Soumis au dogme productif, le réflexe est à la réduction drastique des coûts. Ne serait-ce pas l’occasion d’aller plus loin et de repenser le référentiel comptable de création de richesses ? L’enjeu est de créer un nouveau modèle comptable adapté à la civilisation numérique. (*) Par Stéphanie Flacher, conseil en stratégie et transformation numérique, membre de La Fabrique du Futur.

Le 29 mai dernier, le président de la République Française déclarait que des solutions économiques nouvelles étaient nécessaires pour repenser, à la limite de la pensée contemporaine, le dogme économique actuel. Mais quelques heures plus tard, la Ministre du Travail exhortait les français, dans une logique post covid-19, à dépenser leur épargne pour relancer l'économie. Injonctions paradoxales ! Produire pour consommer semble rester la seule matrice d'une économie et d'une société qui n'arrivent pas à se sevrer du dogme de la production, alors que les signaux d'alerte sont sans appel pour changer les règles du jeu : réchauffement climatique, dette, finance sous « héroïne monétaire », inégalités.

Comme en tout phénomène, le risque pris par l'initiative présidentielle sur la révision des dogmes économiques, tout comme celui des plans de relance, est de s'attaquer aux symptômes sans s'attaquer au cœur de la mesure et de la valorisation des richesses. Dans un contexte de récession mondiale liée à la crise pandémique, l'heure est pourtant venue de faire la peau aux référentiels obsolètes !

Lire aussi : Reconstruire ? Oui, mais pas à l'identique !

L'économie productive est devenue contre-productive

Depuis la révolution industrielle, l'économie est ancrée dans une logique productive qui a permis une forte dynamique de progrès sur la base d'un rapport productif au travail. Pour survivre et progresser, il s'agissait de produire des biens et des services de plus en plus performants. Pour s'enrichir, il fallait maîtriser l'extraction des ressources ainsi que leur chaîne de transformation et distribution pour vendre le plus de quantité possible au prix de revient le moindre possible. Toute notre organisation sociale et notre système de valeurs sont imprégnés de cette dynamique : extraire, produire, commercer, optimiser, croître, innover, quoi qu'il en coûte.

Mais, en plus de montrer des signes de dysfonctionnements majeurs, cette logique de l'économie productive nous a transposés dans une dimension intenable: en 40 ans, la capitalisation boursière mondiale a crû 4 fois plus vite que le PIB mondial et près de 20 fois plus vite que la population mondiale[1]. Résultat, au-delà de déséquilibres climatiques, financiers, démographiques, l'enjeu est fondamentalement redevenu celui du partage des richesses et de l'ordre social. Incohérence d'une marche en avant qui conduit à un violent retour en arrière !

Pourtant, le dogme économique actuel semble inamovible et notre vie humaine reste animée en principal par cette logique de production. En conséquence, en cas de crise aiguë, les leviers actionnés pour orchestrer nos échanges et soutenir l'économie restent, comme nous le voyons actuellement, corrélés aux politiques publiques de l'offre et de la demande ainsi qu'à une pression à la baisse des coûts dans les entreprises, y compris les salaires. Mais agir sur les symptômes ne changera pas le fait que l'équation économique est cassée. Le travail productif ne maintiendra plus longtemps les sociétés en équilibre.

Les nouvelles dynamiques de l'ère numérique

À l'ère numérique, continuer à penser l'économie sans interroger le dogme de la production et de la consommation marchande est un non-sens. Vouloir produire et consommer de façon plus soutenable, intégrer des objectifs de développement durable, pousser à la transition écologique ou agricole, toutes ces intentions sont louables. Mais leur effet sera marginal voire nul si nous n'interrogeons pas le dogme de base comptable actuel : produire.

Les technologies accélérant de façon exponentielle l'automatisation des chaînes de production et de distribution, la valeur de l'humanité est de moins en moins fonction de sa capacité à produire, les machines ayant pris le relais en masse[2], mais de plus en plus fonction de sa capacité à contribuer par ses comportements et ses activités individuelles et collectives aux équilibres sociaux, économiques et environnementaux.

"La valeur primaire de l'énergie humaine réside dans la préservation des équilibres économiques, sociaux et environnementaux."

Depuis trente ans, nous assistons à une mutation déjà profonde de la nature du travail et des usages par l'humain. Dans l'économie progressivement robotisée et numérisée, les flux de production et de consommation circulent en temps-réel et sont constitués sur-mesure et à la demande. Grâce aux machines, les circuits sont plus rapides, les réconciliations entre les ressources et les besoins sont optimisées. La consommation est à la demande, la facturation est à l'usage. La valeur est désormais autant fondée sur la transformation des ressources pour produire des biens et des services, que sur l'usage que nous faisons des biens et services produits.

En témoigne la nature des plus fortes capitalisations boursières mondiales actuelles, qui reposent sur la masse d'utilisateurs embarqués par les produits et services numériques proposés. En témoignent également les rapports industriels sur les "usine 4.0" qui relèvent tous que celui qui amène de la valeur économique sur la chaîne est avant tout le consommateur... sauf qu'il n'est pas récompensé directement pour cela par de la monnaie ou tout autre outil de représentation de la valeur créée.

Vers un "New Deal" économique et social, contributif autant que productif

Pour adapter nos économies au passage de l'ère industrielle à l'ère numérique, il s'agit pour les experts économiques et politiques de travailler à un contrat économique, social et environnemental nouveau, désormais fondé sur deux axes de valorisation de la richesse, au lieu d'un seul. À l'économie actuelle fondée sur la croissance de la production et de la consommation de biens et services, il s'agit d'insérer un axe complémentaire de valorisation comptable des contributions aux communs et aux activités sociales, culturelles, économiques, environnementales.

Ainsi, la récompense monétaire de la contribution à l'ensemble des activités et aux communs deviendra effective. Mais il ne s'agit pas d'une logique d'économie subventionnée ou abondée. Être humain, animer un collectif, respecter le Vivant, s'instruire, fabriquer, utiliser, vendre, divertir, éduquer, protéger, doivent devenir des activités pareillement créatrices, à la source, de richesse comptable et monétaire.

"Les contributions immatérielles doivent alimenter les classes comptables de production, de capital, d'actifs et de trésorerie."

Il s'agit d'élargir la définition du travail humain et de faire évoluer la mesure de sa richesse[3]. Cela induit une adaptation des supports comptables, fiscaux, juridiques, informatiques, pour intégrer les paramètres de mesure dans les outils de gestion comptable (PIB, chiffre d'affaires, trésorerie, capital, règles et normes, masses monétaires, etc.), ainsi que dans les systèmes de traitement.

L'insertion de ce nouvel axe de mesure et de valorisation de la richesse se fera, tôt ou tard, par nécessité d'abolir l'actuelle focalisation sur les gains de productivité du monde « machine » au profit de nouvelles activités humaines. Soit nous l'anticipons, soit d'autres imposeront leurs normes et leurs visions de civilisation.

Car la nouvelle guerre froide sera davantage civilisationnelle que de conquête militaire. L'enjeu devient : de quel modèle de société voulons-nous ? Un modèle imposé de consommation numérique algorithmique, guidée et mécanique ? Ou un modèle dans lequel la richesse est générée par des contributions matérielles et immatérielles, avec consentement préalable et révocable, portabilité et monétisation des données, de même qu'interopérabilité pour une distribution des réseaux et des gouvernances au plus près des échanges ? Le modèle de société choisi se reflètera au sein même des référentiels comptables et des développements technologiques.

Les activités humaines, première richesse comptable

Poussés par l'effet transformationnel des technologies sur les chaînes de valeur, la nature et le rapport au travail productif ont déjà entamé leur mue, ce qui induit une évolution structurelle du contrat économique et social. Servi par le progrès technologique, l'humain peut donc développer un nouveau contrat autour de trois acteurs : les individus, les réseaux d'échanges et les supports de gouvernance.

Au cœur des échanges économiques, donc de la valeur, l'individu est affirmé comme cellule souche, en respect permanent du Vivant. L'humain est reconnu dans son individualité et son droit inaliénable d'exister. Il exerce son autonomie et sa responsabilité, développe des talents et des compétences, prend la responsabilité de son développement en continu. Il s'anime comme animal social par son travail, c'est-à-dire ses activités à la fois de production de richesses matérielles et, désormais également, de contribution à la richesse immatérielle et à l'équilibre des échanges, pour lesquelles il est motivé et rémunéré par des rétributions en fonction des référentiels de richesse matérielle et immatérielle.

Les réseaux d'échanges et les plateformes numériques sont les structures organisationnelles destinées à accueillir, en miroir des plateformes physiques, la dynamique des échanges, de la production, de la création, de la coopération entre humains et de la transformation des ressources communes. Le rayon d'exercice est multi-spatial, local, global, régional, en communautés d'intérêts. Ces cercles prennent la forme d'entreprises, de plateformes, de filières, pôles, cluster, familles et tous autres écosystèmes. Ils intègrent les plateformes citoyennes auxquelles les individus se connectent au cours de leur parcours de vie (villes, régions, États).

Ces réseaux reposent sur des spécifications de haut niveau propres à cette vision de civilisation. Il s'agit notamment, en terme d'outils numériques, de notions d'identité numérique, de consentement préalable et révocable aux appartenances réseaux, de portabilité et gestion des données personnelles, de confidentialité, d'interopérabilité.

Les moyens de gouvernance et d'orchestration des échanges assurent l'inter-connectivité permanente entre les cellules et les réseaux d'appartenance. Ces moyens reflètent les règles et les consensus issus des consentements entre les individus. Ils prennent la forme de d'États-Plateformes, de tiers de confiance délégués, de normes et règles qui reflètent en permanence le consensus à l'œuvre.

Schéma macroéconomique d'un monde interconnecté

Avant d'être une science, l'économie est un référentiel de règles du jeu pour organiser l'activité humaine dans l'espace et dans le temps.

Pensé depuis l'ère industrielle autour des échanges entre "les Ménages, les Entreprises, les Institutions Financières et les Administrations", le traditionnel schéma des circuits économiques est appelé à évoluer dans l'ère numérique. Les agents économiques s'articulent alors entre les Individus, d'une part, les réseaux et les plateformes, d'autre part, et enfin les Administrations tiers de confiance qui orchestrent l'interconnectivité. Dans ce schéma, une valeur économique est attribuée à toute contribution au fonctionnement du Vivant (social, économique, environnemental) au même titre que toute production de bien et service.

Patrons, renversez la table des dogmes économiques !

Les individus sont des unités économiques souveraines qui, dans toutes leurs dimensions de vie personnelle, vie professionnelle, vie marchande, vie civile et sociale, contribuent aux équilibres sociaux, économiques et environnementaux, pour lesquels ils sont récompensés au moyen de l'argent. L'argent désigne un vecteur support (monnaie électronique) auquel est attribué une valeur de conversion en monnaie institutionnelle ou en autres monnaies. Grâce aux outils numériques, cette conversion monétaire peut être conditionnée et étalée dans le temps.

Les réseaux d'échanges, qu'il s'agisse de plateformes sociales, civiles et économiques, ou encore d'entreprises, de filières locales, de villes, de zones géographiques souveraines, sont les lieux où se définissent et s'organisent grâce aux outils numériques les règles du jeu des échanges et la valeur économique par :

  • la compensation des ressources et des besoins de toutes natures (construction, production, consommation, culture, éducation, protection, soin, etc.),
  • la détermination des prix d'échange, fixés au plus près des flux physiques au sein des réseaux et plateformes,
  • les financements octroyés au plus près des flux physiques également,
  • les prélèvements et donations pour le fonctionnement des communs, définis de façon modulaire au plus près de là où sont les individus tout au long de leur vie.

Les administrations orchestrent les règles et les normes, qui font l'objet d'un consentement des individus et des réseaux. Elles anticipent les tendances et accompagnent les besoins d'ajustement permanents. Elles agissent en continu sur les incohérences des systèmes d'échanges et arbitrent les conflits selon les règles du jeu issues du consensus des individus.

La crainte du chaos social est un levier du changement

La révision complète du fonctionnement économique et social peut paraître utopique, mais elle est inévitable et prioritaire. Parmi toutes les menaces qui planent sur les organisations mondiales, celles susceptibles de faire rapidement bouger les lignes par les gouvernants ne sont pas tant écologiques ou humanistes, que politiques et économiques. Il s'agit de la crainte du désordre social au sein des nations, ainsi que de la crainte de perte de puissance économique et de souveraineté.

D'autant que le terrain social est d'ores et déjà fragilisé. Depuis quelques années, le rythme et la nature des mouvements sociaux dans le monde s'amplifient. Quels qu'en soient l'origine et l'objectif, -climat, droit des femmes, revendications sociales, diversité génétique, etc.-, ces mouvements revendiquent un rééquilibrage. En général contenus, ces mouvements sont néanmoins de nature à déstabiliser un système s'ils s'inscrivent sur un terrain économique fragilisé, comme actuellement[4].

En France, les perspectives annoncées de perte de 10 points de PIB et de hausse du chômage au-delà des 10% laissent planer un niveau de risque potentiel élevé, d'autant que s'y ajoute une fragilité de l'indice de confiance dans les institutions politiques, médiatiques ou bancaires[5]. Le maintien de l'ordre par la force ne saurait y suffire. En ce sens, il y a urgence à travailler sur un scénario de développement économique alternatif, en appliquant le principe de précaution.

Momentum européen dans la compétition des modèles de civilisation

L'urgence à travailler sur des modèles économiques alternatifs est par ailleurs d'autant plus grande que les rapports de force entre les puissances sont en jeu.

En passe de devenir la première puissance économique mondiale, selon le mode de calcul actuel du PIB, la Chine développe une vision de civilisation à long terme qui, qu'elle plaise ou pas, affiche une certaine cohérence. Défendant le progrès du peuple et la construction de la paix, les chinois investissent massivement dans les infrastructures et déploient une diplomatie multilatérale non guerrière. En matière technologique, l'avance asiatique semble se préciser, notamment par une approche macro-économique des enjeux de monnaie digitale et une esquisse de valorisation des contributions par le Social Credit Rating. L'approche paraît néanmoins à ce stade suivre une logique centralisatrice et autoritaire.

Face à elle, la posture Américaine de représentant du monde libre, d'économie de marché sans limite et de puissance démocratique protectrice, semble se heurter à une fragilité grandissante de son système, politique, économique, ethnique, social, ainsi qu'à une diplomatie de guerre qui montre ses limites. En matière technologique, malgré la domination financière de géants tels que Google, Facebook, Microsoft, Amazon, les questions du respect des libertés individuelles et de l'intégrité de l'individu sont mises à mal par une logique d'exploitation massive du consommateur et de ses données.

De son côté, l'Europe se cherche encore, entre une économie fragile et dépendante de la puissance américaine, et une culture des droits de l'homme qui l'amène à se considérer comme un défenseur mondial des libertés fondamentales. Dans cet échiquier mondial, le leadership européen semble compromis tant l'Europe est contrainte par des difficultés d'ordre économique et de légitimité politique.

Pourtant, en dépit de ces obstacles, l'Europe pourrait surprendre en revenant à ses fondamentaux de comptable du monde, à l'image du rôle joué par l'Italie et la France aux XVème et XVIème siècles dans le développement de la comptabilité analytique. L'approche de la Commission Européenne sur les sujets des données personnelles numériques à travers la réglementation RGPD (Règlement Général pour la Protection des données Personnelles) est à cet égard intéressante. Au-delà d'essayer de résister à la suprématie des géants numériques américains, l'intention posée est celle du consentement et de la portabilité des données personnelles. Or, ces critères sont techniquement fondamentaux pour permettre une mesure et une valorisation des contributions individuelles au-delà de la seule logique productive, et proposer un modèle de société reposant sur davantage d'autonomie et de liberté.

 «  En France, on n'a pas d'argent mais on a des idées.[6] »

Bien que désormais 7ème puissance économique mondiale pesant à peine pour 1% de la population mondiale, la France n'a jamais manqué de créativité et peut capitaliser sur l'influence qui reste la sienne, comme l'illustrent les indicateurs du tourisme, de l'industrie du luxe ou ceux de l'investissement. La France est crédible pour proposer des modèles économiques alternatifs. Il est, à cet égard, tout sauf anecdotique que la France compte parmi ses fleurons le leader mondial de la modélisation 3D[7]. Que ce soit pour l'aviation, l'automobile ou la santé, cette capacité à modéliser pourrait s'appliquer aux modèles économiques : simulation des référentiels de création de richesse, de comptabilisation, de fiscalité, de gouvernance. Oserons-nous alors des scénarios alternatifs d'économie numérique ?

Un nouveau Monopoly

Destiné à l'origine à dénoncer la nature antisociale des monopoles et de la spéculation, le jeu du Monopoly a finalement connu son succès mondial après la crise de 1929 sous une version du jeu destinée à mener à la ruine ses concurrents ! But game is over. Sous peine de désordre social et de saturation des ressources naturelles, les nouvelles règles du jeu sont à établir : nouvelle définition du travail, nouvelles définitions de la richesse, nouveaux comportements de la monnaie, nouvelles gouvernances. C'est tout le logiciel économique qui est à repenser, avec à la clé une compétition mondiale entre les modèles de civilisation.

Les outils numériques existent. Les référentiels et les paramétrages sont le secret. Le futur se conjugue au présent.

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[1] https://donnees.banquemondiale.org/ Entre 1980 et 2017 (à $ courants): Capitalisation boursière (2,501 à 79,233 billion USD), PIB (11,224 à 80,963 trillion USD), Population (4,433 à 7,51 milliards).

[2] The future of employment: How susceptible are jobs to computerisation? De Carl Benedikt Frey et Michael A.Osborne, 2016.

[3] A partir de tous les travaux et outils sur les nomenclatures de talents/compétences, la valorisation comptable des actifs immatériels et la mesure des 17 Objectifs de Développement Durable de l'ONU.

[4] https://www.latribune.fr/economie/international/le-monde-connait-sa-plus-vaste-crise-economique-depuis-150-ans-selon-la-banque-mondiale-849750.html

[5] 2009-2019 : la crise de la confiance politique (SciencesPo - CEVIPOF) http://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/CEVIPOF_confiance_10ans_CHEURFA_CHANVRIL_2019.pdf

[6] En référence au slogan publicitaire « En France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées », imaginé en 1977 dans le contexte du choc pétrolier pour défendre le changement d'heure.

[7] https://www.3ds.com/

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Commentaires
a écrit le 19/06/2020 à 11:21 :
Cet article mériterais une réponse fouillée pour contredire ses nombreuses mauvaises évaluations
La mesure du succés d'une société est sa capacité à faire bien vivre la population
Mais l'état veut des flux (PIB) car cela le finnance.
Les entreprises veulent du flux car cela génére du profit.
Mais le but doit être que les gens vivent bien. Forcer la consommation d'une partie de la population tandis que l'autre ne boucle pas ses fins de mois est révélateur d'un deséquilibre, Ceci dit le problème ne sera pas résolu en proclammant que l'on produit trop.
Il faut trouver d'autres ressources issues de l'inventivité du génie humain. Il y a deux siécles le pétroles était juste un truc puant qui détruisait votre champs. Avec un peu de chance vous pouviez en vendre pour les lampes.
Il a ya deux siécles le produit le plus précieux du monde était l'aluminium. Aujourd'hui on sait exploiter la bauxite de telle sorte que l'on fait des fenêtres en aluminium.
Il faut trouver les ressources du XXiième siécle.
a écrit le 19/06/2020 à 9:59 :
Il ne faut pas confondre la philosophie politique et l'entrepreneuriat. L'idéologie dominante est le libéralisme ou plus exactement, le libéralisme sauvage, en clair, le contrôle et l'exploitation maximale des ressources, matérielles et humaines, pour un profit et un pouvoir maximaux. Ceux qui ont imposé cette idéologie évidemment anti-écologique, au canon si nécessaire, sont ceux qui en profitent, les riches actionnaires des multinationales, tireurs de ficelles discrets du théâtre politicien. Leur rapport avec les pouvoirs politiques est de domination.
Le premier soucis d'un entrepreneur responsable, avant même sa prospérité, est la survie de son entreprise. Ancré et dépendant d'une nation, il est tenu d'en respecter les lois et coutumes. Son rapport avec le pouvoir politique est de soumission.
Les premiers dictent les règles, le second subit les règles.
Changer les règles contre la volonté de la classe dominante, à l'échelle d'une nation s'appelle une révolution. Hélas pour l'humanité, ce qui est possible pour une nation au prix d'un sacrifice nécessaire, est impossible pour le monde tel qu'il est, au moins dans le temps compté qui nous est imparti. Avez-vous remarqué que les dirigeants des nations les plus puissantes se conduisent tous comme des dictateurs ?
a écrit le 19/06/2020 à 9:37 :
"Partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros" Kohr
a écrit le 19/06/2020 à 8:46 :
tout le monde veut sauver la planete les ours faire du social, et donner de sens
quand il s'agit de payer, cest facile, on fait payer ' ceux qui en ont les moyens eux' ( novlangue de gauche pour dire ' les riches', c'est a dire ' ceux qui gagnent plus que moi').......
tout le monde veut du social, c'est a dire travailler moins et gagner plus ( bon, le contraire c'est possible, mais cette voie la est plus que hardie); un sondage monttrait que le personnel d'edf est pour le service public, c'est a dire qu'ils conserve leurs avantages et salaires; par contre s'il s'agit de travailler le dimanche ou d'etre flexible, ben non, evidemment
la culture la france fait deja; un intermittent du travail travaille 500 heures par an est est paye plein pot par la collectivite le reste du temps ( il retrouve un boulot 15 jours avant echeance, y avait une etude unedic la dessus); ca tombe bien c'est peu ou prou la taille du deficit chomage
moins les gens travaillent, plus ils reclament ' leur juste part'
a force de balancer des poncifs comme ca sans se rendre compte qu'ils se passe ce qui etait previsible, a savoir que les petites gens sont coincees entre ceux qui ne foutent rien et vivent bien, et ceux qui gagnent correctement et peuvent encore se payer ce pour quoi ils cotisent et que les systemes sociaux leurs refusent de payer quand meme
la france a plein de bonnes idees, surtout pour les autres
mais a force de faire du deni de realite, la vraie situation apparait au grand jour
vous connaissez des politiciens francais prets a dire ' je n'ai a vous offrir que du sang et des larmes'?
faut atterrir
a écrit le 19/06/2020 à 0:14 :
Sacré texte!
un charabia 4.0 dont je retiens une, voire 2 en fait, choses (et c'est déjà pas mal vu le texte) :
- Le capitalisme ("la comptabilité"?) n'est pas du tout le problème...non c'est la consommation.
- "LA" valeur (c'est bien connu il n'y a de valeur que la valeur économique...réduite à la valeur pour l'actionnaire et les apporteurs de capitaux) doit trouver de nouveaux modes d'aliénation.
Une vraie révolution 4.01 digita-créative common, ça fait rêver....merci!
a écrit le 18/06/2020 à 21:45 :
La rente mène le monde, pour cela l'offre et sa publicité génère la demande. Le monde économique n'évolue que de rente en rente, ce qui demande beaucoup de temps et que chaque reforme freine a mauvais escient ! Sans sortir de ce cercle vicieux, il n'y aura pas d'adaptation!

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