Pourquoi et comment Marine Le Pen peut gagner avec moins de 50% d’intentions de vote

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(Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
S’agissant d’un événement unique – une élection présidentielle – la notion de probabilité, si elle donne une appréhension de ce qui devrait se passer, ne dit rien. Par Serge Galam, Sciences Po – USPC

Jamais une élection présidentielle n'a été ponctuée par autant d'imprévus de toutes sortes, judiciaires et électoraux. Si Marine Le Pen est quasiment certaine d'être au second tour, l'incertitude est encore très forte pour savoir qui sera son challenger - François Fillon ou Emmanuel Macron - même si ce dernier est aujourd'hui le favori.

Le deuxième sera-t-il le premier ?

Bien que la campagne peine à démarrer sur des débats d'orientations politiques, nous sommes abreuvés de sondages quotidiens et concurrents. Chaque fluctuation d'intentions de vote est passée au microscope et commentée. On a vite oublié la période bien brève, il est vrai, où les sondages ont été mis à l'index après l'échec flagrant des prévisions qu'on voulait y voir, en particulier avec le Brexit et l'élection de Trump.

On suit donc l'évolution des courbes des uns et des autres selon chaque institut, chacun s'évertuant à pronostiquer quels seront les résultats du jour d'après. Plus fondamentalement, les deux énigmes étant à ce jour, primo qui de Fillon ou Macron sera au deuxième tour, et secundo de savoir si Le Pen peut gagner la présidentielle au deuxième tour.

En termes de probabilités, on peut dire qu'aujourd'hui, d'après les sondages et les analystes (dont je ne suis pas), Emmanuel Macron a de fortes chances d'arriver deuxième au premier tour (peut-être même premier), et donc premier au second tour. Simplement, s'agissant d'un événement unique - une seule élection présidentielle - la notion de probabilité, si elle donne bien une appréhension de ce qui devrait se passer, ne dit rien en fait sur ce qui va vraiment se passer.

Le poids de l'abstention différenciée

Pour faire une prédiction crédible, il faut pouvoir disposer d'un modèle permettant d'envisager l'évolution dans le temps des différentes intentions de vote et donc de prédire ce qu'elles seront le jour du vote. J'ai, pour ma part, développé un modèle de dynamique d'opinion dans le cadre de la sociophysique, un nouveau domaine de recherche en pleine expansion au niveau international, surtout parmi les physiciens. Ce modèle m'a ainsi permis de prédire la victoire de Trump dés l'été 2016. Je travaille actuellement à son application au cas français.

Mais, indépendamment de pouvoir connaître les intentions de vote pour les deux candidats finalistes du deuxième tour, un autre phénomène plus difficile à appréhender, risque fort de bouleverser la donne, tout particulièrement pour le vote du 7 mai (date du second tour). Il s'agit de l'abstention différenciée qui, comme je vais le démontrer, peut faire gagner le jour du vote le candidat placé au deuxième rang en intentions de vote.

Actuellement l'ensemble des sondages prévoit une abstention inégalée pour des présidentielles. Par ailleurs, il est généralement admis que les abstentions se font au profit des candidats hors institution, au détriment des sortants, mais cette fois il n'y a pas de sortant. En plus, si Le Pen et Macron se retrouvent au second tour, tous deux peuvent être perçus comme hors système.

C'est pourquoi il est fondamental d'avoir une étude générique dans le cas de deux candidats en compétition pour ensuite l'appliquer à tel ou tel cas spécifique. C'est ce que contient l'article que je vais résumer ici très simplement.

Pour ou contre la candidate du FN

Considérons deux candidats A et B avec des intentions de vote a et b (b=1-a, si on ne considère que les électeurs qui ont fait un choix) et des taux de participation effective x et y pour l'un et l'autre. Les votes exprimés sont donc a x et b y.

                                                                 DR, Author provided

A gagne lorsque a x > b y, c'est-à-dire pour y < a x/(1-a). On en conclut que pour le candidat A, étant donné une intention de vote a et une participation x, ce dernier gagne l'élection dés que la participation pour B est inférieure à la valeur critique a x/(1-a).

Il est essentiel de souligner que cette condition peut être satisfaite avec des intentions vote pour B supérieures à celles de A. Ainsi des intentions de vote minoritaires (a < b) se transforment en vote majoritaire (a x > b y). On peut donc identifier toutes les zones de participation différenciée dans lesquelles B perd l'élection même avec des intentions vote supérieures à celles de A.

La figure ci-dessus montre la valeur critique de participation pour B en fonction des intentions de vote pour A dans le cas d'une participation de x = 0.90. Toute participation pour B au-dessous de la courbe fait gagner A alors qu'au-dessus de la courbe c'est B qui gagne.

Appliquons, maintenant, notre résultat au cas d'un deuxième tour avec Marine Le Pen et soit Macron soit Fillon. Si les électeurs de Le Pen seront, en grande partie, des électeurs qui veulent voter pour elle, ce ne sera pas le cas pour son challenger, quel qu'il soit. En effet, l'activation, maintenant systématique pour toute élection qui pourrait voir gagner un candidat FN, de ce que l'on appelle le front républicain amène un grand nombre d'électeurs du challenger à voter non pas pour lui mais contre le candidat FN.

La mobilisation décisive du dernier jour

Ce qui est nouveau dans la prochaine élection est que, pour la première fois, un nombre certain de futurs électeurs anti-FN du deuxième tour auront décidé de le faire à contrecœur, avec aversion pour tel ou tel challenger. Pour empêcher la victoire du FN, ils se forceront à faire un choix qui leur déplaira, mais alors il est tout à fait probable que beaucoup « profiteront » de la moindre « bonne excuse » pour au dernier moment ne pas y aller.

On peut donc faire l'hypothèse réaliste qu'il y aura plus d'abstentions pour le challenger de Le Pen que pour elle. Et on peut alors calculer le différentiel d'abstention nécessaire pour compenser la distance à 50 % des intentions de vote pour Le Pen.

Par exemple pour Le Pen, une participation de 90 % et 42 % d'intention de vote (58 % d'intentions de vote pour son challenger), la font gagner dés que la participation pour son challenger est plus petite que 65.17 %. Pour illustration, une participation de 65 % donnera à Le Pen une majorité à 50.07 %.

En considérant, toujours pour Le Pen, une participation de 85 % avec 45 % d'intentions de vote, elle est élue dés que la participation pour son challenger est au-dessous de 69.55 %. Une participation à 69.5 % pour le challenger donne la victoire à Le Pen avec 50.02 % des voix exprimées.

On pourrait multiplier les cas de figure réalistes qui donnent la victoire à Le Pen avec bien moins que 50 % d'intentions de vote. Ces résultats démontrent qu'en plus de la campagne pour gagner les intentions de vote les plus élevées, la mobilisation du dernier jour pour effectivement aller voter pour celle ou celui qu'on aura choisi, ou qu'on se sera forcé à choisir, sera décisif dans la victoire de cette élection.

J'ai pu démonter que pour la première fois, malgré un plafond de verre toujours actif et situé au-dessous de 50 %, Marine Le Pen peut devenir la prochaine Présidente de la République grâce à une abstention différenciée qui n'apparaît pas être forcément excessive.

The Conversation_______

 Par Serge Galam, Physicien, Sciences Po - USPC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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Commentaires
a écrit le 24/04/2017 à 14:06 :
Le programme social se situe plus maintenant du côté de Mme Le Pen, augmentation des bas salaires jusqu'à 1500 e net,retraite à 60 ans avec quarante annuités au lieu de 43 etc etc,que du côté de Mr Macron...Les électeurs de Mr Mélanchon pourront s'abstenir voir voter Mr Macron où voter Mme Le Pen avec une pince à linge sur le nez.
Réponse de le 24/04/2017 à 14:57 :
Les électeurs sont vaccinés depuis longtemps et savent bien au fond d'eux-mêmes que ces promesses ne sont pas finançables et ne seront pas tenues. Au mieux elles dureront quelques mois comme le programme de gauche sous Mitterrand puis seront suivies d'une rigueur extrême.
Réponse de le 24/04/2017 à 16:52 :
@Georges: quand on a de vraies convictions, on s'y tient, et quand on est d'accord ni avec l'un, ni avec l'autre, on vote donc blanc. Attaquer et dénigrer à tours de bras pendant des années son opposition pour en finale demander à ses électeurs de voter pour ladite opposition, comme le font Fillon, Juppé et d'autres, dénote un manque de convictions et une lâcheté incommensurable. Et comment vont-ils faire maintenant pour faire croire qu'ils sont dans l'opposition ? Le Muppet Show en perspective :-)
Réponse de le 24/04/2017 à 17:58 :
"Le programme social se situe plus maintenant du côté de Mme Le Pen"

L'effet Philippot qui depuis son arrivé au FN a pompé beaucoup de thèmes de gauche pour rallier des voix d'ouvriers ou d'employés.Par contre ,tous au FN ne sont pas favorable à cela en particulier ceux qui votent dans le sud.Car ,même au FN ,il y a des tensions disont droite/gauche depuis l'arrivée de Philippot un ancien de chez Chevenement .On peut rappeler que le père Le Pen voulait 65 ans pour la retraite à l'époque et était plutôt libéral.
a écrit le 24/04/2017 à 13:43 :
Bon, il faut bien que les médias fassent durer le suspens pour vendre du papier, mais il est évident que l'élection de Macron est pliée. Ce que je trouve choquant, mais pas étonnant, c'est que des gens comme Fillon puisse appeler à voter pour un candidat (et son parti) qu'il a attaqué et dénigré pendant des années. Pas étonné parce que pour moi cela prouve que ce genre de personnage n'a aucun conviction profonde, ce dont je me doutais déjà. On va sans doute assister au ralliement de tout un tas de gens du même genre qui voudront avoir leur entrée à la Cour du nouveau monarque :-)
a écrit le 31/03/2017 à 20:42 :
Sans forcément voir à travers les sondages, le second tour (si il y en a un) se fera entre Marine et Mélenchon pour qui la jeunesse française à jeté son dévolu !!! Il ne faut pas sortir de l'ENA pour regarder ce qu'il se passe actuellement et surtout éviter les médias qui ne font que du pro-macron, protégé de leur Président Directeur Général respectif. Donc, oui, rien n'est gagné pour Marine, car les anti-français dirigeant le pays se feront un plaisir de dire au peuple de voter pour Mélenchon, millionnaire des bas fonds souhaitant une 6ème République pour garantir l'avenir de nos défunts dirigeants actuels... bref, on reprend les mêmes et on recommence au détriment de la nation, de son peuple, de son drapeau et de son nom : pauvre france...
Réponse de le 01/04/2017 à 20:02 :
Je suis d' accord avec vous, sauf sur le dernier mot: France , avec un F majuscule .
Ah , l'école à la belquacem............
a écrit le 31/03/2017 à 10:50 :
Délicat de prévoir .... mais nos politiques portent la très très lourde responsabilité de ne pas reconnaître le vote blanc !

La démocratie est devenue fictive au fil de temps !
a écrit le 31/03/2017 à 7:59 :
L' éventualité de voir Marine gagner, bloque les investissements !
a écrit le 31/03/2017 à 7:12 :
L' éventualité de voir Marine gagné, bloque les investissements !
a écrit le 29/03/2017 à 9:03 :
J'adore, surtout avec la mise en garde du rappel des sondages erronés façon Brexit et Trump.
Si une formule algébrique mêlée d'une poudre de perlimpinpin pouvait suffire à deviner la pensée et les actes de toute une population, l'auteur serait aussi universellement connu que Merlin l'enchanteur.

Il y a pourtant quelques déductions très véridiques dans sa démonstration, notamment au deuxième tour, des réflexes d'abstention et/ou d'élimination d'un candidat par des fractions d'électeurs préférant éliminer un danger plutôt qu'un autre, car la soupe Macron est aussi indigeste que la soupe Le Pen et bien moins que celle de Fillon.

Toutefois, comme toujours, et c'est véritablement désespérant de la part des médias, l'impasse est encore faite sur deux points très importants.

Dabord la forme politique fédérale qui a été donnée à l'Europe est tout à fait contraire à la forme confédérale de la vision originelle des pères fondateurs qui voulaient une Europe des peuples et non de la finance et des affaires.

Ensuite interviendra la comparaison que beaucoup d'électeurs vont faire de leur côté sans tenir aucun compte des messages tendancieux des uns et des autres. Une comparaison qui risque d'être à la base de la réussite ou de l'échec ; celle du candidat qui va oser redonner la parole au peuple par le biais du référendum sur des sujets importants et instaurer un référendum populaire comme par exemple une demande populaire regroupant 500 000 signatures.

Après les bottes, l'allégeance à Poutine et le chant du cygne national socialiste agités comme un chiffon rouge par un lecteur lettré et féru d'histoire, j'ai l'envie subite de demander à ce genre de détracteur de nous révéler les noms des dictateurs qui ont porté ce questionnement populaire dans leur programme. Nul doute qu'un autre défaut majeur du genre populisme va être trouvé illico en remplacement.

Je disais récemment en blaguant : bien sûr le référendum est le totalitarisme antidémocratique du peuple face aux nomenklaturas jalouses d'un pouvoir exclusif et sans partage. Ce sont les mêmes qui accusent les votations helvétiques de dictature prolétarienne.

Quant à moi, mon choix sera simple. Il ira à celui qui remettra en cause l'hégémonie de Caïus Julius Bruxellus pour revenir à une forme confédérale et qui redonnera l'égalité de souveraineté au peuple. Cela s'appelle de la vraie démocratie que notre pays n'est même plus capable de respecter.
a écrit le 29/03/2017 à 8:44 :
En lui opposant comme seuls rivaux deux hystériques du néolibéralisme et de la mondialisation à outrance, deux VRP de l'oligarchie française et européenne.

Voilà comment on prend le risque de voir le FN s'installer au pouvoir, les gens n'arrêtent pas de dire qu'en cas d'un macron le pen ou d'un fillon le pen, ils profiteront de leur week-end rallongé pour aller prendre l'air avant d'apprendre qu'un ou une énième déséquilibré est devenu président de la république.

Moi le premier avec de tels cas de figure je voterais non aux deux. Choisir entre le mal et le pire sans que l'on arrive plus vraiment à distinguer le pire c'est bon hein on voit ce que ça donne, merci.

C'est cette opposition fascisme contre mondialisme qui a mit trump à la tête des états unis mais l'oligarchie préfèrera toujours des trump ou des le pen au pouvoir que des gens de gauche, déjà qu'ils détestent hollande alors que pourtant de droite...*

Au secours.
a écrit le 29/03/2017 à 7:49 :
En fait le FN n'est que al conséquence des échecs économiques de la droite et de la gauche. Ces deux lignes politiques ne peuvent plus aujourd'hui dire qu'ils ont la solution pour demain pour deux raisons principales une les positions qu'ils portent aujourd'hui varient peu de celles qu'elles ont depuis des décennies seul les chiffres varient à la marge aujourd'hui 500000 fonctionnaires en moins mais sans pouvoir en faire une présentation réelle une offre floue, la fin des 35 heures la aussi floue et variable en fonction du temps.... Pour l'autre un revenu universel mais qui devient de moins en moins universel car non financé ou prendre chez les riches! pour donner aux pauvres Robin des Bois est d'un autre âge surtout celui de pouvoir quitter le pays pour d'autres cieux. Il reste le FN avec des offres qui ne sont pas fiancées et qui sont à l'écoute des demandes donc explosives car la demande est telle que nous sommes dans les encyclopédies la différence le FN n' a jamis gouverné et comme les autres tout est magnifique avant et catastrophique après. Le FN n'est pas un parti mais un rêve pour ceux qui ne voient rien depuis des décennies comment ne pas les comprendre. La aussi la déception sera au rendez vous que restera t il après? la révolution, le refus de tout pouvoir, une anarchie réelle ou souterraine????
Réponse de le 24/04/2017 à 13:23 :
Vois n auriez rien écrit que ce ne serait pas pire !
On devine un avenir politique chez vous !
Et Macron qui comme le FN n a jamais gouverné !!!
Peut être que lui aussi vous fait rêver
Bon réveil à vous .
a écrit le 29/03/2017 à 1:25 :
Si FRANCOIS FILLON n'était pas au second tour, ALORS ! ,absolument-impérativement exclu, que je contribue à Hollande-Macron. Ce n'est QUE ma position irréversible, SEULEMENT PERSONNELLE, et je respecte la position opposée.
Réponse de le 29/03/2017 à 8:42 :
Après avoir réglé mes 4 euros à la primaire il n'est pas question que je mette un bulletin pour M. Fillon dont l'éthique est un mot sortie de ses actes mais également du respect qu'il doit au citoyens. Je trouve inacceptable que LR n'est pas dès le début de cette pitoyables affaire remplacé M. Fillon. Par contre quoiqu'il arrive je ferai ce qui est en mon pouvoir, le bulletin, pour que le FN ne soit pas en mesure de gouverner. Le sujet n'est pas ma personne mais mes idées car je ne crois aucunement au programme économique de Mme Le Pen pas plus que ses idées sur la démocratie et sur la société qu'elle veut. Ma position est pour mes enfants et l'avenir de ce pays. Un vote n'est pas une affaire partisane mais d'abord de sortir ceux qui sont en disgrace avec la probité, l'éthique et la morale et ceux qui sont à mes yeux nuisibles pour le devenir de notre pays.
Réponse de le 30/03/2017 à 14:48 :
Ce pseudo front républicain ne marchera pas. Si ce parti est dangereux, c'est simple, on l'interdit. Sinon quand on est de droite, et qu'on a droit à Macron la remballe d'un quinquennat Hollande avarié, on continue de voter à droite et on ne s'abstient pas
Réponse de le 31/03/2017 à 12:39 :
Je pense aussi que l'extrémisme du FN (car Marine, c'est Staline : c'est facile à retenir) semble de moins en moins dangereux au fur et à mesure de la concrétisation du retour du Hollandisme, cette fois sous des traits de jeune bobo golden boy et plus de petit gros chauve et blagueur.

@ aveuglement partisan
Le niveau moral de Fillon est le même que celui de tous ses concurrents (dans l'éventualité où il est finalement prouvé qu'il fait quelque chose de répréhensible, ce qui n'est pas fait, ne vous en déplaise). Son salaire est en particulier le même que tous les autres députés français, notamment Hamon (7000 € par mois). Est-ce qu'on a regardé les dépenses de Hamon ? Pourquoi ne les a-t-on pas regardées ? Et à ma connaissance son salaire est même inférieur à celui des députés européens, comme Le Pen et Mélenchon (12000 € par mois). Les dépenses des députés européens ont elles été examinées ? Je doute qu'ils mettent 12 000 euros par mois dans des petits pois et du dentifrice.

Si es gens qui cherchent à maximiser leur revenu vous ennuient, faites comme les Américains, et votez Macron. C'est le Trump français, sur le plan financier du moins (entre Rothschild et son salaire de ministre, qui d'ailleurs est de l'argent public, il peut se permettre de ne pas toucher d'indemnités tout de suite, même si ça viendra). Le dit Macron ne paie pas les vêtements de son épouse : leurs programmes sont la seule différence entre tous ces gens, il serait temps de s'en rendre compte.
a écrit le 28/03/2017 à 22:36 :
comment l'extrême droite en France avec sa base de 10% qui double ou plus par l'abstention pourrait gagner contre les démocrates unis contre elle?
déjà on ose supposer que la fille ferait le double du père qui n'a pas atteinte les 18% contre un Chirac certain d'être élu à l'époque!!!
une super corrompue à la dizaine d'affaires, le double avec les familiales et extrémiste!
on va passer pour quoi, notre pays aux yeux du monde, dans tous les cas?!
quelle honte! sa place est en prison, privée de ses droits civiques et biens!!! c'est tout.
Réponse de le 30/03/2017 à 8:10 :
.... et on va passer pour quoi au yeux du monde si Fillon était élu , avec un couple de repris de justice aux premières places du pays : pour une "République du tiers monde " ?
Les Bagbo vont avoir de la concurrence ......
Réponse de le 01/04/2017 à 18:55 :
@CQFD: 1) comparer les systèmes américain et français est déjà assez farfelu parce que le président américain n'est pas un monarque absolu. On voit bien l'opposition effective qu'il rencontre sur différents sujets, alors qu'un coup de 49.3 suffit à boucler le dossier en France. 2) Le collectivisme, que ce soit sous la forme du socialisme, du communisme ou du fascime, ne peut pas être démocrate parce que pour maintenir le régime en place, il faut imposer sans demander ou se soucier de l'avis des gens....même quand on leur laisse croire que les mesures sont prises pour le bien de tous 3) D'autre part, les ministres et hauts fonctionnaires américains doivent être avalisés par un panel et ne peuvent pérréniser le parti comme c'est le cas en France, avec notamment Fabius et Jospin au Conseil constitutionnel, mais pas seulement puisque Hollande place ses troupes aux postes clés avant de partir :-)
a écrit le 28/03/2017 à 22:14 :
Mme LePen ne gagnera pas et risque de ne même pas être au second tour parce que dans les semaines qui viennent elle va être attaquée sur son "allégeance" à la Russie de Poutine, le "prêt" de 10 millions d'euros qu'elle a obtenu d'une Banque Russe, sans compter le rebondissement qu'il y aura inévitablement sur les emplois fictifs et les autres malversations. Les Français sont des "veaux" disait De Gaulle, mais peut-être pas au point de se laisser mener à l'abattoir. S'il n'y a qu'une chose se rappeler du FN, c'est que c'est un parti NATIONALISTE et (même si c'est Mitterrand qui l'a dit), LE NATIONALISME c'est LA GUERRE. Vu les rapprochements de la Pologne, de la Slovaquie, Hongrie, Bulgarie sur fond de chrétienté, d'identité nationale, les bruits de bottes amplifiés par la caisse de résonance Russe ne sont pas une bonne nouvelle pour la paix en Europe.
Réponse de le 29/03/2017 à 9:06 :
J'adore, surtout avec la mise en garde du rappel des sondages erronés façon Brexit et Trump.
Si une formule algébrique mêlée d'une poudre de perlimpinpin pouvait suffire à deviner la pensée et les actes de toute une population, l'auteur serait aussi universellement connu que Merlin l'enchanteur.

Il y a pourtant quelques déductions très véridiques dans sa démonstration, notamment au deuxième tour, des réflexes d'abstention et/ou d'élimination d'un candidat par des fractions d'électeurs préférant éliminer un danger plutôt qu'un autre, car la soupe Macron est aussi indigeste que la soupe Le Pen et bien moins que celle de Fillon.

Toutefois, comme toujours, et c'est véritablement désespérant de la part des médias, l'impasse est encore faite sur deux points très importants.

Dabord la forme politique fédérale qui a été donnée à l'Europe est tout à fait contraire à la forme confédérale de la vision originelle des pères fondateurs qui voulaient une Europe des peuples et non de la finance et des affaires.

Ensuite interviendra la comparaison que beaucoup d'électeurs vont faire de leur côté sans tenir aucun compte des messages tendancieux des uns et des autres. Une comparaison qui risque d'être à la base de la réussite ou de l'échec ; celle du candidat qui va oser redonner la parole au peuple par le biais du référendum sur des sujets importants et instaurer un référendum populaire comme par exemple une demande populaire regroupant 500 000 signatures.

Après les bottes, l'allégeance à Poutine et le chant du cygne national socialiste agités comme un chiffon rouge par un lecteur lettré et féru d'histoire, j'ai l'envie subite de demander à ce genre de détracteur de nous révéler les noms des dictateurs qui ont porté ce questionnement populaire dans leur programme. Nul doute qu'un autre défaut majeur du genre populisme va être trouvé illico en remplacement.

Je disais récemment en blaguant : bien sûr le référendum est le totalitarisme antidémocratique du peuple face aux nomenklaturas jalouses d'un pouvoir exclusif et sans partage. Ce sont les mêmes qui accusent les votations helvétiques de dictature prolétarienne.

Quant à moi, mon choix sera simple. Il ira à celui qui remettra en cause l'hégémonie de Caïus Julius Bruxellus pour revenir à une forme confédérale et qui redonnera l'égalité de souveraineté au peuple. Cela s'appelle de la vraie démocratie que notre pays n'est même plus capable de respecter.
Réponse de le 30/03/2017 à 8:11 :
" Les Français sont des "veaux" disait De Gaulle, mais peut-être pas au point de se laisser mener à l'abattoir " ...... SI , SI !!!
a écrit le 28/03/2017 à 22:09 :
Ce phénomène d'abstention différentielle semble en fait déjà pris en compte par les sondages. En effet, et en particulier en cas de second tour Fillon Le Pen (mais aussi dans une moindre mesure Macron Le Pen), le score qu'elle obtient au second tour est bien supérieur à ce qu'on pourrait attendre du simple report des électeurs des candidats qui i sont plus ou moins sur la même libre europhobe, NDA et Asselineau... sauf à admettre, notamment en cas de second tour Fillon Le Pen, elle capitalise aussi le vote de l'extrême gauche (Poutou Arthaud Mélenchon) voire une partie de l'électorat de Hamon, un peu le même genre d'attelage hétéroclite qui avait donné la victoire au "non" au référendum de 2005.
a écrit le 28/03/2017 à 19:53 :
2017 sera l'inverse de 2002 alors que l'on attend le FN au plus haut, ce ne sera pas le cas, au soir du 23 avril. De là à gagner au second tour, c'est juste un scénario pour jouer a se faire peur destiné aux suffragettes vintage version Christine Angot.
a écrit le 28/03/2017 à 19:15 :
Je ne suis pas convaincu que LePen soit au niveau de ce que nous disent les sondages.
Il y a une marche entre dire qu'on va voter LePen et effectivement le faire.
Par contre si c'est Fillon et LePen qui sont aux deuxième tour, je m'abstiendrais.
Une victoire de Le Pen, c'est un pays ingouvernable parce qu'il n'y aura pas de majorité à l'Assemblée Nationale pour la soutenir. C'est aussi la possibilité de voir de quoi ils sont capables, qu'elle est leur capacité de nuisance. Je me doute bien qu'une fois au pouvoir ils vont tout faire (surtout l'entourage de LePen), démocratiquement ou pas pour s'y maintenir. Le moment sera alors venu de vérifier la solidité des institutions. Je n'ai aucun doute, gagnant ou pas, c'est le chant du cygne du FN...Et si je me trompe, c'est la guerre civile.
Réponse de le 28/03/2017 à 22:26 :
Erreur : il y a surtout une marche entre voter Le Pen et le dire ! A suivre...
Réponse de le 30/03/2017 à 8:13 :
" leur capacité de nuisance " ?!!
Il n'y a qu' a regarder les communes administrées par le FN , aussi bien que beaucoup !
Réponse de le 31/03/2017 à 20:58 :
Valbel89... vu votre commentaire, vous n'avez certainement pas lu son programme !!!?
a écrit le 28/03/2017 à 19:12 :
Plus trivialement et sans équation mathématique, pour être élu MLP devra doubler son pourcentage entre le premier et le second tour et mon bon sens paysan me laisse à penser que cette performance est très improbable même avec des taux d'abstention exceptionnellement bas. La seule chance qu'elle aurait de se rapprocher des 50% serait dans l'hypothèse d'un affrontement avec Mélenchon au second tour mais à priori nous en sommes encore assez loin.
a écrit le 28/03/2017 à 18:11 :
vous oubliez que les français en ont ras le bol des professionnels de la politique qui les trompent depuis des dizaines d'années.( Macron y compris )
Par ailleurs, vous ne tenez pas compte d'un outsider François Asselineau , qui même s'il n'est pas au second tour , peut prendre beaucoup de voix , notamment a gauche et rameuter les abstentionistes, il peut y avoir des surprises en France comme pour Trump. alors vous qui prétendez avoir prévu l'election de Trump , faites entrer l'UPR dans vos calculs !
a suivre donc
Réponse de le 28/03/2017 à 22:14 :
Asselineau, HEC, ENA, haut fonctionnaire et ex-élu des listes tibéristes à Paris en 2001. Effectivement un profil très original à même de séduire massivement à gauche et parmi les abstentionnistes....
a écrit le 28/03/2017 à 17:38 :
Analyse intéressante ! Par contre j'y mettrai un petit bémol.

Les intentions de vote pour Marine Le Pen ne seront peut-être pas celles indiquées dans les sondages. Il y a les purs et durs Le Pen et il y a ceux qui veulent renverser la table.

Le jour du vote du second tour, ces gens là et d'autres comme les fameux PRAFistes ( Plus Rien A Faire) auront-ils toujours envie de se faire peur ?
a écrit le 28/03/2017 à 17:30 :
Le Pen peut effectivement passer. A noter toutefois que tout son programme ne tient plus la route si les français disent non à un référendum sur la sortie de l'euro ensuite, ce qui est très probable vu l'attachement des français à l'euro, car tout son plan de relance notamment est basé la dessus. Rappelons que l'Union européenne n'est à l'origine que de 20% des lois en France dont 80% sont française. Donc accuser l'Union européenne de tous les maux est encore une des nombreuses imposture et incohérences de le Pen prête à tout pour le pouvoir.
a écrit le 28/03/2017 à 17:05 :
Donc, pour le deuxième tour, nous aurons face a face: Le programme concocté par les fonctionnaires de cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles, le fameux GOPE, pour le préfet présidentiel et de l'autre, un peuple qui aimerai que l'on l'écoute!

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