Pourquoi le PIB par habitant décroche en France

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Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi. / DR
La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, contrairement à l'Allemagne, pourquoi le PIB par habitant décroche en France

L'idée du décrochage français s'est bâtie sur la base de quelques indicateurs phares. Le déclin de la part de l'industrie et des secteurs d'exportation. Celui de nos parts de marché également. Mais surtout sur la base du PIB par tête. C'est-à-dire de la richesse produite sur notre territoire rapportée au nombre d'habitant. Qui s'éloigne continument de la trajectoire moyenne de l'OCDE depuis l'aube des années 90.

Mais c'est bien au cours de la décennie 2000 que le fossé prend de l'ampleur, et que prend corps peu à peu l'idée d'un décrochage dont les racines seraient d'ordre structurel.

D'autant que lorsque l'on précise les choses, et que l'on dépasse la moyenne de l'OCDE, qui recouvre des situations très diverses, le fossé, est à l'échelle  de celui qui  s'est creusé avec la seule économie américaine, économie de référence, emblématique de la dérèglementation et d'un positionnement technologique de pointe.

L'histoire commune de la vieille Europe

Durant les années 2000, et jusqu'à la crise France et Allemande semblaient s'inscrire dans une histoire commune. Celle d'une vieille Europe, fonctionnant sur une base d'emploi trop étroite, privilégiant des solutions de partage du travail et peinant à inclure la main d'œuvre peu qualifiée dans l'emploi.

Il était clair alors, et les études empiriques étaient sans appel, que le décrochage du noyau dur européen avait pour source principale,  la difficulté de ses économies à mobiliser leur main d'œuvre. L'analyse des contributions pour expliquer notre écart de PIB par habitant avec les États-Unis soulignaient un un trop faible taux d'emploi et une moindre durée du travail par personne occupée. Ce constat reste d'ailleurs vrai en niveau.

En revanche, nos écarts de productivité horaire apparaissaient comme une variable de second ordre. Et en dynamique, il est vrai que sur longue période, rien ne différenciait vraiment les trajectoires de productivité de ces différents pays. D'où une focalisation sur la problématique du marché du travail, et sur sa dérèglementation comme clé de résolution du gros de nos problèmes.

A y regarder de près, cependant, les choses sont beaucoup moins simple. La capacité de l'économie américaine à mobiliser plus de volume de travail par rapport à sa population est bien la clé explicative des écarts dans les années 1990. Dans les années 2000 et jusqu'à la crise de 2007-2008, toutes les économies s'inscrivent dans un mouvement de baisse. Mais l'économie américaine maintient son avantage relatif, au moins jusqu'au milieu de la décennie.

Avec plus de recul, ce qui apparaissait alors comme un ajustement cyclique, temporaire donc, s'avère être une tendance lourde.

La croissance américaine est devenue beaucoup moins inclusive

Son taux d'activité et son taux d'emploi  sont revenus dans la norme européenne. Et ce n'est plus de ce côté-là qu'il faut rechercher l'avantage américain en termes de croissance du PIB par tête... Mais bien du côté de la productivité. Moins inclusif, laissant moins de place aux emplois à faible qualification, l'économie américaine s'est recentrée sur ses composantes à plus forte productivité. Et ce recentrage fait ressortir le fait que l'économie américaine a d'abord construit son avantage en termes de PIB par habitant, sur une meilleure efficacité productive, et non sur la prolifération des activités à faible valeur ajoutée qui plombait sa moyenne de productivité.

Le récent décollage allemand, et son mouvement de convergence vers les États-Unis est également riche d'enseignement. En apparence et du strict point de vue comptable, ce rattrapage est dû à la montée du taux d'emploi.

Montée saisissante depuis le milieu des années 2000

L'Allemagne a créé un écart de près de 10 points avec la France en quelques années. En multipliant les petits jobs notamment.

Elle a été aidée aussi en cela par le fait que sa pyramide des âges joue aujourd'hui à son avantage. La part des personnes d'âge hyperactif, les 25-59 ans qui sont majoritairement en emploi est stable quand elle décroit sensiblement en France.

Mais, ce qu'il faut surtout retenir, c'est que l'Allemagne a réussi cette inclusion sans plomber ses performances moyennes de productivité. Le vrai ressort de son rattrapage, ce n'est pas le déversement massif des peu qualifiés sur les petits jobs, mais sa capacité à développer dans le même temps des secteurs à forte valeur ajoutée et à forte productivité, qui sont la vraie clé de son rattrapage.

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Commentaires
a écrit le 11/05/2015 à 16:33 :
PIB = BIDON
a écrit le 01/05/2015 à 16:36 :
On nous sert la loi de la paresse qui exploite le travail… le bureaucratisme invente la croissance, c’est du flan comme le PIB est bidon. Les français précaires sont des serfs alors qu’on défiscalise et qu’on fait des rentiers d’Etat ou de niche. A quand une évolution ? On bétonne les bonnes terres, on dit qu’il faut manger 5 fruits et légumes, on importe au lieu de produire, n’est-ce pas idiot ? Veut-on affamer la population ? Pendant que Mr le fonctionnaire décrète l’emploi le chômage augmente alors qu’on fait des fusions mises au chômage des salariés par décret ministériel, on appelle cela justice ? Ne fait-on pas dans la mafia popolitiquoénargofinancière ? La république du mensonge et des copains sur des allocations supprimées à des ingénieurs talentueux parce qu’ils cherchent du travail, c’est l’élimination des éléments créatifs… la république Taxetout. Que signifie mérite républicain ? On trouve des maquilleurs à 1900 net, des techniciens vidéo à 3600 net et des ingénieurs à 2000 net pour 50h, des chauffeurs du sénat à 6000 c’est bac plus combien ? Et des avocats sans emplois, 16%, alors que des fonctionnaires ne feraient pas leurs 25h ? Pourquoi ne pas poser les bases d’un mouvement protestataire alors qu’il existe 50% d’abstention ? Ne fait-on pas dans l’Etat con anti jeune et anti croissance, arbitraire et le détournement de pib ? Question aux lecteurs, la république des valeurs n’est-ce pas du flan ? Le français c’est compliqué, quand on dit qu’on n’est pas maillot jaune du peloton dans les pays pseudo humanistes, n’est-on pas proche du peloton d’exécution, une exécution de quoi ? Ne fait-on pas dans le baron de la drogue au gouvernement, on supprime les frontière, on drogue les français on fait fortune avec des normes et on fait fermer les petits commerces à l’avantage de certaines enseignes de malbouffe en graissant quelques pattes. On profite de tout même des allocations cahiers nuls… on produit des stylos vides, on fait les poches des retraités, honnêtes citoyens sans vergogne. On n’est pas encore à Gergovie !
a écrit le 01/05/2015 à 15:03 :
Quelle est votre définition pour pib? C'est plus y a de gratte papiers plus y a de pib, c'est pour la relance de la filière bois? Ne fait-on pas dans le fuhreur strabique, le crétinisme pyrénéen? Pour les dents, à quand la roulette alors qu'on jouerait à la roulette russe financière avec le pmu financier et la politique des bulles?
a écrit le 01/05/2015 à 14:59 :
Pour faire du PIB en France, on fait des ronds-points, pourquoi ne pas doubler le pont de Tancarville?
Les allemands ont un pib qui augmente, on fait dans l'esbrouffe spéculative?
a écrit le 30/04/2015 à 22:19 :
PIB par habitant en France qui gagne des habitants et en Allemagne qui en perd... Comment ce ratio pourrait-il évoluer en faveur de la France ? C'est tout bête, mais à PIB constants, les PIB par habitant de ces deux pays évoluent obligatoirement en sens inverse
a écrit le 30/04/2015 à 17:08 :
Explications peu pertinentes. Contentons-nous de comparer USA et France. Ce qui compose le faible différentiel relatif des PIB par habitant tient en 4 éléments : les bulles et la variation de la devise américaine, son pôle médicale qui incorpore la sécurité sociale privée dans un mixte de métiers, un capitalisme de dividendes et de valorisation des entreprises lui permettant de payer ses retraites et enfin le fait que les américains ont implanté dans le monde occidental puis sur toute la planète grâce à la guerre des dizaines de "marques" devenues incontournables de produits basiques qu'ils font évoluer à l'exemple de 3M ou Procter&Gamble. Une partie du premier point concernant la devise et les taux se lisse progressivement par rapport à l'euro qu'utilise la France, la valorisation et la question des retraites le fera aussi dans les 5 ans tandis que les injections type QE ont fait l'objet de négociations qui aboutissent à une réciprocité décalée dans le temps. Le pôle médical US se concentre considérablement ses sociétés y dépassent facilement les 100 milliards sans que l'on n'y trouve, à tort, à redire alors qu'elles couvrent assurances sociales, cliniques et de multiples métiers périphériques de la santé, il y a là un disfonctionnement dont les conséquences seront douloureuses. Les retraites américaines sont garanties par la survalorisation des entreprises ce système est structurel, différent de la notion de bulle même s'il en constitue une constante, c'est un désavantage pour nos entreprises, sujet qu'également nous n'abordons pas ouvertement. Enfin, la guerre a permis aux américains d'implanter des dizaines de marques emblématiques qui se regroupent petit à petit sur quelques entreprises, cela leur permet sans grand risque d'obtenir de meilleures marges qui permettent le financement de publicités qui en retour les font perdurer. Le temps efface progressivement ces fleurons comme Heinz, Colgate, Black&Deker, Texas Instruments, Coca Cola, Gillette et des dizaines d'autres mais ils constituent un avantage certain qui ne tient en rien à la technicité ni à la productivité. Face à ce tableau la France a fait il y a longtemps le choix de la matrice : n'investir que dans les segments fortement rentables et abandonner les autres. Ceci provoque de la casse et du chômage mais permet de constituer de très grands groupes. Dans le Fortune Global 500 qui fait référence, nôtre pays réalise un chiffre d'affaire total cumulé en 2013 supérieur de peu à l'américain par habitant nonobstant un différentiel de population et donc de clientèle d'environ 1 à 5. Pourtant la période des QE américains avait fait baisser cette performance. C'est bien ce qui inquiète nos amis qui fusionnent leurs entreprises à tour de bras pour rattraper un retard relatif qu'ils perçoivent bien. Pour d'autres raisons nous avons accepté un euro fort pénalisant. Dans 5-6 ans la mesure des PIB par habitant sera à parité ou fortement favorable à la France.
a écrit le 30/04/2015 à 14:13 :
Quand on dit en Allemagne ou en France ....on ne parle pas des politiques publiques mais des choix stratégiques des actionnaires privés....les nôtres cherchent le profit immédiat, les allemands jouent sur le long terme : notre industrie, hormis quelques pépites, était orientée sur les produits de consommation, l'allemande sur les machines outils et le haut de gamme.La réunification et la proximité des anciens PECO a largement pourvu les industriels allemands en travailleurs à bas coût tandis que les nôtres devaient délocaliser pour rester compétitifs.
La fiscalité française doit couvrir des dépenses d'éducation ( natalité ) et militaire (histoire) beaucoup plus importantes(14.4 milliards de plus pour les armées et 16 milliards de plus pour l'éducation) et ce faisant peut paraître dissuasive aux investisseurs.
Se trouver enfin dans un monde ouvert, en concurrence avec des pays sans SMIC par exemple et avec des fiscalités différentes, ne favorise pas les choses et entraîne des commentaires qui ne nous sont pas favorables.
Au delà des critiques on aimerait entendre des propositions autres que la réduction de nos services publics et l'augmentation de la précarité pour le plus grand nombre..
Réponse de le 30/04/2015 à 17:26 :
Vous avez en partie raison, @cavalier, sauf que les choix sont surtout publics et qu'il serait souhaitable qu'ils deviennent plus souvent privés car nos réussites viennent de ce côté. Le PIB allemand est identique au français sur période moyenne, nous sommes tour à tour devant ou en arrière. Les allemands ont fait le choix massif de l'automobile, nous ne le pouvions pas, car les américains leur ont donné cet avantage comparatif en venant s'installer uniquement chez eux. Leurs trois entreprises de tête font partie de ce secteur et l'essentiel des autres participe de cette sous-traitance, la population est aussi d'un tiers supérieure à la française. Avec ce choix on peut penser au long terme mais la position est aussi risquée et le terme peut se transformer en rigidité. Nous avons plus d'entreprises parmi les grandes que nos voisins pour un chiffre supérieur. Evitons de dénigrer sans raison notre pays.
a écrit le 30/04/2015 à 12:15 :
soyons clair

1936 echec
1945 echec
1981 echec
1999 echec
2012
Le socialsime est nuisible a l'economie et il le revendique : primaute d'une logique Politique sur les lois de l'Economie.
C'a n'a jamais marché, ca ne marche, cela ne marchera jamais.
Réponse de le 30/04/2015 à 14:56 :
Quelle pudeur d'ignorer toutes les autres dates .... Celles pendant lesquelles la droite a gangréné l'économie ..... La droite "C'a n'a jamais marché, ca ne marche, cela ne marchera jamais" Vous avez RAISON !
a écrit le 30/04/2015 à 12:01 :
Il faut comparer ce qui est comparable. il faudrait par exemple savoir comment est comptabilisé le travail de la fonction publique (n'en déplais à certains les fonctionnaires travaillent aussi le nier c'est de l'idéologie!) Si par exemple aux USA ou il y a plein d'enseignement privé et de sociétés de sécurité cela entre dans le PIB alors qu'en France ces services sont plus assurés par la fonction publique donc pas de facturation il y aurai un biais significatif et il dit-y avoir de nombreuses autres discordances
Réponse de le 30/04/2015 à 12:41 :
En comptabilité nationale (INSEE) calcul du PIB

PIB = somme des valeurs ajoutees (pour secteur marchand- qui est cense lui créer de la valeur) + coût des services (pour le secteur publique non marchand, la production du secteur public évalue au coût (salaires.;) de ses services car pas de facturation comme vous dites).

Donc non pas de biais cela ne joue pas
a écrit le 30/04/2015 à 11:21 :
Parce qu'on n'investit et ne produit et ne travaille pas assez. On taxe trop, on paralyse trop, et on fait du socialisme. C'est un choix.
a écrit le 30/04/2015 à 10:02 :
Travailler c'est comme boire:il faut le faire avec modération.Trop travailler c'est enrichir l'état .Donc dès que le seuil est atteint: 2 verres ou 35h il faut savoir s'arrêter .
a écrit le 29/04/2015 à 23:40 :
La théorie de la societe de service est une immense arnaque d'énarque

Si vous ne produisez rien vous finirez a la rue
Le travail le courage et la récompense sont les seules choses qui amènent la richesse
a écrit le 29/04/2015 à 23:05 :
quand.de.moins en.moins de.monde.bosse c est.assez.logique faut pas.vous gratter la tete pour comprendre.
Quand a ceux quo.bossent c est un coup de.massue fiscale
a écrit le 29/04/2015 à 21:48 :
En France, on a fait le choix de l'impôt absurde et confiscatoire pour empêcher l'investissement et l'innovation. On préfère la redistribution et l'égalitarisme, ainsi que le partage de la pauvreté. C'est un choix, mais ce n'est pas un avenir...
a écrit le 29/04/2015 à 16:59 :
Les annees 2000? c'est les 35h non?
Réponse de le 29/04/2015 à 19:31 :
Le socialisme importe la misère, produit des taxes et exporte les riches !
a écrit le 29/04/2015 à 16:35 :
Toujours aussi pertinents ces exposes. Merci ca change du bla bla habituel!
a écrit le 29/04/2015 à 15:51 :
La France aime le fonctionnariat et déteste l'actionnariat. La France veut s'enrichir avec l'impôt et le repos. La France fait de la morale et râle. Inutile de pleurnicher, on l'a cherché.
a écrit le 29/04/2015 à 14:49 :
Et vos êtes surpris? Quand on ne crée pas ou peu de richesse, ce qui est le cas de la France depuis des lustres, que l'on privilégie le partage du travail au détriment de la création de travail et de richesse, il ne faut pas s'étonner. A chaque fois que la population augmente alors que nous ne produisons plus rien, nous devenons collectivement plus pauvre. Il suffit de comparer le revenu par habitant. la France est en queue de peloton depuis longtemps. des pays comme l'Espagne, la GB nous ont tous rattrapés ou dépassés. Comparée à la Suisse, à al Norvège, l'Australie, Les USA, la Suède, même la GB, notre pib est plus bas de 15 à 50% voire davantage. Et nos politiques?????? Vivement 2017! Pours distribuer ( RSA, ALLOC etc..) il faut un pays en ordre de marche qui fonctionne. la France??? je crois que tout est dit, non?
a écrit le 29/04/2015 à 14:42 :
Le PIB par habitant décroche en France

Normal

depuis 15 ans les énarques politicards et les piètres dirigeants ont fait croire que produire du bas de gamme était une idée géniale ;

encore aujourd'hui des énarques et piètres dirigeants d'entreprises comme Tavares Ghosn etc réduisent le nombre de modèles proposés aux clients

Pendant ce temps, les autres pays et les dirigeants des autres constructeurs comme Yundai Kia sont montés régulièrement en gamme et augmentent leurs nombres de modèles pour proposer à leurs clients plus de choix ...

La différence :
- les Français c'est moins moins avec d'incessants blas blas erronés, approximatifs, en voulant donner des leçons et "dresser" leurs clients ... sauf qu'ils les dressent contre eux !

- les allemands et autres pays c'est plus plus, avec précision, dans le silence, ils agissent en écoutant et en comprenant leurs marchés
a écrit le 29/04/2015 à 13:55 :
Il suffit de faire le ratio entre la recherche produite et la somme des chômeurs, des fonctionnaires et des immigrés au RSA.
a écrit le 29/04/2015 à 13:33 :
la france a fait le choix de l'oisivete, on ne peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre!!!!!!
la france a egalement fait le choix de faire la lutte des classes, c'est a dire de chasser le grand capital qui vole et exploite d'innocents syndicalistes d'extreme gauche... alors on ne peut pas vouloir avoir une industrie forte ! ( vu que l'industrie est 'intensive en capital')
apres, on peut discuter des details...
Réponse de le 29/04/2015 à 13:57 :
De toute façon, la France a fait le choix de la désindustrialisation depuis fort longtemps. D'ailleurs c'est le capitalisme et la finance qui prônent la désindustrialisation. Il n'y a qu'à regarder l'Angleterre pour comprendre.
Réponse de le 29/04/2015 à 13:59 :
sauf que ce n'est pas la France qui a fait le choix. C'est le choix de ses dirigeants déconnectés de la réalité.
Et maintenant, place au mur ...
Réponse de le 29/04/2015 à 14:16 :
le decrochage de la france par rapport à l 'allemagne en terme de pib par habitant est essentiellement du à la dynamique démographique de notre pays qui gagne des habitants durant cette période avec une croissance morose alors que l'allemagne a même vue sa population baisser avec une croissance tout aussi morose
Réponse de le 29/04/2015 à 15:08 :
non, c'est le contraire!

La croissance démograhique est normalement un facteur favorable a la croissance d'un economie (plus de bras pour produire / plus de consommateurs)

c'est le systeme productif de l'Allemagne qui su faire la différence en permettant de delivrer une bon niveau de croissance (production) malgré une demographie en berne. c'est le signe de son efficacité
Réponse de le 30/04/2015 à 12:51 :
oui, la theorie de la croissance dit qu'effectivement la croissance demographique est un gros moteur
concernant les choix, effectivement, c'est des elites deconnectees ( pour lesquelles les francais ont vote!) qui ont pris la decision... au UK aussi, y eu des pbs, maintenant pour info, la GB produit plus de voitures que la france, et s'est tres fortement reindustrialisee ces dernieres annees
c'est pas avec la politique anti-entreprises ( loi florange, insultes, dailymotion-isation, taxe a 75%, etc) qui vont faire revenir quoi que ce soit, surtout quand les syndicats veulent la semaine des28 heures payees 40)

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