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"Réussir les transformations du monde" : suivez les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence 2022

latribune.fr

Publié le 10 juillet 2022 à 14:30 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:10

borne

Photo d'illustration

Glasshouse pour les REAix

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

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#REAix LIVE | 350 intervenants de 45 nationalités, représentant les différentes parties prenantes de la société débattront pour « Réussir les transformations du monde ». Société, environnement, jeunesse, tech, relations internationales, industries, entreprises, santé… 61 conférences permettront d’identifier des solutions aux défis de notre époque, dans un programme axé autour de 4 grandes transformations. Suivez en direct les conférences d'Aix-en-Provence...

//// ARTICLE MISE EN LIGNE LE 08/07/2022 A 13:30 | Mise à jour 10/07 à 16:30

DIMANCHE 10 JUILLET

En conclusion des Rencontres économiques, le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique a érigé le « défi du travail » en priorité, aux côtés du « défi climatique » et du « défi des finances publiques ».

bruno le maire reaix 2022
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Retrouver une « vision universelle du travail », c'est la mission que vient d'assigner Bruno Le Maire aux responsables économiques et politiques présents aux Rencontres d'Aix 2022.

« Est-ce que le travail peut mieux payer ? »a interrogé, à la volée, le ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.« Toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter leurs salariés »,a-t-il ensuite exhorté, avant de le répéter une deuxième fois sous des applaudissements plus nourris.

En marge de l'événement, Bruno Le Maire a déclaré à des journalistes que "nous sommes au cœur du pic d'inflation qui va durer encore plusieurs mois, donc il est nécessaire de passer à un soutien plus ciblé" sur les personnes aux revenus modestes qui souffrent le plus de l'inflation.

"Il faut aider ceux qui en ont réellement besoin", a-t-il souligné, ajoutant que "notre politique continuera à être une politique de l'offre"."Nous n'allons pas substituer à une politique de l'offre qui a donné de bons résultats une politique de la demande qui alimenterait l'inflation", a encore dit Bruno Le Maire, qui a "confirmé avec beaucoup de gravité que nous (avions) atteint la cote d'alerte sur les finances publiques".

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« Toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter leurs salariés », exhorte Bruno Le Maire

L'Etat veut aller vite dans le dossier EDF

A peine la renationalisation évoquée et le processus de succession de Jean-Bernard Lévy lancé, le choix du futur PDG de l'énergéticien ne va pas tarder. Devant la presse samedi, en marge des Rencontres économiques, Bruno Le Maire a précisé vouloir compter sur une nouvelle direction qui soit « opérationnelle en septembre » pour « reprendre en main la production d'électricité », aujourd'hui « au plus bas depuis des années avec 290 térawattheure » (contre une capacité 460 TW en temps normal) en raison l'arrêt de plusieurs réacteurs pour des raisons de maintenance et de corrosion...

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Retraite : la concertation débutera avant la fin de l'année

Plusieurs membres du gouvernement ont confirmé leur volonté de faire la réforme des retraites et de lancer rapidement une concertation. Même si la rentrée sociale promet d'être tendue. Plus question d'âge mais la nécessité de travailler plus longtemps est réaffirmée...

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Pour le Cercle des économistes, « l'état d'urgence économique » est déclaré

À court terme, l'enjeu de l'inflation. Pour le Cercle des économistes, la situation que nous vivons aujourd'hui est particulièrement inédite, entre craintes sociales pour les prochains mois et ambition économique pour les années à venir. À très court terme, il faut traiter le sujet de l'inflation et du pouvoir d'achat. La Banque centrale européenne est indépendante et doit mener la politique monétaire qu'elle juge opportune. Selon toute vraisemblance, elle va se fixer un objectif semblable à la FED de casser l'inflation le plus rapidement possible.

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Le Cercle des économistes déclare « l'état d'urgence économique »

SAMEDI 9 JUILLET

Le système éducatif français "sait produire l'excellence" mais "est sans doute l'un de ceux qui reproduit le plus les inégalités", a estimé la Première ministre Élisabeth Borne samedi lors d'une intervention aux Rencontres économiques.

borne
Photo d'illustration (Crédits : Glasshouse pour les REAix)

Dans un discours d'une quinzaine de minutes consacré aux "transformations" mondiales, Mme Borne a présenté l'éducation comme "notre premier bien commun", avec des "défis considérables" pour la France.

"Je pense qu'on a en France un système qui sait produire l'excellence et on a vu encore la semaine dernière la médaille Fields, qui a été obtenue par Hugo Duminil-Copin", mais "un des principaux défis que connaît notre système éducatif, c'est qu'il est sans doute l'un de ceux qui reproduit le plus les inégalités", a-t-elle jugé.Selon la Première ministre, "on a aussi un paradoxe d'avoir encore un taux de chômage qui n'est pas celui du plein emploi et néanmoins des entreprises qui éprouvent de très grandes difficultés à recruter. Donc ça veut dire que notre système éducatif, notre système de formation, manifestement ne forment pas les compétences dont notre économie a besoin".Elle s'est dite "convaincue qu'on a une transformation profonde à faire de notre système éducatif pour permettre à chacun de révéler ses talents"."C'est évidemment les enseignants qui sont au cœur de ce défi considérable", "il y a une énorme démarche de revalorisation du métier d'enseignant qui est indispensable, et il faut sans doute aussi repenser ce métier d'enseignant et le faire bien sûr avec ceux qui sont les premiers concernés, c'est-à-dire les enseignants eux-mêmes", a souligné Élisabeth Borne.

Dans sa déclaration de politique générale mercredi, la Première ministre avait dit vouloir "continuer la refondation de l'école", pour qu'elle "conforte les savoirs fondamentaux" et "s'empare des nouveaux savoirs comme le codage informatique".

Elle avait évoqué la revalorisation des enseignants et un "nouveau pacte" à bâtir avec eux lors de la "concertation" prévue à partir de septembre.

Dans la lignée du plan "Marseille en grand" et des annonces du chef de l'État pour davantage d'autonomie, Élisabeth Borne veut donner "des marges de manœuvre" aux établissements pour s'adapter aux "situations locales et aux besoins des élèves".

En 2017, Emmanuel Macron avait insisté sur la lutte contre la reproduction des "inégalités sociales" à l'école, en ciblant "les premiers âges" avec le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire.

Durant sa campagne 2022, il a annoncé vouloir étendre ces classes dédoublées.

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Photo d'illustration (Crédits : Glasshouse pour les REAix)

Le bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie pourrait être remplacé par des aides plus ciblées à destination des Français modestes l'an prochain, a indiqué a Première ministre.

"On ne va pas exposer les Français les plus modestes à des hausses inconsidérées du prix de l'énergie", a assuré la cheffe du gouvernement devant la presse. "S'il n'y avait pas de bouclier" sur le prix du gaz ni de plafonnement sur les prix de l'électricité, "l'électricité serait un tiers plus chère, et le gaz 45 à 50%" plus cher, a-t-elle pointé."On n'imagine pas demander aux Français, à commencer par les Français modestes, de payer leur gaz 45% plus cher ou leur électricité un tiers plus chère".

Pour autant, vu le coût du bouclier tarifaire pour l'Etat, "il faut passer de mécanismes généraux à des mécanismes plus ciblés", a jugé Elisabeth Borne. "Le travail est en cours", a-t-elle ajouté.

Jeudi, le gouvernement a déjà annoncé qu'une aide ciblée sur les personnes qui prennent leur voiture pour aller travailler prendrait le relais en octobre de la remise générale de 18 centimes sur le prix du litre de carburant, qui va diminuer progressivement puis s'éteindre définitivement en décembre. Interrogée sur l'opportunité de mettre en place une taxe sur d'éventuels "surprofits" que réaliseraient les énergéticiens à la faveur de la forte hausse des prix de l'énergie, Mme Borne s'est montrée plus évasive.

"Sur le principe évidemment, s'il y a des gens qui tirent des surprofits de la crise, on souhaiterait que ça puisse bénéficier à tout le monde et alléger les charges que la crise peut générer", a-t-elle affirmé."Après, c'est pas complètement simple", a-t-elle immédiatement nuancé. "Beaucoup de nos voisins ont mis en place des mécanismes pour taxer ces surprofits", mais "on n'est pas dans la même situation" en France, a-t-elle ajouté.D'une part, "EDF a des difficultés de production aujourd'hui sur son parc nucléaire et on importe massivement" de l'électricité depuis l'étranger, a souligné la Première ministre, écartant de ce fait l'existence de "surprofits" pour l'énergéticien.D'autre part, "on a des compagnies pétrolières qui ont des activités de distribution en France (mais) qui ne dégagent pas de super-profits", a-t-elle noté.

Intervention de Melinda French Gates


"La vitesse du changement, c'est-à-dire de l'installation d'un nouveau régime macroéconomique, m'a surpris", a reconnu l'économiste Christian de Boissieu. Pour la France, par exemple, l'Insee (Institut national de la statistique) prévoit un indice des prix à la consommation en hausse de 6,5% à 7% à l'automne, du jamais vu depuis près de 40 ans.

En conséquence, "la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre et la BCE (Banque centrale européenne) entrent dans le jeu pour faire remonter les taux d'intérêt, ralentir la croissance et par ce double mécanisme viennent réduire l'espace budgétaire", a expliqué l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Pierre-Olivier Gourinchas.

Dans l'environnement actuel, il y a donc "moins de place pour le budgétaire et plus de place pour le monétaire". En clair, les marges de manœuvre des gouvernements pour lutter contre l'inflation sont réduites parce qu'ils ne peuvent plus financer la dette publique aussi facilement que par le passé, tandis que les Banques centrales doivent remonter les taux pour freiner la hausse des prix.

L'envolée des cours de certaines matières premières ou des composants électroniques avait commencé à se transmettre à l'ensemble de l'économie avant même le début en février de la guerre en Ukraine, sur fond de reprise post-pandémie et d'une offre inférieure à la demande.

« La transformation écologique nécessite impérativement l'industrialisation du pays »

Présent aux Rencontres économiques, le directeur général de la Caisse des Dépôts rappelle l'importance du développement maîtrisé des territoires et de la compréhension à avoir du dialogue entre les élus et l'ensemble des acteurs économiques. Le tout dans un esprit d'indépendance et de décentralisation qui semble plutôt bien fonctionner, comme l'appétence pour le programme Action Cœur de Ville semble le démontrer. Et si la crise a également redonné une aura particulière aux villes moyennes, le sujet d'une économie capable d'intégrer l'écologie semble être une équation bien moins compliquée à résoudre qu'il n'y paraît, à partir du moment où elle est bien anticipée.

Le territoire n'a jamais été autant au cœur des attentions. Si on le regardait déjà différemment avant la crise, les changements et remises en question engendrés par celle-ci ont sans doute accélérer un mouvement de fond qui, certes, existait déjà mais de manière plus discrète. Pour rappel, c'est déjà dans un contexte de pouvoir redonné aux élus que la Caisse des Dépôts a lancé la Banque des Territoires en 2018. L'idée était déjà de confier à nouveau les manettes décisionnelles aux élus, ceux qui sont sur le terrain et connaissent tout du besoin de leur territoire. Quatre ans après la naissance de cette marque, Eric Lombard n'est pas mécontent du bilan qu'il juge « positif » en rappelant que « le volume de l'investissement sur les territoires a été multiplié par 3 ». Des territoires « qui se transforment ». Vite. L'enjeu étant que cette transformation se fasse bien.

A LIRE AUSSI

« La transformation écologique nécessite impérativement l'industrialisation du pays » (Eric Lombard, Caisse des Dépôts)

VENDREDI 8 JUILLET

L'Europe est en tête dans le monde pour les indicateurs de développement humain mais son modèle est en péril face aux Etats-Unis et à la Chine qui affichent une croissance plus forte grâce aux nouvelles technologies, selon une étude par le cabinet McKinsey publiée à l'occasion des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.

Les habitants de l'Union européenne ont une espérance de vie moyenne de 81 ans, contre 79 pour les Américains et 77 pour les Chinois, tandis que les émissions de CO2 par habitant sont plus faibles et diminuent plus rapidement en Europe, rappelle le cabinet. Mais ces avantages du Vieux Continent sont selon McKinsey menacés par son retard dans les nouvelles technologies, qui ne sont pas "un secteur d'activité parmi d'autres dans lequel l'Europe pourrait éventuellement se permettre d'être distancée", selon l'étude.

Aujourd'hui "une dizaine de domaines technologiques sont devenus transverses au reste de l'économie" et sont déterminants pour la compétitivité, que ce soit dans l'industrie ou les services, affirment les auteurs de l'étude.

L'Europe risque le décrochage face aux Etats-Unis et à l'Asie

Aujourd'hui "une dizaine de domaines technologiques sont devenus transverses au reste de l'économie" et sont déterminants pour la compétitivité, que ce soit dans l'industrie ou les services, affirment les auteurs de l'étude.

L'Europe est en pointe dans les matériaux avancés et les technologies vertes, mais elle est distanciée dans les infrastructures informatiques distribuées, l'ordinateur du futur, l'intelligence artificielle, les logiciels, la confiance numérique. Elle est partiellement à la hauteur pour l'automatisation, la connectivité et les biotechs.

Le retard européen, "s'il devait se confirmer dans les prochaines années sur les nouvelles ruptures en phase de maturation, induirait un lourd coût d'opportunité économique", met en garde McKinsey. Mais "nos champions technologiques nationaux, qu'ils soient allemands, français, espagnols, ont encore des difficultés à sortir de leurs frontières nationales et à gagner en échelle", a expliqué Clarisse Magnin-Mallez, directrice générale de McKinsey en France et co-auteure de l'étude.

Cela est notamment dû aux "règles sociales et fiscales à l'intérieur de l'Europe qui ne sont pas suffisamment homogènes. On cumule ainsi deux inconvénients: un paysage très morcelé et une concurrence entre pays sur certains éléments", selon la directrice de McKinsey qui veut "favoriser les fusions-acquisitions nécessaires à la souveraineté européenne".

Une autre raison est qu'"on ne met pas assez de ressources dans le système éducatif: on se retrouve avec un double déficit de compétences et d'attractivité. Les immigrants dits inventeurs sont deux fois plus nombreux à choisir les États-Unis plutôt que l'Europe", déplore aussi Clarisse Magnin-Mallez.

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Photo d'illustration (Crédits : Glasshouse pour les REAix)

Lagarde appelle à ne pas régler les désaccords par la "violence"

L'Europe est en pointe dans les matériaux avancés et les technologies vertes mais elle est distanciée dans les infrastructures informatiques distribuées, l'ordinateur du futur, l'intelligence artificielle, les logiciels, la confiance numérique. Elle est partiellement à la hauteur pour l'automatisation, la connectivité et les biotechs.

Quelques heures après l'assassinat de l'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d'un meeting, la présidente de la BCE Christine Lagarde a lancé un appel au dialogue et souligné que la violence ne réglait pas les désaccords.

"Je voudrais juste avoir une pensée pour Shinzo Abe qui vient de mourir sous les balles d'un assassin. C'était un membre du G20, quelqu'un que je connaissais bien et que je regrette", a affirmé l'ancienne directrice générale du FMI en ouverture des Rencontres économiques.

Interrompue par une salve d'applaudissements des quelques centaines de personnes présentes, Christine Lagarde a poursuivi en martelant que "la démocratie (passait) aussi par le respect du dialogue, des oppositions, des désaccords, qui ne sont pas nécessairement réglés par la violence".

Détenteur du record de longévité au poste de Premier ministre, qu'il avait quitté en 2020, Shinzo Abe a été tué par balle vendredi dans l'ouest du Japon, ce qui a suscité une vive émotion dans le pays et à l'étranger.

Plus tôt lors de son intervention, évoquant la guerre en Ukraine, Mme Lagarde avait appelé à "arrêter d'être focalisé sur une seule zone du monde. Il y a des violences et des conflits dans toutes les zones du monde, qui, conjugués à la catastrophe climatique, à l'aggravation des inégalités, mettent en péril le bien-être mais aussi la subsistance de millions d'individus", a-t-elle rappelé.

Également invité à s'exprimer en ouverture des Rencontres, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a lui aussi livré un plaidoyer pour la démocratie.

"Le nombre de pays où on peut critiquer ceux qui nous dirigent baisse d'année en année. Cette question est fondamentale, (...) de plus en plus de gens ont l'impression d'être dessaisis des enjeux qui les concernent", a-t-il regretté.
"A chaque fois qu'il y a une transformation, il faut qu'elle soit négociée à tous les niveaux. Je crois qu'il faut remettre du débat partout, ne pas se laisser désapproprier par quelques-uns qui pourraient décider pour nous. Autrement, on contestera tout en permanence", a conclu le patron du premier syndicat français.

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A LIRE AUSSI

DIRECT. La Tribune reçoit les décideurs aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence

PRESENTATION DES RENCONTRES

Accélération de l'inflation, crise énergétique... de vendredi à dimanche, les 22e Rencontres économiques d'Aix-en-Provence réuniront experts, patrons et ministres autour des urgences économiques actuelles, dans un monde pas encore tout à fait remis de la crise sanitaire. Les 350 orateurs conviés à Aix, rejoints par des jeunes, débattront aussi d'enjeux plus structurels comme le climat, la formation, le partage des richesses ou la raison d'être des entreprises.

Plus de quatre mois après le lancement de l'offensive militaire russe, la situation en Ukraine ne fera pas l'objet d'un débat spécifique. Mais "l'Ukraine et la relation avec la Russie seront là tout le temps", promet Hippolyte d'Albis, le président du Cercle des économistes qui organise l'évènement.

"L'inflation, c'est comme les kilos en trop..."

"Grosse nouveauté" de l'édition 2022 selon Hippolyte d'Albis : les débats prévus autour du pouvoir d'achat. "On n'en a pas tant parlé que ça ces dernières années", juge-t-il alors que le gouvernement s'apprête à dépenser 25 milliards d'euros supplémentaires pour freiner l'érosion du pouvoir d'achat.

Pour le président des Rencontres d'Aix Jean-Hervé Lorenzi, la priorité "dans les 12 mois à venir, c'est d'éviter toute forme de récession ou de très faible croissance".

Habituées de l'évènement, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde et l'ex-économiste en chef de l'OCDE Laurence Boone, tout juste nommée secrétaire d'Etat chargée de l'Europe, débattront vendredi des nouvelles formes que peut prendre la mondialisation et du rôle des acteurs politiques pour redonner confiance aux citoyens.

"Face à la multiplication des urgences, le gouvernement ne priorise pas", tacle M. d'Albis qui se demande si les dépenses engagées pour soutenir le pouvoir d'achat ne vont pas en partie alimenter l'inflation en soutenant la demande.

Si certains économistes pensent toujours que l'inflation va revenir à moyen terme à un niveau proche de sa cible de 2%, ils sont de plus en plus nombreux à croire à un changement d'époque. "L'inflation, c'est comme les kilos en trop, une fois que vous l'avez, c'est compliqué de s'en débarrasser", estime Hippolyte d'Albis.

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PROGRAMME & STREAMING

Depuis plusieurs mois, les crises écologique, économique, géopolitique et sanitaire bouleversent notre monde et des défis stratégiques de grande ampleur s'imposent à nos sociétés modernes. Il est désormais urgent d'agir ! Trouver des solutions et des réponses collectives innovantes est essentiel. Il faut engager le débat pour aboutir à des propositions audacieuses pour construire un avenir responsable.

"Nous avons tenté, avec de nombreuses insuffisances,d'articuler une politiqueéconomiquede court terme et des exigences de long terme, ce qu'on pourrait appeler une stratégieéconomiquenécessaire",déclare Jean-Hervé Lorenzi.

Parmi les principaux intervenants, vous retrouverez : Melinda French Gates de la Fondation Bill et Melinda Gates, Laurent Berger, Secrétaire général de la CFDT, Jean-Claude Trichet, ancien Président de la Banque de France, l'écrivain Navi Radjou, Fawzia KOOFI, ancienne vice-présidente du Parlement d'Afghanistan, Catherine MACGREGOR, directrice générale d'Engie, Anders FOGH RASMUSSEN, ancien secrétaire général de l'OTAN, Christel Heydemann, CEO d'Orange, l'ancienne ministre Elisabeth Moreno...

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Photo d'illustration (Crédits : DR)

VENDREDI 8 JUILLET

13:30 ///////// 
> Ouverture des Rencontres Économiques

13:55 ///////// 
> SESSION INAUGURALE : Que risque le monde ?

14:45 ///////// 
> SESSION 1 Ecouter la jeunesse
> SESSION 2 Travailler demain
> SESSION 3 Gérer l'inflation
> SESSION 4 L'Europe face au Monde

15:45 ///////// 
> SESSION 5 Repenser l'agriculture
> SESSION 6 Atteindre le plein-emploi
> SESSION 7 Rétablir une souveraineté industrielle
> SESSION 8 Le choc démographique bouleverse l'équilibre du monde

16:45
> SESSION 9 Des entreprises socialement responsables
> SESSION 10 Former, innover, entreprendre pour l'avenir
> SESSION 11 Populismes et pérennité démocratique
> SESSION 12 Mondialiser la santé

17:45
> SESSION 13 Eradiquer la pauvreté
> SESSION 14 Produire dans un monde de ressources rares  
> SESSION 15 Médias & experts, renouer avec leur rôle démocratique
> SESSION 16 Assurer notre défense

18:45 ///////// 
> DÉBAT 1 Transition écologique : croissance ou décroissance ?

____

SAMEDI 9 JUILLET - MATIN

07:30 /////////  
> Grand Témoin - Les transformations vues par Melinda French Gates

08:00 ///////// 
> DÉBAT 2 Trouver la trajectoire de la décarbonation
> DÉBAT 3 Rebondir sur les nouveaux engagements de la jeunesse

08:50 ///////// 
> SESSION 17 Vivre mieux, vivre vieux
> SESSION 18 Les transformations par le progrès technologique
> SESSION 19 Territorialiser la gouvernance
> SESSION 20 Bâtir une souveraineté numérique européenne

09:50 ///////// 
> DÉBAT 4 Finance et souveraineté économique
> DÉBAT 5 Définir une trajectoire économique inclusive et durable

10:50 ///////// 
> SESSION 21 Les territoires, acteurs de la pleine activité
> SESSION 22 La finance à impact, illusions et réalités
> SESSION 23 Redonner toute leur place aux corps intermédiaires
> SESSION 24 Réguler les GAFAMs

11:50 ///////// 
> DÉBAT 6 Gouverner avec la dette
> DÉBAT 7 Réconcilier économie et politique

SAMEDI 9 JUILLET - APRES-MIDI

14:30 ///////// 
> Grand Témoin - Les transformations vues par Elisabeth Borne

14:40 ///////// 
> DÉBAT 8 Les biens communs au XXIe siècle

15:40 ///////// 
> SESSION 25 Les entreprises, essentielles au bien-être des sociétés
> SESSION 26 Les nouveaux secteurs pour produire demain
> SESSION 27 Les banques centrales au coeur du verdissement de l'économie
> SESSION 28 L'innovation au service des sociétés

16:40 ///////// 
> DÉBAT 9 Les entreprises à mission, moteur d'un nouveau capitalisme
> DÉBAT 10 Afrique-Europe, une nouvelle dynamique

17:30 ///////// 
> SESSION 29 Transformer nos cadres de vie
> SESSION 30 Emploi, les entreprises garantes de la formation
> SESSION 31 La fiscalité, enjeu démocratique
> SESSION 32 L'évolution des relations Etats-Unis - Chine

18:30 ///////// 
> DÉBAT 11 Rééquilibrer le mix énergétique
> DÉBAT 12 Se saisir des inégalités

DIMANCHE 10 JUILLET - MATIN

08:30 ///////// 
> Session spéciale

09:15 ///////// 
> SESSION 33 S'approprier la Tech
> SESSION 34 Flécher l'épargne pour la croissance
> SESSION 35 Imaginer les services publics de l'avenir
> SESSION 36 Fixer 2030 comme horizon climatique

10:15 ///////// 
> SESSION 37 Répondre à l'urgence écologique
> SESSION 38 Décider avec les parties prenantes
> SESSION 39 Une Europe entreprenante
> SESSION 40 Prévenir de nouveaux chocs sanitaires

11:15 ///////// 
> SESSION 41 Gagner la bataille du softpower
> SESSION 42 Nourrir les populations
> SESSION 43 La jeunesse, acteur des progrès du monde
> SESSION 44 Rebâtir le multilatéralisme

12:15 ///////// 
> SESSION FINALE Réussir les transformations du monde

13:15 ///////// 
> Déclaration des Rencontres Économiques

______
Sources : Le Cercle des économistes, AFP, Reuters et Bloomberg

latribune.fr

Sur le même sujet

Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

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