Le patron de la CGT en meeting à Bordeaux

Pauline Douillac

Pauline Douillac
Le meeting était fixé à 18 heures. Dès 17 h 15, un bon nombre de militants étaient présents... dans une ambiance bon enfant. On en oublierait presque que les militants CGT sont remontés. Remontés contre quoi exactement ? Explications.
Selon lui, ces élections professionnelles ont lieu dans une période inquiétante avec plusieurs aspects préoccupants : l'augmentation du nombre de chômeurs, la dégradation des conditions d'emploi (2 salariés sur 3 jugent que les conditions de travail ne sont pas bonnes), la norme d'embauche aujourd'hui devenue le Contrat de travail à durée déterminée (CDD) et le caractère exceptionnel du Contrat de travail à durée indéterminée (CDI), la montée de la précarité notamment chez les jeunes...
Thierry Lepaon et les cégétistes sont donc en campagne et rencontrent, échangent avec les personnels, les usagers. Les listes se sont rajeunies, féminisées. Les Ehpad, les structures comme des petites cliniques, hôpitaux, ont désormais des listes. Ces élections ne sont pas une histoire de résultats pour Thierry Lepaon. Plutôt que de s'intéresser à la comptabilité des votes, il préfère voir la confiance envers la CGT grandir chez les salariés et voir progresser des secteurs comme la santé où peu de salariés votaient.
Opposée à la sortie du cadre des 35 heures, la CGT pointe du doigt le caractère offensif du Medef et reproche au gouvernement d'être trop attentif à l'organisation patronale.
L'enjeu de ces élections professionnelles est donc de donner des pistes aux salariés, de tenter de leur redonner confiance et de les pousser à agir.
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Au sujet de la réforme territoriale, Thierry Lepaon est catégorique : c'est une mauvaise idée. "Faire une réforme territoriale pour des questions de budget, c'est la meilleure façon de ne pas y arriver. C'est une réforme bureaucratique. Des réformes comme celles-là, cela doit passer par une consultation de la population." Par contre, Thierry Lepaon est officiellement favorable à des rapprochements entre syndicats. C'est pourquoi il tient à rencontrer les dirigeants des autres centrales, car "notre seul intérêt c'est de se rassembler et mutualiser nos capacités à résister". C'est pourquoi, les instances dirigeantes de la CGT et la CFDT (Confédération française démocratique du travail) étaient réunies à Paris ce mercredi 8 octobre pour un sommet.
Pauline Douillac