Bordeaux Métropole vote un budget marqué par des investissements en hausse de 8 %

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Agence APPA

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Agence APPA
"C'est un budget de transitions écologiques et économiques et pour l'avenir avec une capacité d'investissements en hausse en particulier sur la mobilité et la gestion des déchets", résume Véronique Ferreira, la vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge des finances, au sujet du budget primitif 2021 de l'intercommunalité qui fédère 28 communes et 750.000 habitants. Ce dernier s'élève à 1,85 milliard d'euros, en hausse de 5 % par rapport à 2020. Il se traduit par une hausse des dépenses par habitant de de +3,1 % à 2.284 €/hab.
Ces dépenses se décomposent en 955 millions d'euros pour la section de fonctionnement (+4,2 %), dont 270 millions d'euros de masse salariale (+3 %), et 898 millions d'euros pour la section d'investissement (+6 %), dont 793 millions d'euros de dépenses d'équipement (+8 %). Parmi ces dernières, figurent notamment l'extension de la ligne A du tramway vers l'aéroport et l'acquisition de matériels roulant, le pont Simone Veil, l'OIM Bordeaux Inno Campus, l'OIM Bordeaux Aéroparc, des opérations de renouvellement urbain ou encore des aménagements de voirie.
Du côté des recettes, elles sont stables sur le fonctionnement à 1,18 milliard d'euros et en hausse de +15 % sur l'investissement (678 millions d'euros). La différence étant assurée par l'emprunt qui s'élève à 539 millions d'euros, en hausse de 16 %, tandis que la mobilisation de l'épargne brute est moins importante que l'an dernier (220 millions d'euros, -15 %). Les recettes fiscales sont globalement en hausse (+6,6 % à 789 millions d'euros) portées principalement par la fiscalité ménage (+6 %) puisque les impôts économiques (CFE, CVAE et Tascom) traduisent l'impact de la crise avec un repli moyen de -12,3 %, soit une perte de 10 millions d'euros. La billetterie des transports en commun et la taxe de séjour sont également en baisse, reflétant la chute de l'activité touristique et l'impact des confinements sur la mobilité dans la métropole.
À lire également
Malgré la fin de la cogestion, la vice-présidente n'entend pas présenter un budget en rupture avec le passé. "Je parle de transitions. La plus grosse évolution porte sur la transition écologique avec des infléchissements sensibles qui correspondent aux besoins des entreprises et de la population", précise-t-elle. "On bascule davantage de dépenses vers l'écologie même si ça ne se voit pas tout de suite. Le mandat ne dure pas qu'un an", ajoute Alain Anziani, le président de la Métropole, citant le plan vélo, le plan végétalisation, les bus à hydrogène, le BHNS vers Saint-Aubin-du-Médoc ou encore les réseaux de chaleur.
Pierre Cheminade