70 % des emplois industriels en France sont localisés dans les villes de moins de 20.000 habitants. Cette donnée a été rappelée, à maintes reprises, à l'occasion des assises de l'Association des petites villes de France (APVF) qui se sont tenues les 9 et 10 septembre à Cenon, dans la métropole bordelaise. Alors, quand en ouverture d'une table-ronde sur la relance économique des petites villes, Paul Hermelin, ancien patron de Capgemini et auteur du rapport de l'Institut Montaigne "Rééquilibrer le développement de nos territoires", a plaidé en faveur d'un arrêt de la métropolisation en insistant sur l'importance de penser maillage territorial pour ce qui est de l'effort à faire en économie, il a été plutôt bien accueilli.
Les petites villes sont un échelon majeur ont rappelé plusieurs maires. "L'activité et les perspectives en année 2 sont plutôt bonnes grâce aux élus locaux plus qu'au plan de relance", a d'ailleurs déclaré Bruno Cavagné, président de la fédération nationale des travaux publics.
Mais si globalement l'optimisme était de rigueur, les messages d'alerte n'ont pas manqué :
Pour le reste, pas de surprise, la mobilité et le numérique restent indispensables pour rendre une ville attractive. "Le réseau est le socle indispensable pour la relance et 80 % des petites villes sont d'ores et déjà couvertes par la fibre", a annoncé Cyril Luneau, directeur des relations avec les collectivités locales du groupe Orange.