Le sujet se pose à toutes les métropoles françaises de manière de plus en plus pressante à l'approche de la date butoir du 1er janvier 2025 pour mettre en place une zone à faibles émissions (ZFE) interdisant les véhicules plus polluants. Et si l'Etat pousse pour accélérer, la plupart des grandes villes tardent à se lancer franchement ou multiplient les dérogations pour celles qui ont déjà franchi le pas comme Toulouse, Lyon et Strasbourg. Sur ce sujet, jugé localement hautement inflammable, Bordeaux Métropole ne fait pas exception. Le président socialiste Alain Anziani l'a rappelé, ce mercredi 11 janvier lors de ses vœux : l'agglomération entend jouer la montre et ne devrait pas faire de zèle sur les critères de restriction.
"Je ne peux pas vous donner une date, on lancera la ZFE quand on sera prêt !", avait déjà prévenu Alain Anziani l'an dernier. Il semble désormais que la Métropole sera prête à rendre ses arbitrages en juin 2023 à l'issue d'un an de concertation. Une année mise à profit pour affiner les différentes options avec un scénario qui se précise de plus en plus. Le périmètre concerné sera l'intra-rocade pour une application 24h/24 et 7j/7, contrairement aux demandes d'horaires flexibles de l'opposition. Le calendrier devrait acter une année blanche pédagogique et sans sanction en 2024 avant une mise en œuvre réelle au 1er janvier 2025.