Avec un tiers de voyageurs en plus depuis 2019, le réseau de trains express régionaux (TER) en Nouvelle-Aquitaine est un gros morceau, composé de 314 gares et 3.410 km de voies sur lesquelles circulent près de 200 rames. Après plusieurs mois de réflexion, Alain Rousset, le président (PS) de Région, et Renaud Lagrave, son adjoint aux transports, ont finalement fixé les modalités et le calendrier de l'ouverture à la concurrence qui seront soumis au vote du conseil régional des 12 et 13 juin. Et s'il est bien prévu de renouveler pour sept ans le contrat avec SNCF Voyageurs, c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre 2030, il ouvre aussi la voie à la mise en concurrence progressive avec un découpage du réseau en quatre lots : Poitou-Charentes, Périgord-Limousin, Bassin bordelais et Sud Aquitaine. Chaque territoire étant associé à un nouveau centre de maintenance des rames.
En contrepartie de 2,6 milliards d'euros en fonctionnement et de 500 millions d'euros d'investissement sur sept ans, les élus régionaux fixent un triple but à la SNCF et aux futurs opérateurs : « une meilleure qualité des services, une maîtrise de la trajectoire financière et un accroissement permettant de maintenir une forte attractivité ». Par un système renforcé de bonus/malus, la nouvelle convention impose aux opérateurs des objectifs plus exigeants dont une baisse d'un tiers des retards et de 20 % des suppressions de trains. Objectif : viser 120.000 voyageurs quotidiens à l'horizon 2030 contre 90.000 voyageurs en 2022.