Un laveur de rail, un aspirateur pour nettoyer les voies, des grues pour transporter du rail, du matériel, ou encore du personnel, des nacelles élévatrices pour accéder aux aérateurs, etc... tels sont les équipements que s'apprêtent à construire Novium pour le Grand Paris Express. Ce projet de réseau de transport public a pour objectif de désenclaver certains territoires mal desservis, en créant quatre nouvelles lignes de métro automatique autour de Paris.
« Nos engins permettront de réaliser la maintenance des futures lignes de métro, une fois en circulation », précise David Chatelet, directeur de Novium (14 millions d'euros de chiffre d'affaires). Reconnue sur le plan national pour ses produits sur-mesure, la PME bourguignonne - qui travaille pour tous les grands donneurs d'ordres du secteur du BTP qui possèdent des filiales ferroviaires - a vendu des machines sur plan, qui n'existent pas encore. L'entreprise a mis au point des modules de travaux conçus pour se fixer sur les locomotives qui seront fabriquées en amont par une autre PME régionale, Socofer, installée en Indre-et-Loire. « Dès le départ, nous nous sommes associés à Socofer pour répondre aux appels d'offres, c'est-à-dire que nous sommes co-traitants ». En effet, en novembre, un premier lot portant sur la fabrication des locomotives et wagons pour les lignes 15,16 et 17 a été attribué à Socofer qui a proposé Novium en partenaire et un second lot qui concernait la fabrication des engins de maintenance a été attribué à la PME bourguignonne qui a donc proposé Socofer en partenaire. Les deux entreprises ont, ensuite, remporté deux autres lots en janvier pour la ligne 18.
Une stratégie qui a dû peser dans le choix de la Société du Grand Paris, car si les deux sociétés - celle qui fabrique les locomotives et celle qui devra les entretenir - se connaissent et construisent ensemble le projet, cela devrait limiter les risques d'incompatibilités et autres soucis.