REPORTAGE. La présidente (LR) du conseil régional francilien Valérie Pécresse et le ministre des Transports Clément Beaune viennent de signer le volet mobilités du Contrat de plan Etat-région (CPER) 2023-2027. Sur une enveloppe de 8,4 milliards d'euros, 120 millions sont prévus pour une grande étude sur le prolongement d'une « quinzaine » de lignes de métros. Explications.
Signature sous haute tension cet après-midi au siège du conseil régional d'Île-de-France. Venu parapher ce 20 décembre le volet mobilités du Contrat de plan Etat-région (CPER) 2023-2027, le ministre des Transports Clément Beaune a été accueilli par des « Démission ! » venant de la gauche de l'hémicycle Simone Weil. « Qu'est-ce que vous allez dire aux Parisiens ? », a lancé la conseillère régionale et députée LFI de Paris, Sophia Chikirou, en référence aux ambitions de ce dernier de briguer la Mairie de Paris. « Vous avez pris des engagements sur le non-cumul des mandats, respectez-les ! » a répondu... Valérie Pécresse, sous les applaudissements de la droite francilienne.
8,4 milliards d'euros négociés entre les parties prenantes
Suite à cette passe d'armes digne de l'Assemblée nationale, la présidente (LR) du conseil régional est entré dans le détail des 8,4 milliards d'euros négocié entre ses services, la préfecture de région et le gouvernement pour ce CPER : 3,7 milliards de la région, 3 milliards de l'Etat et de la Société du Grand Paris - qui pilote la construction du métro du Grand Paris Express - et 1,7 milliard des autres financeurs. Autrement dit, les collectivités territoriales, l'autorité organisatrice des transports IDF Mobilités et les opérateurs RATP et SNCF.
C'est 1 milliard d'euros de plus que prévu par le Conseil d'orientation des infrastructures, une instance composée de fonctionnaires et d'élus, en février en 2023.
« Comme vous pouvez le constater, la région est une fois de plus au rendez-vous. Elle est le premier financeur du contrat de plan Etat-région (CPER) et va d'ailleurs bien au-delà de la parité financière avec l'Etat qui prévalait jusque-là », a tancé Valérie Pécresse.
Ce n'est pas tout : au-delà de cet engagement de 3,7 milliards d'euros, le conseil régional investira près 4,3 milliards dans toutes les mobilités « dans les cinq prochaines années », a promis sa présidente.
Au programme de ces 660 millions d'euros supplémentaires: 330 millions pour le réseau vélo Île-de-France et 330 millions pour le plan « route de demain » au service des infrastructures départementales. « Deux secteurs sur lesquels nous aurions souhaité aller plus loin que l'Etat dans la maquette CPER », a encore persiflé Valérie Pécresse.
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