Conditions d'implantation, conduite de la production avec une gestion de l'eau et de la fertilisation optimisée... Mais aussi travail sur les débouchés avec des transformateurs régionaux et nationaux. Le panorama couvert par l'expérimentation R&D Alliance BFC est large, en vue d'un transfert raisonné - mais rapide - aux agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté.
«S'il y a encore quelques années, le concept de semer des abricotiers, ou des herbes de Provence dans notre région pouvait faire sourire les agriculteurs, aujourd'hui certains se projettent clairement dans l'avenir», observe Christophe Richardot, DG d'Alliance BFC (union qui regroupe trois coopératives agricoles : Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise).
C'est le cas de Gilles Maire, agriculteur au nord de Dijon, céréalier, qui a planté quelques abricotiers sur ses terres il y a trois ans : « La période critique se joue actuellement au printemps où il faut éviter les gels tardifs ou des températures trop élevées ».
Concrètement, les agronomes d'Alliance BFC, de l'Inrae BFC, de l'Université de Bourgogne, de l'Institut Agro et d'Agronov ont mené durant trois ans une expérimentation - portée par le plan de relance - sur le sujet de la modélisation des cultures en Bourgogne-Franche-Comté.
«L'idée est de se projeter sur les années 2040, 2050, 2080 et jusqu'à la fin du siècle, en y appliquant les prévisions du GIEC par rapport aux changements climatiques, avec des données de développement physiologique des plantes, et des rendements théoriques», explique Frédéric Imbert, directeur R&D de l'Alliance BFC.
Deux plateformes d'essais sont actuellement en expérimentation en Côte-d'Or, à Aiserey et à Jours-lès-Baigneux et bientôt une troisième, orientée sur la gestion de l'eau, à Givry.