« Pouvoir adapter les règles, et même les lois » dans un statut particulier pour la Corse ? C'est en tout cas les mots prononcés par Gabriel Attal mercredi, en réponse au député Michel Castellani qui l'a interrogé sur l'avenir de l'autonomie insulaire, pendant une séance à l'Assemblée nationale.
Mais qu'est-ce que cela signifie d'« adapter les lois » pour un territoire ? Le président Emmanuel Macron avait donné quelques pistes, dans un discours qualifié d'historique par les médias locaux, prononcé le 28 septembre dernier à l'occasion d'une visite sur l'île. « Je souhaite que la Corse bénéficie d'un cadre lui permettant de définir certaines normes et de mieux en adapter d'autres » avait-il expliqué, en précisant qu'il fallait éliminer certains « blocages » liés aux spécificités, notamment historiques et géographiques de la Corse. Dans une région où les sommets ont les pieds dans l'eau, « parfois la loi littorale vient se superposer à la loi montagne », notait le président de la République.
Durant
« [son] gouvernement », Gabriel Attal s'est aussi engagé à
« renforcer la chambre des territoires »,
« faire d'Ajaccio une métropole », ou encore
« revoir le mode de scrutin pour les élections territoriales ». De nouvelles précisions, donc, dans un processus inédit dont ni les élus corses, ni le gouvernement, ne connaissent parfaitement les contours.
À
ce titre, en septembre 2023, le chef de l'Exécutif corse, Gilles Simeoni, se félicitait qu'
« aucune ligne rouge n'ait été tracée » par le président sur l'autonomie.