Dumarey Powerglide, principal employeur privé de la filière automobile à Strasbourg, va-t-il faire les frais de la transition vers l'électrique ? Lâché par son client allemand, le fabricant de systèmes de transmissions ZF, l'équipementier strasbourgeois présentera vendredi prochain, 4 octobre, ses mesures d'accompagnement social pour le licenciement de la moitié des employés. Au total, 300 salariés sont ainsi concernés par cette première vague.
Pour sonner l'alerte, les syndicats ont organisé samedi dernier une manifestation dans le centre-ville Strasbourg. Ils se déclarent pessimistes. Laurent Julien, secrétaire (CFDT) du comité social et économique (CSE) de Dumarey Powerglide, se prépare à la fermeture complète du site strasbourgeois à l'avenir.
«La production de nos boîtes de vitesses automatique 8H de troisième génération s'est arrêtée le 1er septembre. Nous venions de battre un record en 2023, avec 360.000 unités produites, déplore le syndicaliste.Maintenant, on n'a plus grand-chose à se mettre sous la dent. Avec 300 salariés, je ne vois pas comment la direction espère nous occuper jusqu'à la fin de cette année, et au-delà».
Depuis l'arrêt des commandes de ZF, les salariés de Dumarey ont continué de fabriquer un modèle plus ancien de transmission automatique à six vitesses. Cette ligne s'arrêtera définitivement dans moins de quatre mois. Des composants sont aussi fabriqués pour Emotors, la co-entreprise de Nidec et du groupe Stellantis, implantée dans le Grand Est à Trémery (Moselle) et spécialisée dans les moteurs électriques.