Réforme des chambres de commerce et d'industrie, grève dans les transports, crise des "Gilets jaunes" et Covid-19. Élu président de la CCI Paris Île-de-France le 1er décembre 2016, Didier Kling a fait face à de multiples soubresauts économiques, politiques et sociaux. A l'heure du bilan - son mandat s'achevant fin 2021 -, l'expert-comptable de profession est fier d'avoir su transformer son établissement public en "animal hybride à trois pieds" : les missions de service public, c'est-à-dire l'accompagnement des entreprises, les missions d'intérêt général comme l'enseignement supérieur, et l'événementiel, la chambre étant actionnaire de la société immobilière du palais des congrès, de la holding Viparis et de Comexposium.
Malgré leurs trois pieds, les dotations d'Etat de l'ensemble des chambres de commerce et d'industrie ont, elles, été divisées par trois. De 330 millions d'euros le 1er janvier 2013, elles devraient atteindre les 110 millions d 'euros le 1er janvier 2022. De 600 postes dans les fonctions supports, il en reste 447 dans un groupement d'intérêt économique. De la même façon que chacune des huit chambres départementales - Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d'Oise -, a perdu un tiers de ses effectifs, passant de 120 à 80 salariés.