Le Grand Paris Express trace lentement sa voie

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Thierry Dallard (à g.), président de la Société du Grand Paris Express, et Martin Herrenknecht, fondateur de l'entreprise allemande qui fabrique le tunnelier destiné à creuser les galeries du super-métro.
Thierry Dallard (à g.), président de la Société du Grand Paris Express, et Martin Herrenknecht, fondateur de l'entreprise allemande qui fabrique le tunnelier destiné à creuser les galeries du super-métro. (Crédits : Sipa)
Depuis son lancement en 2009, le supermétro, indispensable au succès du Grand Paris, avance cahin-caha dans les sous-sols franciliens.

Et de trois ! Le 23 mai dernier, la Société du Grand Paris a émis son troisième green bond, cette fois d'1 milliard d'euros et d'une durée de trente ans. Il s'ajoute à une première obligation verte de dix ans de 1,75 milliard d'euros et à une deuxième de 2 milliards d'euros de quinze ans. Depuis sa naissance en 2010, l'établissement public d'État chargé de construire le Grand Paris Express a toujours besoin de financements. « À l'époque, pour l'ensemble du projet, le chiffre de 20 milliards est avancé », écrit Pascal Auzannet dans Les Secrets du Grand Paris (2018, Hermann, 196 p. 20 euros). À ce jour, le coût estimé du projet est de 35 milliards d'euros.

Outre des prêts de la Banque européenne d'investissement et de la Caisse des dépôts, le Grand Paris se finance grâce à la fiscalité sur les entreprises franciliennes. En 2018, elles ont ainsi payé 320 millions d'euros de taxes sur les bureaux et les locaux commerciaux, et 70 millions d'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau, auxquels il faut ajouter 120 millions de taxe spéciale d'équipement payée par les contribuables, soit 510 millions. Ce n'est pas tout, depuis le début de 2019, il faut y ajouter une taxe...

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a écrit le 26/06/2019 à 22:23 :
Des milliards pour Paris et pas foutu de creuser un tunnel à 2x2 voies entre la France et l’Italie.Je ne parle même pas du ferroutage.Ce centralisme tue les régions françaises.
Quand aux suisses ils ont creusés les Alpes dans tous les sens ....
a écrit le 26/06/2019 à 13:32 :
le modèle "Safege" aurait été tellement plus économique ! Mais voilà il ne dégageait pas assez de subsides pour faire face aux nombreuses "bonnes œuvres" qu'il va falloir aider.

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