Transformation de la gare du Nord : Paris gagne la bataille contre la SNCF

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Ce 23 novembre, la SNCF a annoncé la suppression de 7.500 mètres carrés d'activités commerciales et servicielles, dont la salle de spectacle. Quant au bâtiment de la rue de Maubeuge de 7.100 m² qui devait servir à des bureaux privés, il va devenir un centre de commandement pour les lignes B et D du RER ou bien un centre de police ferroviaire. En d'autres termes, ce sont 14.600 m² qui seront restitués à la puissance publique. Soit 24% du surplus initialement prévu.
Ce 23 novembre, la SNCF a annoncé la suppression de 7.500 mètres carrés d'activités commerciales et servicielles, dont la salle de spectacle. Quant au bâtiment de la rue de Maubeuge de 7.100 m² qui devait servir à des bureaux privés, il va devenir un centre de commandement pour les lignes B et D du RER ou bien un centre de police ferroviaire. En d'autres termes, ce sont 14.600 m² qui seront restitués à la puissance publique. Soit 24% du surplus initialement prévu. (Crédits : Décideurs en région)
Au terme d'une année de luttes politico-médiatiques, la SNCF a fini par accepter les exigences posées par l'équipe d'Anne Hidalgo pendant la campagne des élections municipales.

Qui aurait pu imaginer une telle happy end ? Après plus d'un an de dialogue de sourds, la SNCF et la Ville de Paris sont tombés d'accord sur la transformation de la gare du Nord. Lors d'une visioconférence organisée ce 23 novembre 2020, l'opérateur de transports publics et l'exécutif parisien ont mis en scène leur réconciliation.

Du côté de la Ville, la maire (PS) Anne Hidalgo, qui avait fait adopter ce projet au Conseil de Paris en juillet 2019 avant de demander à revoir la copie, s'est félicité d'avoir "rétabli un dialogue" et de pouvoir "repartir de nouvelles bases". Son premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire, qui avait comparé la situation à Notre-Dame des Landes lors de la délivrance du permis de construit en juillet dernier, a, lui, expliqué qu'après le recours gracieux de septembre, il n'y avait "aucune raison que [Paris] engage un recours contentieux".

Lire aussi : Gare du Nord: Paris lance la bataille juridique et politique contre l'Etat

De l'autre, la SNCF, par la voix de son président-directeur général Jean-Pierre Farandou, a témoigné d'un "dialogue exigeant" qui a permis d'améliorer le projet. De même que la directrice générale de Gares & Connexions, Marlène Dolveck, n'a fait que détailler "les avancées" obtenues par la mairie. Ces nouveaux visages, qui ont succédé pour l'un à Guillaume Pépy pour l'une à Patrick Ropert et Claude Solard, ne sont sans doute pas pour rien dans ce dénouement.

Grande absente de la photo de famille, la filiale...

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