Transformation de la gare du Nord: Paris gagne la bataille contre la SNCF
César Armand
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Qui aurait pu imaginer une telle happy end ? Après plus d'un an de dialogue de sourds, la SNCF et la Ville de Paris sont tombés d'accord sur la transformation de la gare du Nord. Lors d'une visioconférence organisée ce 23 novembre 2020, l'opérateur de transports publics et l'exécutif parisien ont mis en scène leur réconciliation.
Du côté de la Ville, la maire (PS) Anne Hidalgo, qui avait fait adopter ce projet au Conseil de Paris en juillet 2019 avant de demander à revoir la copie, s'est félicité d'avoir "rétabli un dialogue" et de pouvoir "repartir de nouvelles bases". Son premier adjoint (PS) Emmanuel Grégoire, qui avait comparé la situation à Notre-Dame des Landes lors de la délivrance du permis de construit en juillet dernier, a, lui, expliqué qu'après le recours gracieux de septembre, il n'y avait "aucune raison que [Paris] engage un recours contentieux".
De l'autre, la SNCF, par la voix de son président-directeur général Jean-Pierre Farandou, a témoigné d'un "dialogue exigeant" qui a permis d'améliorer le projet. De même que la directrice générale de Gares & Connexions, Marlène Dolveck, n'a fait que détailler "les avancées" obtenues par la mairie. Ces nouveaux visages, qui ont succédé pour l'un à Guillaume Pépy pour l'une à Patrick Ropert et Claude Solard, ne sont sans doute pas pour rien dans ce dénouement.
Grande absente de la photo de famille, la filiale immobilière du groupe Auchan, Ceetrus, qui finance à 100% le budget de 600 millions d'euros de travaux, reste titulaire du traité de concession. Selon nos informations, ses représentants n'ont pas été invités pour ne laisser la place qu'aux autorités politiques (Paris) et publiques (SNCF).
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Quoiqu'il en soit, la gare du Nord 2024 sera bien dédensifiée, comme l'avait préconisé en janvier 2020 la commission d'enquête mandatée par la Ville et ainsi que l'avait demandé à l'époque Jean-Louis Missika, alors adjoint chargé de ce sujet. Ces derniers avaient proposé de réduire le programme des activités non-ferroviaires, à commencer par la suppression de la salle de spectacle et la diminution significative des surfaces commerciales.
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César Armand
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