Baptisée Lhyfe Heroes, en référence aux constructeurs qui ont, les premiers, relevé l'exploit de défricher un marché en devenir, la plateforme digitale de Lhyfe veut, cette fois, encourager, accompagner et rassurer les porteurs de projets « Hydrogène » et faire sortir du bois les idées encalminées ou diffuses. « Il faut absolument agir, aussi vite que possible...» martelait Matthieu Guesné, fondateur et président de Lhyfe, lors de l'inauguration d'une plateforme de production d'hydrogène offshore en septembre à Saint-Nazaire.
Deux mois plus tard, la startup, qui a levé 135 millions d'euros depuis son entrée en Bourse en début d'année 2022, se lançait cette fois-ci sur la plateforme - digitale -, bilingue et gratuite Lhyfe Heroes pour faciliter les mises en relation entre producteurs, constructeurs et usagers et accélérer le déploiement de projets hydrogène sur le territoire européen. « Lhyfe Heroes fait vraiment partie de notre stratégie digitale, tant dans la production que dans les services. Il faut beaucoup d'ingrédients pour lancer un projet hydrogène. L'objectif, ici, est de rassembler ces solutions sur un espace digital, pédagogique et orienté business, et de faire se rencontrer l'offre et la demande. On veut rassembler tout ce qui existe en matière d'hydrogène renouvelable », indique Christophe Dubruque, responsable des marchés mobilité et logistique à la direction du développement commercial de Lhyfe. Pour permettre au consommateur final d'avoir accès à l'hydrogène, la plateforme Lhyfe Heroes entend réunir les solutions des producteurs d'hydrogène, les constructeurs de stations-services, les distributeurs, les fabricants de véhicules... et permettre à des collectivités, des entreprises, des gestionnaires de flottes... d'y voir plus clair, de faire leur marché notamment en simulant les économies de CO2 réalisées avec telle ou telle initiative. « L'intérêt, c'est de favoriser l'éclosion de projets plutôt que de passer beaucoup de temps à faire de la pédagogie et de faire émerger des projets qui ne seraient pas allés jusque-là ou auraient abandonné », reconnait Christophe Dubruque.