Face à des vendanges de plus en plus aléatoires, où certains experts estiment que les viticulteurs vont devoir apprendre à gérer seulement une récolte sur six, la technologie d'optimisation du processus de vinification déployée par la startup nantaise My Bacchus a convaincu les investisseurs. Après une levée de fonds de 700.000 euros en 2021, la startup a à nouveau bouclé fin un tour de table de deux millions d'euros pour accélérer son développement en France et à l'international.
Créée en 2018, présente dans une soixantaine de chais et de domaines dans le Muscadet et le Bordelais où elle a installé trois-cents bondes connectées (des bagues connectées permettant de mesurer l'évolution du vin), la jeune entreprise se lance en Champagne et en Bourgogne. Et vient de recruter à Marseille pour couvrir la vallée du Rhône et le bassin méditerranéen. «Nous comptons nous déployer chez soixante-dix clients supplémentaires d'ici le mois de septembre et cent-quarante en fin d'années. Nous sommes présents en Suisse et démarrons en Espagne avec trois clients, où nous allons ouvrir un bureau pour leur offrir les services et le support technique adéquats. Dans la foulée, nous irons en Italie, puis dans toute l'Europe », indique Alexandre Ermenault, fondateur de My Bacchus (six personnes) qui a lancé le recrutement de dix personnes et ambitionne d'être une cinquantaine d'ici à 2025.
« Aujourd'hui, que ce soit un industriel qui recherche des gains économiques en limitant les pertes -de vin- ou un domaine très qualitatif, tous veulent être informés des possibles dérives de leur production pour éviter d'avoir recours à des intrants », observe Alexandre Ermenault qui a convaincu les fonds Demeter IM (Partner), Pays de la Loire Développement (Sodero gestion), Atlantique Vendée Innovation, et les sociétés d'investissements Bamboo, la longue vue-Phar-Exel (groupe A2G) et Wine Set international lors de la dernière levée.