Les cantines scolaires puydômoises sont à la traîne. La quasi-totalité d'entre elles n'ont pas atteint les objectifs fixés par la loi Egalim. Le texte, voté en 2018 et complété par la loi Climat et résilience de 2021, impose à ces restaurants collectifs de servir au moins 50% de produits durables et de qualité, dont au moins 20% de produits biologiques.
Or 13% des cantines des écoles maternelles, primaires et des collèges et lycées du département ont rempli ces objectifs d'approvisionnement. Et encore, ce chiffre ne prend en compte que les établissements qui ont déclaré leurs données.
« Nous avons 68% des restaurants collectifs dans le secteur de l'éducation qui se sont inscrits sur la plateforme « Ma Cantine ». Et sur les 316 inscrits, seuls 110 ont télédéclaréles informations relatives à leurs achats alimentaires », détaillePatrice Delair, adjoint à la politique publique alimentaire à la DRAAF, la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt.
Autant dire que le chiffre de 13% de cantines dans les clous est loin de représenter la réalité, puisqu'il ne correspond qu'aux 110 restaurants qui ont effectivement entré leurs données. Et ces derniers servent en moyenne 14 % de produits biologiques et 18% de produits durables et de qualité (label rouge, pêche durable, commerce équitable etc...). « Nous sommes très loin des objectifs », reconnaît Patrice Delair. Qui poursuit :