Avec ses 2.000 animaux et ses 120.000 visiteurs attendus, ce salon destiné aux professionnels est l'endroit idéal pour prendre le pouls du monde agricole. Mais le Sommet de l'élevage est aussi devenu, au fil des ans, un rendez-vous politique de premier ordre. Élus locaux, députés, sénateurs s'y pressent. Cette année, c'est surtout la toute nouvelle ministre de l'Agriculture qui est attendue par les éleveurs.
Après avoir reçu les syndicats agricoles et les chambres d'agriculture la semaine dernière, Annie Genevard devrait faire des annonces lors de sa venue jeudi. C'est en tout cas ce qu'espère Michel Mespoulet. Cet éleveur de brebis du Lot a été touché, il y a quelques mois, par la fièvre catarrhale, cette épizootie qui affecte fortement les troupeaux d'ovins partout en France.
Un rapide coup d'oeil dans le hall dédié aux ovins du Sommet témoigne de cette désolation. « Il n'y a pas beaucoup de bêtes cette année », confirme un habitué. « Les éleveurs sont plutôt au chevet de leurs animaux et puis, il y a des restrictions sanitaires », explique Michèle Boudoin, présidente de Fédération nationale ovine. Elle évoque un « séisme sanitaire ».