Viornes, fusains d'Europe, noisetiers... Anaïs Boudal a planté 170 mètres de haies cet hiver. Cette éleveuse bovine, installée à Courpière, dans le Puy-de-Dôme, a bénéficié du Pacte en faveur de la haie, proposé en 2023 par l'État. Une enveloppe inédite de 110 millions d'euros a été dégagée, l'an dernier, pour mettre un coup d'arrêt à la destruction et la dégradation des haies observées depuis une cinquantaine d'années. Pour 2025, un financement de 40 millions d'euros a été acté, un montant certes en baisse, mais qui demeure encore supérieur à ce qu'offraient les politiques menées avant 2024.
Ce plan couvre tous les frais engagés, des plants locaux au paillage, mais aussi l'accompagnement technique. Anaïs Boudal sera ainsi remboursée des 600 euros qu'elle a déboursés.
L'hiver prochain, elle continuera ses plantations, cette fois, avec des arbres moins rapprochés. « Il s'agit de créer de l'ombre dans les parcelles pour protéger les animaux du soleil et des fortes chaleurs. Certains arbres peuvent même nourrir les bêtes en cas de sécheresse, comme le frêne », poursuit l'agricultrice qui s'est installée en 2018.
C'est la Mission haies Auvergne-Rhône-Alpes et la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme qui ont accompagné cette éleveuse pour monter son dossier, choisir les essences adaptées au Massif Central et la conseiller techniquement.