Alors que l’épizootie inquiète au-delà de la Savoie et de la Haute-Savoie, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire tente de prévenir l’extension des contaminations.On compte désormais 51 exploitations touchées, un peu plus d'un mois après l'émergence de l'épidémie en France, le 29 juin dernier. 24 en Savoie et 27 en Haute-Savoie, essentiellement des élevages bovins laitiers, dans lesquels au moins une vache a été contaminée par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), selon le compte rendu du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ce jeudi.
Cette maladie virale, transmise par les piqûres de taons ou de mouches, est considérée comme « très grave pour le cheptel bovin », précise-t-on, avec un taux de mortalité supérieur à 10%, et des animaux qui peuvent être porteurs sains et néanmoins contagieux.
Des mesures strictes pour lutter contre la propagation
La DNC, maladie réglementée au sein de l'Union européenne, à éradication immédiate, nécessite la mise en place de mesures strictes, avec notamment l'abattage systématique de l'intégralité des troupeaux dès le diagnostic d'un cas. Cela a déjà été mis en œuvre pour 49 exploitations. Une zone réglementée a également été mise en place, dans un rayon de 50 kilomètres autour des élevages contaminés, touchant quatre départements : la Savoie, la Haute-Savoie, l'Ain et l'Isère. Soit environ 310.000 bovins concernés. Concrètement, les déplacements d'animaux dans ces secteurs sont interdits et des désinsectisations sont organisées.
Depuis mardi, deux laboratoires agréés de proximité, les laboratoires départementaux d'analyses de l'Ain et de la Savoie sont désormais les référents pour tous prélèvements suspects, en lieu et place du Laboratoire du Cirad de Montpellier. Ils disposent d'une capacité de 300 tests par jours - bien plus que ce qu'il est actuellement nécessaire.
«Les mesures s'appuient sur trois piliers,précise, ce jeudi 31 juillet, le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.La biosécurité, le dépeuplement total des foyers et une campagne de vaccination dans la zone réglementée ».