Avec Bjorg, Alter Eco, Bonneterre, Clipper… Ecotone fait le pari du « Planet-Score » et de la résilience du bio
Marie Lyan
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"L'un des plus grands scandales demeure le greenwashing, c'est-à-dire des gens qui ont un impact conscient et négatif sur la santé et l'environnement, afin de protéger un modèle d'affaires qu'ils estiment moins coûteux", estime le Ceo d'Ecotone,...
ENTRETIEN. Avec une année 2023 qui s’ouvre sous le signe de la crise énergétique et de l’inflation, les défis sont nombreux pour le Ceo d’Ecotone, Christophe Barnouin. Le lyonnais, leader européen du bio et du végétal, à la tête d’une quinzaine de marques emblématiques (Bjorg, Alter Eco, Bonneterre, Clipper, etc) mise cependant à la fois sur la résilience du marché, mais aussi sur le lancement d’un nouveau Planet-Score sur près de 200 produits, afin de poursuivre sa conquête du marché français et...
LA TRIBUNE - Après une croissance à deux chiffres, qui a vu la part de l'alimentation bio grimper de 2,1% de la consommation en 2014 à 5,1% en 2020, le marché du bio s'apprête à connaître une seconde année consécutive de recul, après une première baisse évaluée à -6,3% en 2022.
Quelles perspectives pour le groupe Ecotone (ex-Wessanen, racheté en 2019 par le fonds français PAI) qui possède aujourd'hui neuf sites de production en Europe et surtout, une quinzaine de marques emblématiques du bio et du commerce équitable (Bjorg, Alter Eco, Bonneterre, Clipper, etc) ?
CHRISTOPHE BARNOUIN - Avec près de 700 millions d'euros de chiffre d'affaires et 1.600 salariés, nous sommes un acteur européen basé à Lyon, dont la trajectoire se pose sous le signe de la continuité. Nous visons à bâtir le leader de la consommation responsable en Europe, en nous appuyant sur les piliers du bio et du végétal.
Nous avons ainsi bâti une dizaine de marques qui comptent, avec Bjorg qui a créé le bio en grande distribution, Bonneterre qui a créé le bio au magasin bio, ou encore Alter Eco qui est à l'origine de l'alimentation équitable...
Nous n'avons pas attendu les 20 % de bio dans les cantines pour dire qu'il existait une autre alimentation possible avec des boissons végétales bio et non bio, des galettes de riz pour les personnes qui ne veulent plus de gluten, ou des petits déjeuners bio sans pesticides...
L'ADN de l'entreprise repose sur la compréhension des besoins des consommateurs autour des alimentations alternatives.
Notre propre mission a été d'amener l'alimentation bio de qualité en grande distribution, et c'est un combat que nous avons mené de front entre les magasins bio et la grande distribution, avec l'idée d'aller convertir les masses. Pour devenir le leader du soja bio, nous avons par exemple contracté des accords de longue durée avec des fournisseurs de soja et de tournesols bio en Italie, ainsi qu'en Espagne et Sicile pour la fourniture d'amandes bio.