Dernière enseigne en date à connaître des déboires... Chaussexpo a été placée en liquidation judiciaire début janvier et attend d'être fixée sur son sort. Avant elles, d'autres marques ont rencontré de graves difficultés avec de nombreux emplois supprimés : Minelli, le groupe André ou bien San Marina.
Tout comme l'habillement, le secteur de la chaussure est touché par la crise, impacté par l'inflation (entre hausse du coût de l'énergie et celle des matières premières) mais aussi pénalisé par les arbitrages des consommateurs.
Pourtant, dans ce contexte, Besson Chaussures,
dont le siège social se situe à Aubière dans le Puy-de-Dôme,
semble tirer son épingle du jeu. Le groupe auvergnat, créé en 1982, compte aujourd'hui 200 magasins, principalement en France. Elle en ouvre même ce mois-ci deux nouveaux dans l'hexagone, à Belfort et Annemasse (Haute-Savoie) et un en plein centre de Barcelone en Espagne.
Avec 1.200 collaborateurs et
plus de 9 millions de paires de chaussures vendues par an, Besson Chaussures se glisse à la deuxième place des acteurs spécialisés dans la chaussure (après Chaussea).
Sa recette : être une enseigne multimarque bon marché avec près de 4.000 références par saison, dont 60% de chaussures issues de marques propres Besson, fabriquées pour l'essentiel en Europe.
« Nous avons deux caractéristiques : offrir un très large choix de chaussures et puis, nous proposons des grandes marques internationales mais aussi des marques propres que l'on retrouve exclusivement chez Besson. Des chaussures très accessibles, avec un bon rapport qualité prix. Ce sont les ingrédients du succès historique », explique François Gireau, PDG du distributeur de chaussures, détenudepuis 2018 par Weinberg Capital Partners et le Groupe Philippe Ginestet (GPG, fondateur de GiFi).