C'est l'histoire d'une société plutôt industrielle de 34 salariés, axée à l'origine dans la tuyauterie industrielle. HRS, pour Hydrogen-Refueling-Solutions, n'a pas l'image d'une startup classique. Et pourtant, c'est en travaillant aux côtés du groupe Air Liquide que ce grenoblois, créée en 2004, a pris un virage inattendu vers l'hydrogène.
« HRS était à l'origine d'une société d'ingénierie et de tuyauterie industrielle, travaillant dans les environnements critiques du nucléaire, des semiconducteurs, etc. Nous avions été contactés en 2009 par Air Liquide pour fabriquer des stations hydrogène avec eux, car ces stations sont composées de différents tuyaux et d'un savoir-faire lié à la chaudronnerie », résume Philippe Bottu, directeur général délégué de HRS, qui n'est autre qu'un ancien dirigeant d'Air Liquide.
Désormais en plein boom, la filière hydrogène était un prolongement « naturel » pour la société : « la tuyauterie industrielle est une vraie brique technologique des stations hydrogène, qui comprennent près de 200 mètres de tuyauterie. C'est comme cela que nous avons mis le pied à l'étrier ».
La même année, HRS livrera ainsi 34 stations hydrogène pour le compte de son client Air Liquide. Avec l'idée de développer ce nouveau marché et de devenir un bureau d'études et de développement de sa propre marque. « « A
partir de 2019, nous avons ainsi internalisé l'ensemble des services nécessaires allant jusqu'au design à la certification sous haute pression des stations », explique-t-il. Avec l'objectif de proposer, dès 2020, des stations hydrogène sous marque propriétaire.
De quoi nourrir des ambitions de développement rapide, et sauter le pas d'entrée en Bourse fin janvier. Car pour honorer de tels contrats, la pépite doit s'équiper et renforcer son outil : elle prévoit de construire notamment une nouvelle usine de production à côté de son siège de Champs sur Drac à Champagnier, deux communes proches de Grenoble (Isère).