Quel est le point commun entre des dameuses à hydrogène codéveloppées avec l'industriel Kässbohrer pour la station de l'Alpe d'Huez, le rétrofit de la Compagnie des bateaux du Lac d'Annecy à l'électrique, ou encore, le premier autocar Iveco rétrofité à l'hydrogène ? La réponse réside désormais dans un sigle : GCK, pour Green Corp Konnection.
Ce conglomérat auralpin, domicilié sur le papier au Bourget-du-Lac (Savoie), vient d'annoncer la création de sa 9e entreprise industrielle, ainsi que l'installation d'un nouveau site de production à Lempdes (Puy-de-Dôme). Fondé en plein cœur de la crise sanitaire, il se destinait à rassembler les forces et la vision de deux entrepreneurs. Avec d'une part, le pilote automobile et skieur freeride français Guerlain Chicherit et l'ancien patron du clermontois IBS Éric Boudot, qui oeuvrait dans le domaine des batteries.
Après s'être unis en 2019 autour d'un dossier de candidature pour répondre à un appel d'offres de la Fédération internationale de l'Automobile, visant à alimenter en énergie verte le futur championnat du monde de rallycross, les deux associés ont décidé d'aller plus loin dans leur vision de la décarbonation des transports. Jusqu'à en faire un conglomérat de plusieurs sociétés, chacune dédiée à une brique de solutions technologiques.
GCK s'est structuré plus particulièrement autour de trois axes : avec en premier lieu le développement de solutions technologiques (hydrogène et électrique). Mais aussi, une activité de rétrofit dédiée à la mobilité lourde (véhicules utilitaires ou lourds de tous types, incluant les dameuses ou les bateaux, autocars et bennes à ordures). Enfin, sa troisième branche se dédie à l'alimentation en énergie de la mobilité et comprend entre autres la commercialisation d'un container de stockage mobile permettant, à l'aide de ses batteries embarquées, de remplacer un groupe électrogène.