En Isère, l'activité Hydro de General Electric (GE) était emblématique à plus d'un titre : d'abord pour le territoire, et notamment en vertu de son histoire centenaire, issue de la houille blanche et qui remontait à la création de Neyrpic. Un industriel spécialisé dans la fabrication de turbines depuis 1917, racheté par Alstom en 1967, puis en 2014 par l'américain General Electric...
Quatre ans plus tard, qu'en est-il ? «Nous avons aujourd'hui recentré le site de Grenoble sur l'une des valeurs ajoutées du bassin qui est l'hydraulique. Nous sommes aujourd'hui davantage sur la partie conception, donc énormément tournés sur la R&D, l'engineering et la gestion de projets ainsi que des activités de services, en particulier avec des clients forts comme la CNR, EDF», précise à La Tribune Laurent Neyme, le directeur du site GE Hydro de Grenoble.
Et d'ajouter : « Nous avons aujourd'hui un site qui regroupe un peu plus de 500 salariés dont les deux tiers des actifs des salariés travaillent pour des fonctions globales. Avec d'une part, le siège des activités enginering, de la fonction achats et des activités européennes de services-conseils ».
A l'époque, cette restructuration faisait partie d'un total de 1.225 suppressions de postes en Europe, dont 764 en France pour sa branche Grid, dont les activités sont actuellement réparties sur six sites à travers l'Hexagone (Villeurbanne, Aix-les-Bains, Montpellier, ainsi que deux sites à St-Priest et en région parisienne). Les syndicats et notamment la CGT s'étaient élevés contre "un plan comprenant principalement une diminution du nombre de sites de fabrication en Europe, à l'image de celui de Villeurbanne, en vue de réaliser des transferts vers la Chine et l'Inde".