Depuis l'acquisition de Monsanto pour 56 milliards d'euros à l'été 2018, les choses se compliquent pour le chimiste allemand Bayer. Le groupe se retrouve en effet sous le feu des procès, menés autour du glyphosate.
Pas plus tard que la semaine dernière, une cour d'appel de Californie a confirmé la condamnation du chimiste allemand à payer 25 millions de dollars de dommages et intérêts à un retraité américain, atteint d'un cancer après avoir utilisé du désherbant Roundup. Bayer avait également amorcé en juin dernier un accord, visant à solder 90.000 des 125.000 requêtes engagées à ce sujet pour la somme de plus de 10 milliards de dollars.
Le chimiste évoque plutôt une « recherche d'efficience et un recentrage sur les activités clés du groupe », pour justifier la mise en place d'un plan de départs volontaires (PDV) annoncé en juin 2020 et qui concerne plus particulièrement sa Division Crop Science (activités en Agriculture) ainsi que les fonctions supports du groupe en France.
« Notre Division Crop Science doit adapter son organisation pour accompagner la transformation du monde agricole, en particulier, pour mieux répondre aux besoins des agriculteurs (digitalisation, semences innovantes, alternatives aux produits phytosanitaires dont le marché baisse depuis plusieurs années) », annonce le groupe, évoquant « une adaptation de l'organisation de certains de ses sites industriels » ainsi que de ses forces de ventes.
Même chose pour ses fonctions supports, qui visent des « gains d'efficience et un recentrage des activités » en s'appuyant sur « une simplification des processus, l'appui sur des centres de services partagés internes et la réduction de certaines activités ».