Re-né de ses cendres, le lyonnais Kem One est bien décidé à poursuivre sa transformation engagée lors de sa reprise à la barre du tribunal de commerce de Lyon en 2014, par l'industriel français Alain de Krassny et la société américaine de capital-investissement Open Gate Capital. Et ce, alors que le groupe avait émergé quelques années plus tôt en 2012, de la cession des activités vinyliques du groupe Arkema.
Après avoir injecté une enveloppe globale de 500 millions d'euros entre 2014 et 2021 visant à moderniser ses actifs et améliorer ses performances industrielles, le fabricant de produits chimiques, dont le siège demeure à Lyon, s'élève au rang de second fabricant européen de PVC. Dopé par la reprise de la demande du secteur du bâtiment, il réalise un chiffre d'affaires de 800 millions d'euros, dont près de 80% sont enregistrés à l'export (contre 100 millions d'euros de pertes en 2013 au terme d'une année noire).
Pour autant, son ancrage en France et notamment en Auvergne Rhône-Alpes se révèle important, puisque le fabricant opère essentiellement depuis plusieurs sites dans l'Hexagone (Saint-Fons, Balan, Saint-Auban, Berre, Lavéra, Fos-sur-Mer, Vauvert) et en Espagne (Hernani), reliés principalement par le transport fluvial.
Et ce, de manière historique. « Car le fluvial représente un certain nombre d'avantages pour le transport des matières premières, à la fois en matière de massification des flux, de régularité mais aussi de sécurité », rappelle Pierre Fauvarque. D'autant plus que son site de Saint-Fons (Rhône) n'est aujourd'hui plus desservi par le rail : « Il s'agit donc d'une liaison fluviale absolument stratégique pour le transport du chlorure de vinyle, parmi nos sites les plus importants à l'échelle mondiale ».