Prévoyant un chiffre d'affaires de 2 milliards de dollars d'ici à 2026 (contre 443 millions sur son exercice 2018/2019 et 975 millions projetés en 2021/2022), la société iséroise Soitec se positionne déjà comme un leader mondial dans la fabrication de substrats semi-conducteurs en pleine ascension. Une ascension toutefois limitée, de fait, par la capacités des acteurs de la microélectronique à répondre aux besoins explosifs de différents marchés : automobile, objets connectés, high-tech, 5G, etc... En marge de ses résultats annuels, dévoilés ce mardi, Soitec a donc décidé de franchir un nouveau cap pour "répondre aux besoins des marchés automobile et industriel en matière de performance et d'efficacité énergétique", à travers deux annonces stratégiques.
Alors que le marché automobile représente actuellement 67 millions de dollars de son chiffre d'affaires (soit une portion encore infime des 950 millions de dollars projetés en 2021/2022), l'entreprise iséroise se prépare à un nouveau sprint, avec l'objectif de faire monter ce segment jusqu'à 20% de son chiffre d'affaires d'ici à 2026, tout en maintenant son objectif de croissance.
Cet ancien dg du CEA-Leti vient justement d'être recruté en juillet dernier pour prendre la vice-présidence de cette nouvelle division, dédiée au carbure de silicium au sein de Soitec.
Car le fournisseur isérois compte bien s'inspirer des pionniers du domaine de l'automobile comme Tesla, qui ont déjà réussi à marier les atouts du carbure de silicium, (une matière à haute performance dérivée du silicium), pour proposer à ses clients, fournisseurs de "devices" pour le monde de l'automobile, une nouvelle version de son substrat, le SmartSiC.