Soitec, épisode 3: l'heure de recoller les morceaux pour continuer la success story

Marie Lyan
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Photo d'illustration
Pierre-Jayet / Soitec

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Cela fait désormais sept jours exactement qu'une crise majeure de gouvernance a conduit l'un des leaders mondiaux dans la fabrication de substrats semi-conducteurs dans une guerre des tranchées. Entre d'une part, un conseil d'administration ayant désigné un nouveau directeur général à l'externe en la personne de Pierre Barnabé, un ancien d'Atos. Et de l'autre, un comité exécutif conduit par l'actuel directeur général, Paul Boudre -qui se présente aussi comme l'artisan du redressement des dernières années du groupe-, et refusait cette nomination en bloc, en dénonçant un processus de sélection "opaque" et "illégitime".
Jeudi dernier, une première tentative de rétablir le contact entre les deux bords de la gouvernance de l'entreprise avait échoué. Les syndicats, CGT en tête, plaidaient quant à eux pour une avance rapide et la fin d'un feuilleton où la décision des actionnaires devait être respectée.
Depuis, le silence radio était pesant pour le groupe, qui surfe depuis plusieurs mois sur l'essor de la demande des composants électroniques et de ses applications, à la fois dans le marché des smartphones et des objets connectés, de la 5G, mais aussi désormais de l'automobile. Et lui faisaient déjà envisager un triplement de son chiffre d'affaires et de ses effectifs d'ici 2026, ainsi que l'installation de nouvelles usines.
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Un double exercice rendu plus que nécessaire alors que la crise avait conduit, bon gré mal gré l'un de ses investisseurs, le président de Bpifrance, à sortir de sa réserve sur la plateau de BFM Business en regrettant la sortie du Comex à l'encontre du président du conseil d'administration, jugée "inacceptable".
Marie Lyan