Kem One : une reprise du travail actée, sans avancée supplémentaire sur les sites du fabricant de PVC

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR/JulienRambaud

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR/JulienRambaud
Ils ont repris le travail après 13 journées de grève, qui paralysaient jusqu'ici ainsi 4 des 5 sites de production du n°2 européen du PVC.
Les salariés du groupe lyonnais Kem One, qui avaient répondu à un appel à la grève de la CGT, premier syndicat de l'organisation, suite à l'échec des négociations annuelles salariales obligatoires (NAO), ont finalement abandonné le mouvement de grève.
"La reprise du travail a été actée, mais sans aucune autre avancée supplémentaire que ce qui avait déjà été proposé par la direction", glisse un représentant syndical CFDT, qui rappelle que deux des quatre organisations syndicales (CFDT et FO) avaient déjà accepté fin janvier et sans amendement cette proposition, tandis que la CFE-CGC demandait des précisions sur leur répartition, d'un point de vue individuel. Seule la CGT avait choisi d'appeler à la grève.
La direction, qui avait elle-même posé un ultimatum aux grévistes, en indiquant que sa dernière proposition serait revue ensuite à la baisse à compter du mercredi 9 février, confirme que le mouvement a pris fin mercredi 9 février.
"Les salariés grévistes ont décidé de reprendre le travail et la direction a maintenu sa proposition salariale initiale, du 27 janvier, avec un budget global d'augmentation des salaires de plus de 4%", confirme le groupe Kem One.
Durant 13 journées amorcées à compter du 26 janvier dernier, le mouvement de grève aurait été suivi par près de 15% des effectifs selon les estimations de la direction, avec cependant, un fort impact sur quatre des cinq principaux sites de production du chimiste.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
A tel point que le groupe n'hésitait à évoquer une situation particulièrement complexe sur le terrain des approvisionnements à ses clients, avec "plusieurs dizaines de milliers d'euros perdus", ce qui est toujours le cas à ce jour, sans plus de détails à ce stade.
Marie Lyan