Pollution aux perfluorés : le groupe Arkema réagit au second recours, et affirme "ne plus en produire"

Marie Lyan
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Le site Arkema de Pierre-Bénite est l'un des emblèmes de la vallée de la Chimie lyonnaise et un poids lourd en matière d'emplois (1.000 salariés), à travers un site de production, un centre de recherche un centre technique, informatique et administratif. Et c'est justement son site de production qui a été visé, une première fois par les conclusions alarmantes du reportage de France 2 Vert de rage, et une seconde fois ce mercredi, suite à l'annonce d'un recours en justice en référé environnemental par l'ONG Notre Affaire à Tous.
Alors que l'association environnementale a épluché, avec l'aide d'étudiants de Sciences Po Paris dans le cadre d'une recherche-action, plusieurs centaines de pages de rapports issus de la plateforme Géorisques concernant les activités des installations classées Seveso, il est apparu que le site Arkema de Pierre-Bénite cumulait à lui seul et en l'espace de cinq ans près de 66 non-conformités, 6 incidents majeurs, et huit arrêtés préfectoraux de mise en demeure.
Pierre Clousier, le directeur du site concerné, a accepté de revenir en fin de semaine avec La Tribune sur ce nouveau recours, et évoquait tout d'abord des informations parcellaires à ce stade : « Nous n'avons pas eu accès au contenu de la requête et je n'ai pas été contacté directement, en tant que directeur du site ».
Mais en se basant sur « ce qu'il a lu dans la presse », le directeur du site ajoute :
Le directeur de site rappelle que le site Arkema de Pierre-Bénite est régulièrement inspecté, « de l'ordre de 10 à 12 inspections par année », « et si l'on prend ce cas précis, l'ensemble des sujets de non-conformité qui ont été signalées sur Géorisques ont toutes été traitées, ou sont en cours de traitement, pour les plus récents ».
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Interrogé sur le nombre jugé élevé de non-conformités associées à ce site, Pierre Clousier, répond qu'« il est tout à fait possible de recevoir des avis de non-conformité, mais encore une fois, nous les traitons, et cela passe par exemple principalement par une mise à niveau de nos installations à de nouvelles réglementations, comme c'est le cas sur la question des groupes froids par exemple ».
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Marie Lyan