Chaleur urbaine : à Lyon, la chaleur perdue d’un industriel chauffera bientôt des logements
Emma Rodot
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Photomontage du futur récupérateur de chaleur qui sera installé au sein de l'usine Tokai Cobex Savoie, spécialisée dans la fabrication de graphite de synthèse, située à Vénissieux (Rhône).
C'est une nouvelle étape dans la décarbonation des réseaux de distribution de chaleur lyonnais : la Métropole vient de signer un avenant au contrat qui la lie depuis 2017 avec Dalkia (filiale d'EDF), pour l'alimentation en énergie du réseau de chaleur urbain Centre Métropole. Cette rallonge de cinq ans et 173 millions d'euros vise à financer en partie la récupération de la chaleur fatale de l'industriel Tokai Cobex, installé à Vénissieux. Une première à Lyon.
Ce site industriel, implanté depuis près d'un siècle en région lyonnaise (sous le nom de Carbone Savoie), délivrera en effet près de 30 GWh d'énergie chaque année au réseau de chaleur urbain Centre Métropole, qui alimentera « bientôt » environ 100.000 équivalents logements, indique Bruno Bernard, président du Grand Lyon, dans un communiqué.
Des calories aujourd'hui perdues, rejetées dans l'atmosphère à une température de 155 degrés, et qui seront à partir de 2025 en grande partie injectées dans ce réseau collectif allant de Lyon à Saint-Priest, en passant par Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Bron et Vénissieux. Et qui tend à devenir, en 2024, le deuxième plus grand réseau de chaleur urbain de France, derrière celui de Paris.
Si Lyon a déjà approché certains grands comptes de la Vallée de la chimie, dont la raffinerie Total Energies de Feyzin, cela « n'a pour l'instant pas abouti », confirme le vice-président : questions d'investissements, de contraintes industrielles...