Bertrand Chammas, le PDG de Gerflor (5.000 salariés), est clair : les Jeux Olympiques et Paralympiques ne pèsent pas très lourds dans le chiffre d'affaires du groupe lyonnais, se présentant comme le leader français du sol vinyle (1,4 milliard d'euros de CA en 2023, dont 70% hors de France).
Le marché (dont le montant n'est pas dévoilé) représente en revanche non seulement un atout en matière de marque employeur - et ce n'est pas négligeable dans un contexte de marché de l'emploi tendu - mais aussi une vitrine et un gage de crédibilité auprès du monde sportif.
Gerflor a été retenu par Paris 2024 pour la fabrication et l'installation de 33.000 mètres carrés de terrains sportifs, soit 38 surfaces réparties sur 18 sites. Dans le détail, il s'agit, pour les JO, de onze terrains de handball, sept terrains de volleyball, cinq terrains d'entrainement de basketball et d'une surface sportive d'échauffement de boxe.
Pour les Jeux Paralympiques, l'entreprise va fournir six terrains de volleyball assis, cinq terrains de goalball, trois terrains de basketball fauteuil, deux surfaces de boccia, deux terrains de rugby fauteuil et un terrain de para badminton. L'essentiel de ces sols sera produit chez Gerflor Tarare, l'usine où était né le Taraflex en 1947, ce sol sportif présenté comme non abrasif et amortisseur de choc, ultra-présent dans les gymnases français et internationaux.
Gerflor est par exemple partenaire des fédérations française, européenne et internationale de handball depuis 1997. Aux Etats-Unis, son PDG revendique une position de leader des sols sur lesquels évoluent la NBA. En 2023, l'entreprise a ainsi fabriqué quelque 2,7 millions de mètre carrés de sols sportifs.