Niche Fused Alumina : l'attente fébrile d'un repreneur se poursuit
Marie Lyan
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L'ultimatum posé par le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie) voulait que les deux candidats repreneurs complètent leurs offres d'ici ce mardi. Ils auront, à nouveau, deux semaines supplémentaires.
DR/ML
Le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie) avait placé un ultimatum à l'égard des deux derniers candidats à la reprise du fabricant savoyard d'abrasifs Niche Fused Alumina. Ils n'avaient que 15 jours jusqu'à l'audience de ce mardi, prévue à 11 heures, pour compléter leurs offres, auquel cas l'usine centenaire et ses 177 salariés se dirigeraient alors vers une liquidation. Ce mardi, c'est finalement un nouveau report qui a été acté.
(article publié le 8/10/2024 à 11:00, mis à jour à 15:24)
Car depuis le placement en redressement judiciaire de l'usine, en avril dernier, les dossiers de reprise avaient rétréci à vue d'oeil : des cinq candidats, il ne resterait plus que les dossiers des groupe Alteo, déjà aux manettes de l'usine entre 2012 et 2016 (et désormais propriété du groupe guinéen United Mining Supply - UMS), et le trader d'alumine britannique Concord.
Le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie) leur avait posé un ultimatum : il leur accordait deux semaines, pas une de plus, pour compléter et bonifier leurs offres. Une situation qui avait mené à la reprise des discussions entre les candidats et la direction de l'usine, tandis que les salariés ont fait grimper la pression, en organisant vendredi dernier une opération escargot sur le principal axe routier les menant jusqu'à la sous-préfecture d'Albertville, afin de demander un soutien appuyé de l'Etat.
Mais quinze jours plus tard, les deux dossiers qui ont été ce matin présentés à la barre du tribunal ont certes, avancé, mais n'avaient pas encore pu être bouclés.
C'est pourquoi les représentants des salariés, qui se sont réunis ce lundi soir en CSE, espéraient encore un nouveau délai, afin de sécuriser au moins une offre ferme : « Nous sommes pour la sauvegarde et la pérennité du site, mais nous aurions aimé avoir un regard sur le volet social. Car les 53 suppressions de postes sur près de 180 ne sont pas rien. Pour nous, il manquera du personnel pour réaliser le plan annoncé par Alteo ».
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