Vencorex : les syndicats coupent une vanne, la pression monte chez les industriels
Oriane Raffin et Marie Lyan
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Photo d'illustration
Wikimedia Commons/Jvillafruela
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C'est une vanne fermée qui perturbe l'activité de plusieurs sites industriels français. Depuis le 23 octobre dernier, les syndicats du chimiste Vencorex, sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix (Isère), ont fermé une vanne du pipeline d'éthylène reliant de nombreux sites, en partant du sud vers le nord du pays. Un signe de protestation, alors que Vencorex a été placé en redressement judiciaire, à la demande de son principal actionnaire, le Thaïlandais PTT GC.
En temps normal, l'éthylène, indispensable à de nombreuses productions chimiques et plasturgiques, est transporté depuis la plateforme chimique de Lavéra, dans les Bouches-du-Rhône, jusqu'au nord-est du pays. Avec une vanne en Isère.
Selon une source proche du dossier, la fermeture du pipeline impacterait d'ores et déjà plusieurs sites industriels hexagonaux, soit environ 3.000 salariés directs et jusqu'à 10.000 indirects.
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Et il ne s'agirait désormais plus uniquement des clients directs de Vencorex, déjà touchés par le blocage des activités traditionnelles du site de Jarrie, qui étaient jusqu'ici plutôt liées à la production d'isocyanates (des éléments de bases des résines polyuréthanes) ou du sel (servant à fabriquer ensuite du chlore).
Oriane Raffin et Marie Lyan
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