Une semaine entière de présentations techniques devant une cinquantaine d'experts de la Nasa. Voilà l'exercice auquel s'est livré Michelin, au début du mois de mai à Houston au Texas, aux côtés des autres membres de son consortium Moon Racer, porté par Intuitive Machines et composé notamment de Boeing. Un grand oral décisif à l'issue duquel l'Agence spatiale américaine choisira son rover lunaire. La Nasa prévoit d'envoyer le véhicule sur la lune en 2028 dans le cadre du programme Artemis V afin de découvrir des zones encore inexplorées, notamment dans le pôle sud, avec deux astronautes à son bord.
Dans cette bataille technologique acharnée, deux autres consortiums sont en lice : Lunar Outpost (composé notamment de Goodyear, concurrent américain de Michelin) et Venturi Astrolab. Le verdict est attendu en novembre 2025, mais Michelin ressort confiant de cette étape cruciale. La Nasa a cherché à apprécier le degré de maturité des technologies et a examiné la proposition budgétaire du projet. Les équipes de Moon Racer ont présenté les analyses de risques et les résultats des différents tests.
« Nous avons senti beaucoup d'intérêt sur la partie roue, organe critique du véhicule. Les commentaires étaient très positifs. Ils semblaient très intéressés, d'autant que nous faisons une proposition novatrice basée sur un pneu sans air », souligne Sylvain Barthet, responsable de ce projet de roue lunaire, présent à Houston avec l'ingénieur en chef du projet et un expert américain de Michelin.