« Il vient après la bataille », glissait ce matin un parlementaire. Le ministre de l'Industrie Marc Ferracci, attendu depuis des mois par les salariés et les acteurs locaux du dossier Vencorex, s'est rendu à Grenoble et à Pont-de-Claix (Isère), ce jeudi 26 juin. L'entreprise de la chimie, qui employait environ 450 personnes il y a encore un an, avait finalement été rachetée très partiellement en avril par le groupe chinois Wanhua, à travers sa filiale hongroise BorsodChem.
Seule une cinquantaine d'emplois a pu être sauvée, alors que dans le même temps, le projet de reprise sous forme de société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), porté par des salariés, Olivier Six, industriel local et des élus du territoire avait été jugé « insuffisamment » abouti par le tribunal de commerce de Lyon.
Durant cette visite, que les élus locaux et représentants syndicaux attendaient de longue date, Marc Ferracci a d'abord participé à un comité de pilotage en préfecture, en présence de parlementaires, afin d'évoquer l'avenir du site - et notamment l'épineuse question de la dépollution et de la sécurisation de ce site classé Seveso seuil haut.
« Je suis venu en Isère [...] pour me projeter dans l'avenir de cette entreprise, dont une partie des activités sont liquidées, mais pour laquelle une autre partie a également été reprise, et me projeter aussi sur l'avenir de la plateforme et du territoire », a déclaré en introduction le ministre de l'Industrie, lors de son déplacement sur le site isérois.
Avec, selon lui, l'enjeu « d'accompagner le reclassement des salariés, qui n'ont pas encore trouvé d'opportunités professionnelles. [...] Quand on a vécu des mois et des mois dans l'angoisse et dans l'anxiété [...] l'un des enjeux est de retrouver un emploi sur le bassin de vie à proximité », a estimé le ministre.