« Vencorex doit servir de leçon pour que cela ne se reproduise jamais plus. » Des mots qui résonnaient, cet après-midi, devant l'entrée nord de la plateforme chimique du Pont-de-Claix (Isère), où élus locaux et salariés de Vencorex se sont réunis pour commenter la décision du tribunal de commerce de Lyon.
Sur les visages, déception, colère et tristesse se mêlaient, quelques heures après l'annonce du tribunal, qui a finalement rendu son délibéré ce jeudi, octroyant contre toute attente la cession de l'activité tolonates de Vencorex au hongrois BorsodChem, filiale du chinois Wanhua. Résultat : seuls une cinquantaine de salariés pourront être repris, sur un effectif total de 450 employés du site (136 salariés ayant déjà fait l'objet d'un premier volet du plan de sauvegarde de l'emploi début 2025).
« C'est un jour sombre et noir pour notre territoire. C'est une injustice profonde qui prédomine, car nous assistons aujourd'hui à la fermeture d'une plateforme chimique dont l'histoire remonte à 120 ans», introduit, avec émotion, le président (divers gauche) de la métropole de Grenoble et maire du Pont-de-Claix, Christophe Ferrari.