Santé : les enjeux derrière la relocalisation du paracétamol annoncée par Seqens
Marie Lyan
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Roussillon
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Depuis l'an dernier, les sites du chimiste Seqens avaient tapé dans l'œil du gouvernement français. D'abord, avec la visite d'Emmanuel Macron, en août 2020 à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), déjà placée sous le signe de la souveraineté sanitaire et industrielle. Puis en mai dernier, avec celle d'Agnès Pannier Runacher à Roussillon (Nord-Isère), où il était déjà question de "reconquête industrielle et relocalisation".
Car jusqu'ici, Seqens disposait de 24 sites de production (dont 14 en France) et de 3.200 salariés répartis à travers le monde, y compris en Chine, où il produisait jusqu'ici des principes actifs du paracétamol à travers deux sites intégrés.
Spécialisé dans la fabrication de principes actifs et d'intermédiaires pharmaceutiques depuis 2003, il était précédemment connu sous le nom de Novacap, avant d'être racheté aux mains du fonds Ardian par lefonds français Eurazeo.
Il produit entre autres de l'aspirine, du paracétamol, ainsi que des cosmétiques, pour le compte de grands noms de l'industrie pharmaceutique (parmi lesquels on retrouve Sanofi, Upsa, etc), pour un chiffre d'affaires qui atteint désormais un milliard d'euros.
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Jusqu'ici produit en Chine, et en grands volumes, la production de paracétamol jadis réalisée en France et en Europe avait été entièrement délocalisée vers les Etats-Unis, l'Inde ou la Chine, où Seqens assurait lui-même une partie de la production mondiale avec deux usines, qui lui permettaient de produire 7.000 tonnes annuelles.
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