(Publié le 07/05/2021 à 7:00, actualisé à 18:49)
Il s'agit, à ne pas s'y tromper, d'une nouvelle démonstration de la force de frappe que revendique France Relance. En plein milieu du calendrier du déconfinement en quatre étapes promis par Emmanuel Macron, le frémissement de la confiance doit désormais se traduire en actes.
Ce vendredi, ministre en charge de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher s'est rendueà nouveau en Auvergne Rhône-Alpes, cette fois dans le Nord-Isère, afin de mettre en lumière les sujets de « reconquête industrielle », en les liant, si possible, aux enjeux de décarbonation, gérés par le ministère de la Transition écologique de Barbara Pompili.
Comprendre : comment faire en sorte de rapatrier des productions en France, ou d'en créer de nouvelles. Car « oui, il est possible de produire en France », a déjà rappelé la ministre. Un sujet déjà sur sa feuille de route avant la crise Covid-19, mais qui a depuis pris un tournant beaucoup plus majeur.
Introduite par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV), on en connaissait jusqu'ici les ambitions (atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 et réduire l'empreinte carbone de la consommation des Français), mais cette visite visait aussi à en clarifier les prochains jalons.
Car pour atteindre et préciser les objectifs adoptés, des travaux ont été menés au sein des filières industrielles les plus émettrices (chimie, acier, aluminium et ciment), et la filière de l'industrie chimique aurait été l'une des premières à rendre ses conclusions. De quoi outiller le gouvernement en vue de formaliser une feuille de route de décarbonation de l'industrie chimique, dont Agnès Pannier-Runacher a dévoilé les grandes lignes ce vendredi.