« Les plans blancs sont devenus la nouvelle norme des hôpitaux » (Arnaud Chiche, Collectif Santé en Danger)

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
LA TRIBUNE - A quel moment remonte la création de ce collectif, qui rassemble aujourd'hui 9.000 adhérents, et plus largement, jusqu'à 200.000 membres ?
ARNAUD CHICHE - Je suis anesthésiste-réanimateur dans les Hauts-de-France, et je n'ai aucune appartenance politique, mais je me suis mis en colère lors du Ségur de la santé en juillet 2020. Nous avons senti le drame arriver et nous avions été les premiers à dire que la catastrophe allait survenir. On a essayé de discrétiser la parole du collectif, mais nous avions déjà dit que le Ségur ne répondrait absolument pas aux attentes.
L'exécutif en place n'est pas responsable de l'ensemble de la situation, mais c'est désormais lui qui est désormais aux commandes et qui doit agir.
Vous avez été contacté pour venir en renfort à l'hôpital de Voiron (Isère) à nouveau ce vendredi, soit à plusieurs centaines de kilomètres de votre domicile, dont les urgences avaient déjà dû fermer pour les nuits de lundi et mardi, par manque de personnel ?
Il s'agit d'une situation nationale, mais c'est un collègue, médecin aux urgences de l'hôpital de Voiron, qui m'a interpellé car il avait besoin d'aide. Je suis venu pour lui rendre service et lui permettre de se reposer.
Cette semaine, c'est le CHU de Grenoble dont dépend l'hôpital de Voiron, qui m'a rappelé, car il recherchait des ressources pour que ses urgences puissent fonctionner.
À lire également
Le week-end dernier, le Smur avait déjà pris en charge sur place un jeune de 19 ans atteint d'une péricardite, ainsi qu'un autre patient atteint de troubles neurologiques, auquel on a décelé une tumeur : où seraient allés ces patients si les urgences avaient été fermées ?
Quel est le diagnostic que vous posez, à l'heure où Olivier Véran doit se rendre au CHUGA ce vendredi pour évoquer le bilan du Ségur ?
Marie Lyan