Le laboratoire pharmaceutique vient de présenter deux investissements de 40 millions d'euros à Lyon, dont l'un concerne un nouveau traitement contre l'apparition des symptômes du diabète de type 1. Le laboratoire confirme son orientation vers les biomédicaments, trois semaines après l'annonce de la cession de la moitié de sa filiale Opella (Doliprane) au fonds américain CD&R.Quoi de mieux que l'annonce de nouveaux investissements pour effacer une mauvaise nouvelle ? Trois semaines après l'annonce de la vente de 50 % des parts de sa filiale Opella, qui produit le Doliprane à Lisieux (Calvados), au fonds américain CD&R, le laboratoire Sanofi a dévoilé les contours de deux investissements sur son site de Lyon Gerland, lancé en 2013.
D'un total de 40 millions d'euros, financé en partie par des fonds France 2030 - de l'ordre « de moins de 10 % » précise le laboratoire - cet investissement est découpé en deux parties. La première, de 25 millions d'euros, porte sur la transformation de l'outil industriel aujourd'hui dédié à la production de la thymoglobuline, utilisée pour les greffes d'organes et prescrite à 70.000 personnes chaque année dans le monde.
Le second investissement, de 15 millions d'euros, vise à lancer une ligne de production du biomédicament Tzeild à Lyon, un nouveau traitement permettant de ralentir l'apparition des symptômes du diabète de type 1, dont 200.000 personnes seraient atteintes en France selon le laboratoire, et 9 millions dans le monde selon l'Organisation mondiale de la santé.
Lutte contre le diabète et médicaments « innovants »
Le Tzeild, une « innovation mondiale » selon Sanofi, a été développé par la société Provention Bio, cotée en Bourse aux États-Unis, et rachetée par Sanofi l'année dernière dans une transaction valorisée à 2,9 milliards de dollars. Ce biomédicament (caractérisé par l'utilisation de sources biologiques, comme les cellules ou les bactéries), aujourd'hui uniquement commercialisé aux Etats-Unis, est en ce moment produit par des laboratoires partenaires à l'étranger.