Le Baromètre Pauvreté touche les nouvelles générations

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(Crédits : DR)
Pour une 13ème année consécutive, le Secours populaire, avec l’aide de l’IPSOS, dévoile son Baromètre Pauvreté pour cette année 2019. Précarité énergétique, problèmes pour régler les dépenses liées au logement, et difficulté d’accès aux soins, tous ces chiffres sont en nette hausse, tandis que 54% des Français déclarent avoir déjà été sur le point de connaître une situation de pauvreté.

Le plus effrayant, est que ces chiffres commencent à se ressentir, même chez les plus jeunes. Plus de 6 enfants sur 10 (66%), âgés entre 8 et 12 ans ont une peur de devenir pauvres, et estiment qu'il y a en France « beaucoup de personnes pauvres ». En 2012, ce chiffre n'était que de 39%, on a donc une hausse de 27% en seulement 7 ans.

Pourtant, le nombre d'enfants exprimant ne pas manger en quantité suffisante, et de manière suffisamment variée est resté stable durant ce même laps de temps (3%).

Comment s'explique donc cette crainte grandissante ?

Une pauvreté visible à l'école

La pauvreté des enfants est, selon ces derniers, définie par trois choses : pour 82% d'entre eux, elle se caractérise par l'absence d'un logement, pour 75% c'est le manque de nourriture, et pour 66% des enfants, il s'agit du fait de devoir demander de l'argent.

Bien qu'ils se sentent tous concernés, 66% des interrogés ne sont pas considérés comme enfants pauvres car ils ne sont pas directement confrontés à la pauvreté au sein de leur famille, en revanche 56% d'entre eux remarquent cette précarité à l'école.

41% des enfants déclarent que certains élèves ne mangeraient pas à leur faim, ou de manière variée, et pour 61% d'entre eux, certains de leurs camarades n'ont jamais de nouveaux vêtements, ni de nouvelles chaussures. Par ailleurs, 72% constatent que certains ne peuvent se permettre certaines sorties, telles que le cinéma, les musées, ou les parcs d'attractions, et enfin 77%, soit les trois-quarts, savent que certains élèves ne partent jamais en vacances.

Une crainte et de l'engagement

Les jeunes sont donc inquiets pour leur avenir, et 6% d'entre eux se sentent déjà en situation de précarité. Cette crainte les pousse à agir, et déjà 90% d'entre eux estiment qu'il est nécessaire d'œuvrer pour venir en aide à ces enfants pauvres, et de manière plus globale soutenir les plus démunis, jeunes comme adultes.

Face à cette pauvreté qu'ils trouvent « injuste », 82% d'entre eux souhaitent donc s'engager, 34% d'entre eux, auraient déjà donné à des associations, notamment avec des jouets destinés aux plus démunis, et 60% aimeraient rejoindre un mouvement de solidarité.

Bien qu'ils soient eux-mêmes effrayés d'être un jour touchés par la pauvreté, les enfants chassent leur pessimisme, et leur crainte, en la remplaçant donc par de l'altruisme et beaucoup de générosité.

Il est donc également nécessaire que les adultes les encouragent dans cette voie, et montrent l'exemple par de petits gestes.

Pour éviter que d'autres enfants ne subissent la pauvreté, et pour essayer d'aider ceux en situation de grande précarité, il est possible de soutenir l'action du Secours populaire par un don en ligne, et apprendre aux enfants à quel point il est toujours important de faire ce que l'on peut pour aider les plus démunis.

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Commentaires
a écrit le 01/10/2019 à 13:05 :
Et vous continuez à dire que Macron est le champion du pouvoir d'achat !?

Ben non c'est plus cela que je vois aussi autour de moi, plus de pauvreté, plus de précarité et de système D au sein d'une société qui nous a abandonné obsédé par engraisser toujours plus toujours plus vite les paradis fiscaux des mégas riches.

C'était mathématiques.

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