Alors que Microsoft - avec OpenAI, éditeur de ChatGPT - et Google ont pris la tête de la course à l'intelligence artificielle générative avec leurs grands modèles de langage propriétaires, les challengers se rebiffent. Ce mardi, Meta, partisan de l'open source, et IBM, ont annoncé la création d'une « alliance » réunissant plus de 50 membres, dont de nombreux centres de recherche (CERN, les universités de Cornell, Yale, Harvard, Berkeley ou encore Tokyo), startups et entreprises de la tech (Oracle, AMD, Dell Technology, Hugging Face, RedHat, Sony...) et des organisations comme la Nasa ou la fondation Linux.
L'objectif : promouvoir un développement plus ouvert et plus collaboratif, donc plus maîtrisable, de l'intelligence artificielle. « L'innovation ouverte et transparente est essentielle pour donner à un large éventail de chercheurs, de constructeurs et d'utilisateurs de l'IA, les informations et les outils nécessaires pour exploiter ces progrès de manière à donner la priorité à la sécurité, à la diversité, aux opportunités économiques et aux avantages pour tous », déclarent dans un communiqué commun les membres de l'AI Alliance.
Cette association massive d'entreprises, organisations et chercheurs du monde entier peut être considérée comme une réponse à la fois économique, mais aussi éthique, face à la constitution d'un duopole dans l'IA générative entre Microsoft et Google. Le premier est le principal investisseur d'OpenAI, la startup derrière ChatGPT, Midjourney ou encore DALL-E, dont la technologie est intégrée à la plupart de ses produits et services professionnels. Google a fait de même avec Bard puis Gemini, lancé ce 6 décembre, son large modèle de langage supérieur à GPT-4, la dernière itération de ChatGPT.